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<title>Magazine Islam</title>
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<description>Une revue littéraire et soufie</description>
<language>fr</language>
<lastBuildDate>Sat, 08 Mar 2025 13:28:35 GMT</lastBuildDate>
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<title>Editorial</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/editorial-25/</link>
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<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 13:28:35 GMT</pubDate>

<description>Dans le Coran, Allah rappelle aux hommes qu&apos;ils sont pauvres face à Lui est riche: « Ô vous les hommes ! Vous êtes les indigents ayant besoin d’Allah, et c’est Allah, Lui qui se dispense de tout et Il est le digne de…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le Coran, Allah rappelle aux hommes qu'ils sont pauvres face à Lui est riche:</p>

<p><strong><em>« Ô vous les hommes ! Vous êtes les indigents ayant besoin d’Allah, et c’est Allah, Lui qui se dispense de tout et Il est le digne de louange » (Fâtir, 35, v. 15). </em></strong></p>

<p>L’appellation Derviche, qui est un des nobles  attributs de notre civilisation, a significations dont celle qui implique le fait d’être un “Pauvre mendiant”. Mais cette mendicité n’est pas assimilable à l’aspect matériel mais plutôt à la requête de la richesse spirituelle.</p>

<p>Les temps modernes affectent l’éthique professionnelle et commerciale. Certes, les gens honnêtes, sensibles à la distinction entre le halal et le haram sont certainement majoritaires, mais le nombre de personnes focalisées aux biens matériels augmentent.</p>

<p>Aussi il faut rappeler l'avertissement suivant du Messager d'Allah r :</p>

<p>« <em>Au Jour du Jugement dernier, l'homme ne pourra pas quitter la présence de son Seigneur jusqu'à ce qu'il soit amené à rendre compte d'où il a gagné sa richesse et où il l'a dépensée.</em> »</p>

<p>Nous avons choisi dans ce numéro de concrétiser le lien qui doit exister entre le derviche, qui est le type de personnalité exemplaire dont nous avons besoin dans les temps modernes car, comme Il nous l’a enseigné :</p>

<p><strong><em> « Dieu ne change pas la condition d'un peuple tant que celui-ci ne change pas en lui-même »</em></strong> (Ar Rad, 13, 11).</p>

<p>Afin de nous y aider, ce numéro d’Islam Magazine comprend, les textes de notre vénéré guide et de ses proches auteurs, des articles sur l’éternelle universalité de l’Islam et le rapport avec les temps modernes.</p>

<p>Nous souhaitons à nos estimables lecteurs de se délecter des paroles de sagesse de nos chers rédacteurs et vous laissons dans la paix de l’Islam.</p>

<p>Qu’Allah vous garde, vous guide et fasse de nous ses “derviches”.</p>

<p>Mohamed Roussel</p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>Comment le serviteur peut devenir l’ami d’Allah</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/comment-le-serviteur-peut-devenir-lami-dallah/</link>
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<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 13:27:21 GMT</pubDate>
<dc:creator>Osman Nuri Topbaş</dc:creator>
<description>Mes respectables frères et sœurs ! L’Omnipotent Allah a dit : « Certes, Nous avons honoré les fils d&apos;Adam… » (Al-Isra, 70). En d’autres termes, Allah le Tout Puissant lui donne la capacité de se rapprocher de Lui et le…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Mes respectables frères et sœurs !</p>

<p>L’Omnipotent Allah a dit : <strong><em>« Certes, Nous avons honoré les fils d'Adam… »</em></strong> (Al-Isra, 70).</p>

<p>En d’autres termes, Allah le Tout Puissant lui donne la capacité de se rapprocher de Lui et le serviteur, développant cette capacité, deviendra l'ami de Dieu.</p>

<p>Dans un autre verset il est relaté que le Dieu Tout-Puissant dit :</p>

<p dir="rtl" lang="ar">… وَنَفَخْتُ فِيهِ مِنْ رُوحِي…</p>

<p><strong><em>« Et dès que je … lui aurai insufflé Mon souffle de vie… » </em></strong>(Al Hijr, 29 ; Sad, 72).</p>

<p>Il donne quelques-unes de Ses vertus et bien sûr, en échange, nous avons été mis au monde pour être éprouvé dans ce monde qui a été préparé pour être un lieu d’examen. Une âme est donnée et avec elle une tendance péchant vers le prohibé (haram) et ce qui en est proche (makrouh) et en guise de compensation Il envoie les plus grands éducateurs des êtres humains, que sont les prophètes L, qui les font sortir du gouffre de l’ignorance pour les élever au plus haut niveau, celui des gens civilisés.</p>

<p> Dieu Tout-Puissant nous a accordé, par sa grâce,  le plus grand des quelque 124 000 prophètes, sans payer aucun prix.</p>

<p>C'est une grande bénédiction de notre Seigneur qui exprime Lui-même que c'est Sa plus grande bénédiction :</p>

<p dir="rtl" lang="ar">لَقَدْ مَنَّ اللّٰهُ</p>

<p><strong><em>« Allah a très certainement fait une faveur aux croyants</em><em>… »</em></strong> (Âl-i İmrân, 164).</p>

<p>Et Il affirme d’ailleurs :</p>

<p dir="rtl" lang="ar">مَنْ يُطِعِ الرَّسُولَ فَقَدْ اَطَاعَ اللّٰهَ</p>

<p><strong><em>«Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allah… »</em></strong> (An-Nisâ, 80).</p>

<p>Encore une fois, Dieu Tout-Puissant a béni notre Prophète Muhammad r en tant que personnage exemplaire pour tous les peuples qui viendront jusqu’à la fin des temps et Il nous a rendu accessible un livre miraculeux jusqu'à la fin des temps, le Saint Coran dont le miracle se poursuivra jusqu'à la fin des temps et résoudra tous les problèmes d'une personne et l'amènera à la paix.</p>

<p>La lettre que Dieu Tout-Puissant a envoyée à Ses serviteurs est une lettre divine.Dieu Tout-Puissant veut que, nous suivions les traces du Prophète r dans la direction du Coran,...</p>

<p>En fin de comptes il y a des passages difficiles : celui de la mort, du dernier souffle, quand l'âme qui quitte le corps, d'un monde à un autre monde celui de la tombe durant lesquels le corps nous quitte. Ce corps qui était une parure dans le monde, nous quitte et on entre alors dans un autre monde dans lequel il y a l’apocalypse, l’explosion, une grosse explosion après laquelle il y a le paradis ou l'enfer. Et il n’y a pas de retour en arrière possible, on reste sans recours.</p>

<p>Dans ce verset de la sourate Yunus, Dieu Tout-Puissant dit :</p>

<p dir="rtl" lang="ar">لَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ</p>

<p><strong><em>« En vérité, les bien-aimés d'Allah seront à l'abri de toute crainte, et ne seront point affligés »</em></strong> (Yunus, 62)</p>

<p>Et qui sont ceux qui seront à l’abri de cette terreur ?</p>

<p><strong><em>« Ceux qui croient et qui craignent [Allah].</em></strong> »(Yunus, 63)</p>

<p>Alors comment concrétiser cette crainte ? En éliminant les désirs terrestres, en développant nos capacités spirituelles et en prenant conscience dans nos cœurs et nos âmes que nous sommes sous la caméra divine.</p>

<p>Dieu Tout-Puissant dit :</p>

<p dir="rtl" lang="ar">وَهُوَ مَعَكُمْ اَيْنَ مَا كُنْتُمْ</p>

<p><strong><em>« … et Il est avec vous où que vous soyez … » </em><em>(</em></strong>Al-Hadid, 4).</p>

<p>Dieu Tout-Puissant est libre du temps et de l’espace.</p>

<p>Combien y a-t-il de personnes dans le monde ? Il y a 7,5 milliards de personnes.</p>

<p>Combien y a-t-il de zoos ? Des milliards, des milliards, des milliards.</p>

<p>Combien y a-t-il de masses ? D’étoiles etc...</p>

<p>Il n'y a pas de calcul, rien, pas de fin. Dieu Tout-Puissant est avec eux à tout moment. Il est Al-<a>Mutaâli</a><a href="#_msocom_1">[Mh1]</a>  (le Sublime).</p>

<p>Cela signifie que nous devons organiser toutes nos états comme si nous étions sous la caméra divine. Nous devons réguler notre sensibilité intérieure, nos émotions, nos sentiments.</p>

<p>Dieu Tout-Puissant nous dit encore qu'il est plus proche de nous que notre veine jugulaire:</p>

<p dir="rtl" lang="ar">وَنَحْنُ اَقْرَبُ اِلَيْهِ مِنْ حَبْلِ الْوَرِيدِ</p>

<p><strong><em>«…Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire… » </em></strong> (Qâf, 16).</p>

<p>Cela signifie que la Taqwa (crainte pieuse d’Allah) est l’émergence d’une tendresse, d’une délicatesse et d’une sensibilité dans le cœur résultant d’étapes mentales. C'est le fait que le serviteur d'Allah, ressentant la connaissance  d'Allah (Marifetullah), se rapproche du Dieu Tout Puissant et qu'ainsi Dieu Tout-Puissant deviendra ami avec Son serviteur qu'Il invite à la demeure de la paix "Dar es Salam" c'est-à-dire le Paradis.</p>

<p>Autrement dit, le serviteur n’oubliera pas qu’il se trouve dans un lieu d’épreuve.</p>

<p>Le verset se continue ainsi:</p>

<p><strong><em>« Il y a pour eux une bonne annonce dans la vie d'ici-bas tout comme dans la vie ultime.… »</em></strong> (Yunus, 64)</p>

<p>À qui ? À ces amis d'Allah :</p>

<p><strong><em>« … Il n'y aura pas de changement aux paroles d'Allah -. Voilà l'énorme succès! » </em></strong>(Yunus, 64)</p>

<p>Dieu Tout-Puissant donne également de bonnes nouvelles:</p>

<p dir="rtl" lang="ar">لَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ</p>

<p><strong><em>« …Les bien-aimés d'Allah seront à l'abri de toute crainte, et ils ne seront point affligés.» </em></strong>(Yunus, 62).</p>

<p>À ces bien-aimés Allah dit dans le verset 30 de la sourate Fussilat :</p>

<p><strong><em>« Ceux qui disent: "Notre Seigneur est Allah"</em></strong><em> (</em>ثُمَّ اسْتَقَامُوا<strong><em>) et qui se tiennent dans le droit chemin, les Anges descendent sur eux. "N'ayez pas peur et ne soyez pas affligés; mais ayez la bonne nouvelle du Paradis qui vous était promis. »</em></strong></p>

<p> Ces trois lieux sont expliqués dans les tafsirs (exégèses).</p>

<p>Le moment de la mort qui est le plus difficile moment :</p>

<p>Au moment où l’âme quitte le corps, les Anges L viennent dire à ces amis :</p>

<p> « N'ayez pas peur, ne soyez pas triste et réjouissez-vous dans le paradis qu'Allah vous a promis.»</p>

<p> L'entrée dans la tombe se passera comme ceci :</p>

<p> Encore une fois lisons la suite du verset récité :</p>

<p><strong><em>« Nous somme vos protecteurs dans la vie présente et dans l'au-delà… »</em></strong> (Fussilat, 31).</p>

<p>Leur amitié se poursuivra là-bas, tout comme dans la vie mondaine.</p>

<p>Dieu Tout-Puissant nomme des anges pour officier.</p>

<p> De bonnes nouvelles viennent de notre Prophète r qui, selon les hadiths rapportés, a dit :</p>

<p> « … <em>Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi au moyen des œuvres surérogatoires, jusqu’à ce que Je l’aime. Et lorsque Je l’aime, Je suis l’ouïe par laquelle il entend, la vue par laquelle il voit, la main par laquelle il prend et le pied par lequel il marche… » </em>(Voir Al Boukhari, Riqaq, 38)</p>

<p>En bref, Allah le Tout Puissant invite au Paradis Son serviteur et pour cela Il veut qu’il s’y prépare lorsqu’il est dans ce monde d’ici-bas.</p>

<p> L'affection est le signe de l'amitié. Et l'amitié naît des points communs. Cela signifie que plus nous ressemblerons à notre prophète Mohamed r et à sa nature spirituelle, plus nous deviendrons amis avec Dieu Tout-Puissant.</p>

<p> La compassion, qui est le premier fruit de la foi, est un signe qui confirme la foi du croyant. Notre Seigneur veut que nous soyons des gens de miséricorde.</p>

<p>Une personne miséricordieuse devient une personne charitable, qui donne la main, qui se sacrifie et qui est compatissante. Il apporte la paix partout où il passe. L'amour distribue.</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2025/01/image_2025-01-16_213909744.png" alt="" /></figure>

<p>La miséricorde construit les gens.</p>

<p>Notre Prophète r a dit :</p>

<p>« <em>Le croyant est comme l’abeille il mange de bonnes choses</em> (pures c'est-à-dire halal), <em>il produit de bonnes choses</em> (c'est-à-dire qu'il fait des choses qui sont conformes au consentement de Dieu, il est avec les justes et les fidèles) <em>il ne brise pas ni ne détruit l'endroit où il est placé</em> (L'abeille, si elle se pose sur une plante, elle ne la casse pas et ne la détériore pas) » (Ahmed bin Hanbal, II, 199)</p>

<p>Ainsi, notre prophète Mohamed r nous donne l’exemple d’une abeille.</p>

<p>Alors regardez l’abeille et tirez-en une leçon.</p>

<p>Allah le Tout Haut a dit:</p>

<p dir="rtl" lang="ar">اِقْرَاْ بِاسْمِ رَبِّكَ الَّذِى خَلَقَ</p>

<p><strong><em>«Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé » </em></strong> (Al-Alaq, 1).</p>

<p>Cela signifie que la plus importante dans la lecture est d’être capable de lire le prophète Mohammed r. Ses compagnons y le lirent. Où l’ont-ils étudié ? Dans le cœur et ils dirent :</p>

<p>  « Que ma vie et mes biens vous soit sacrifiés, ô Messager d'Allah, donne nous tes ordres ! ».</p>

<p>Comment devient-on une personne de miséricorde ?</p>

<p>En n’étant pas gâté par l’abondance et en ne faisant pas d’excès.</p>

<p>En ne se rebellant pas dans les moments difficiles et en progressant avec patience en disant “ Seigneur je suis satisfait.” Et oui encore une fois avec patience.</p>

<p>Une personne miséricordieuse devient la gardienne des pauvres, des orphelins et des sans-abri et bénéficie ainsi de leurs prières.</p>

<p>Une personne miséricordieuse se considère gardien de l’Oumma toute entière. Il se considère comme responsable du cours des temps. Il sert toujours sa religion, son pays et sa nation avec altruisme.</p>

<p>Encore une fois, une personne miséricordieuse se rend compte que lui sont confiées, non seulement ses enfants et ses proches, mais aussi toute l’Oumma de Mohammed r qui est son frère en religion, et toute l'humanité, qui est son égale en humanité. Il en existe de nombreux exemples…</p>

<p>Le sujet principal de notre conversation d'aujourd'hui est :</p>

<p>« Comment un serviteur peut-il être l'ami d'Allah ? Quelles sont les différences entre les amis d’Allah ?</p>

<p>Encore une fois « Qui sont les amis d’Allah ? »</p>

<p>Si nous le décrivions on pourrait dire que :</p>

<p>C'est un croyant qui élimine ses désirs terrestres, développe ses capacités spirituelles, se rend compte qu'il est toujours sous la caméra divine, et cela devient une conscience dans le cœur.</p>

<p>​ La situation de notre Prophète le Messager d'Allah r est le parfait exemple des amis de Dieu.</p>

<p>Notre Seigneur Allah le Tout-Puissant a dit à son propos :</p>

<p dir="rtl" lang="ar">وَمَا اَرْسَلْنَاكَ اِلَّا رَحْمَةً لِلْعَالَمِينَ</p>

<p><strong><em>« Et Nous ne t'avons envoyé qu'en miséricorde pour l'univers. »</em></strong> (Al-Anbiyā, 107).</p>

<p>L’important devoir des saints est d’accorder la miséricorde, d’être une miséricorde.</p>

<p>En premier lieu l’affection doit précéder la miséricorde</p>

<p> L’affection pour des choses éphémères raccourcira votre vie.</p>

<p>Il y a l’amour des enfants, l’amour des biens, l’amour des autres et l’amour de soi…</p>

<p>Toutes ces affections portent sur des choses qui retourneront vers Allah le Tout Puissant.</p>

<p>Celui qui consent, accepte et se soumet vivra une vie qui plaît à Allah. L'amour augmentera.</p>

<p> Notre Prophète r a dit :</p>

<p>Daoud u priait de la sorte :</p>

<p>« <em>Seigneur Dieu ! Je Te demande Ton amour, l’amour de ceux qui T’aiment et l’œuvre qui me fait mériter Ton amour. Seigneur Dieu ! Fais que Ton amour me soit plus cher que ma propre personne, que ma famille et que l’eau fraîche.</em> » (At-Tirmidhi, Douas, 72).</p>

<p>Plus nous aimons le Messager d'Allah r- Al Hamdoulillah - plus nous nous rapprochons de lui.</p>

<p> En bref, les conversations légitimes entre mortels se situeront à un seul niveau. En conséquence, l’amour divin se manifestera à travers eux.</p>

<p>L’amour le plus fort était celui de notre prophète Mohammed r.</p>

<p> <em>« « Je suis le prophète qui a enduré le plus de souffrances. » </em>(Voir At-Tirmidhi, Qiyamah, 2/2472).</p>

<p> Il perdit six de ses sept enfants au cours de sa vie. Il perdit des proches à Badr et à Ouhoud.</p>

<p>Mais il resta toujours en paix avec Allah le Tout Puissant.</p>

<p>Lorsqu'il fut lapidé à Taif il pour les habitants de Taif lors de son retour:</p>

<p> « Seigneur ! Guide-les ! »</p>

<p> Et même là il r dit :</p>

<p><em>« Seigneur ! Sois satisfait de moi. Je ne me plaindrais pas pour ce que j'ai souffert tant que tu es satisfait de moi. » </em>(Voir Ibn Hicham, II, 29 – 30 ; Haythemi, VI, 35 ; Al Boukhari, Le Début de la Création, 7)</p>

<p>Alors voilà :</p>

<p dir="rtl" lang="ar">رَاضِيَةً مَرْضِيَّةً</p>

<p><strong><em>« Retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée »</em></strong> (Al-Fajr, 28).</p>

<p>Le serviteur sera satisfait d'Allah. Son cœur sera rempli d’amour pour Dieu Tout-Puissant et ainsi il sera le serviteur bien-aimé de Dieu le Tout-Puissant.</p>

<p>Bien sûr que notre prophète Mohammed r fut dans le même état d’esprit. La première chose qui me vient à l’esprit est la « miséricorde ».</p>

<p>Celui qui aime Dieu Tout-Puissant et aime Son Messager sera miséricordieux.</p>

<p>Un jour, notre Prophète r parlait de miséricorde à ses compagnons y. Ils y lui dirent :</p>

<p>«Ô Messager d'Allah! Nous sommes tous compatissants avec nos enfants, nos familles, nos proches... »</p>

<p>La Fierté des Mondes r leur dit :</p>

<p>« <em>Non, la vraie miséricorde est la miséricorde absolue et globale. C'est une miséricorde envers toutes les créatures d'Allah.</em> » (Hakim, IV, 185/7310)</p>

<p>S'Il le veut, Dieu Tout-Puissant fera de nous tous des croyants qui porterons la miséricorde de nos cœurs - si Dieu le veut -</p>

<p><strong>COMMENT LE SERVITEUR PEUT DEVENIR L’AMI D’ALLAH</strong> (2)</p>

<p>Il le pourra en étant capable de connaitre notre Prophète r de près. Les Compagnons y, alors qu’ils étaient auparavant des gens ignorants, apprirent à connaître de près notre Prophète r et devinrent le plus heureux peuple du monde.</p>

<p> Pour occuper une place dans le cœur de notre Prophète r ils lui dirent :</p>

<p>« Ô Messager d'Allah ! Commande! Ordonne que ma vie, mes biens, soient sacrifié pour toi. »</p>

<p> Si notre Prophète r les envoyait en Chine, ils y allaient. S’il disait à Samarkand”, ils partaient à Samarkand. S’il disait Kairouan”, ils allaient à Kairouan.</p>

<p> En résumé ils se demandèrent : « Comment pourrais-je être la cause de la guidance les serviteurs d'Allah ?... »</p>

<p>Qu’est la cause de la guidance ?</p>

<p>C’est tout d’abord, la miséricorde. Une fois que cette miséricorde est entrée dans le cœur, tout l’amour de ce cœur se tourne vers Dieu Tout-Puissant puis vers les créatures d'Allah.</p>

<p>Comme est joli ce poème de l’honorable Muhammad Es’ad Erbili :</p>

<p><em>Mon bien-aimé ta beauté est le feu printanier</em></p>

<p><em>Avec lequel tout brûle la rose, le rossignol et la jacinthe...</em></p>

<p> C'est-à-dire, Mon Bien-Aimé, la manifestation de Ta beauté apparente et intérieure se manifeste dans le cœur d’une telle manière qu’à la suite de cette manifestation, tout ce qui sort du cœur devient feu, tout brûle.</p>

<p>Avec quoi brûle-t-il ?</p>

<p>Il brûle avec l’amour pour Allah, la connaissance d’Allah et il brûle d’amour pour le Messager d’Allah r.</p>

<p> Un ami dit ceci :</p>

<p>Brûler a plusieurs significations et entre elles il y a une différence.</p>

<p>Parce que le bois, lorsqu'il brûle, se transforme en cendres, alors que le cœur lorsqu’il brûle devient serviteur, un ami de Dieu le Tout Puissant et l'ami du Messager d'Allah r.</p>

<p>Bien sûr que ceux quı brûlent, se consument  avec Allah le Tout Puissant, et  flambent aussi avec notre prophète Mohammed r.</p>

<p>Fuzuli voit l'eau s’écouler comme si elle allait jusqu’aux pieds du Messager d'Allah r. Dans tout ce qu'il voit, il se souvient de la majesté divine de Dieu Tout-Puissant et de notre Prophète Mohammed r en disant :</p>

<p><em>Pour que la poussière de vos pieds soit lavée pour la vie,</em></p>

<p><em>L’eau vagabonde erre et se cogne de rocher en rocher…</em></p>

<p>Nous écoutons les célèbres cantiques à la gloire d’Allah composés par Yaman Dede :</p>

<p>« Soulage-moi par ta beauté, ô Messager d'Allah, je suis brûlé ! »</p>

<p>En bref, nous avons le plus besoin de notre amour pour Dieu Tout-Puissant et pour notre prophète Mohammed r. L’une des caractéristiques de ceux qui l’aiment et vivent cet amour est l'importance et la grande attention qu'ils accordent à l’aube parce que Dieu Tout-Puissant a dit :</p>

<p dir="rtl" lang="ar">وَالْمُسْتَغْفِرِينَ بِالْاَسْحَارِ</p>

<p>« …<strong><em>ceux qui implorent pardon juste avant l'aube</em></strong>. » (Al-Imran, 17).</p>

<p>Pour être éveillé à l’aube Allah le Tout Puissant nous réveille. Toutes les créatures se réveillent. Les animaux commencent et les coqs se mettent à chanter. Certains chiens aboient. Le parfum des fleurs devient de plus en plus beau.</p>

<p>Dieu Tout-Puissant a évoqué ce moment:</p>

<p dir="rtl" lang="ar">وَالْمُسْتَغْفِرِينَ بِالْاَسْحَارِ…</p>

<p>« …<strong><em>ceux qui implorent pardon juste avant l'aube</em></strong>. » (Al-Imran, 17).</p>

<p>L’aube vous ouvre ses portes et celles du pardon. Il fait descendre les portes de la miséricorde et des pluies de miséricorde dans nos cœurs.</p>

<p>Pour compléter parfaitement nos prières du matin - si Dieu le veut – on exécute en particulier la prière du tahajjoud. Même au cours de ces longs voyages dans le désert, notre Prophète n’a pas abandonné la prière de tahajjoud. Notre Mère Aicha dit qu'il faisait de longues prières au point que ses pieds enflaient.   Elle rapporte qu'après la Baqara il entamait la sourate Al Imran et continuait et lorsqu'elle lui disait:</p>

<p> « Pourquoi fais-tu cela, ô Messager de Dieu, alors que Dieu t’a absous de tous tes péchés passés et à venir ? »</p>

<p>Notre Prophète r répondit :</p>

<p>« <em>Ô Aicha ! Ne m’appartient-il pas alors de me comporter en homme reconnaissant ?</em>» (Voir Al Boukhari, Tahajjoud, 16).</p>

<p>Allah le Tout Puissant a fait pour nous les matins. Qui sont ceux qui le savent et ceux qui ne le savent pas ?</p>

<p>Le verset 9 de la sourate Az Zumar indique qu’ils sont ceux qui restent “سَاجِدًا وَقَائِمًا” « <strong><em>en dévotion, prosterné et debout</em></strong>. »</p>

<p>Ils sont réveillés le matin et sont en état de prosternation. Ils sont en état d’adoration en position debout.</p>

<p>Encore une fois, Dieu Tout-Puissant déclare dans la sourate Al-Furqan que le matin les serviteurs du Tout Miséricordieux se tiennent le matin, debout, en état de dhikr et de prosternation:</p>

<p><strong><em>« Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui qui passent les nuits prosternés et debout devant leur Seigneur… »</em></strong></p>

<p>L’aube est le moment du repentir et de la demande de pardon à Allah.</p>

<p dir="rtl" lang="ar">اَسْتَغْفِرُ اللهَ الْعَظِيم…, اَسْتَغْفِرُ اللهَ الْعَظِيم, اَسْتَغْفِرُ اللهَ الْعَظِيم</p>

<p>« <strong>Je demande pardon à Allah le Tout Haut, je demande pardon à Allah le Tout Haut, je demande pardon à Allah le Tout Haut.</strong></p>

<p>Dieu Tout-Puissant nous ouvre quelque chose, il nous ouvre les portes de sa miséricorde.</p>

<p>La parole de Tawhîd.</p>

<p>Le Messager d’Allah  r a recommandé :</p>

<p>«  <em>Renouvelez votre foi avec la parole de Tawhîd (</em><strong>لا إله إلا الله - </strong><em>Il n’y a de Dieu que Dieu !) »</em> (Ahmed, II, 359; Hakim, IV, 285/7657)</p>

<p>L’aube est le moment pour commémorer la parole de Tawhîd et de la répéter. C’est temps d’ingérer le Tawhîd dans nos âmes.</p>

<p>Qu’est-ce que la Parole de Tawhîd ?</p>

<p><em>La ilaha</em> est la protection du cœur contre tout ce qui l'éloignera d'Allah.</p>

<p><em>Ill Allah</em>: Le cœur doit être le lieu de la manifestation des magnifiques attributs de Dieu Tout-Puissant.</p>

<p>Il y a d’autres bénédictions le matin, celle des Salawat Cherif qui sont une forme de salutation de notre Prophète r qui a recommandé :</p>

<p>“<em>Si l'un d'entre vous me salue, Allah me rend mon âme et je réponds au salut. </em>(Cf. Abu Dawud, Manasik, 96, 2041 ; Beyhakî, Şuab, II, 215)</p>

<p>Pour trouver une place dans le cœur de notre Prophète.</p>

<p>Notre Prophète r a dit :</p>

<p>« ...<em>Je dirai oummati, oummati dans ma tombe jusqu'à ce qu'Israfil sonne de la Trompette</em>..." (Voir : Ali el-Müttaki, Kenzü'l-Ummâl, vol. 14, p. 414).</p>

<p>«… <em>Si vos bonnes actions me seront présentées, et je serai heureux</em> <em>et quand vos actes déplaisants attirent mon attention, je me sens triste et je demande pardon</em>.”. (Haythemi, IX, 24)</p>

<p>En définitive, les Salawat Cherif occupent une place très importante le matin.</p>

<p>Encore une fois, la pénombre de l’aube, est une préparation préliminaire à l’entrée dans le climat de la tombe. Cela devient une préparation préliminaire à l'entrée dans la tombe, c'est pour cela qu’on l’appelle la contemplation de la mort (penser à la mort).</p>

<p>Notre Prophète Mohammed, en parlant de la mort r a recommandé:</p>

<p><em>«Rappelez-vous fréquemment celle qui coupe les plaisirs » </em> (At-Tirmidhi, Zuhd, 4/2307).</p>

<p>Les meilleurs moments pour s’en rappeler sont les heures du matin dans la pénombre.</p>

<p>Encore une fois, tout comme il existe certains centres dans notre corps, il y a le cœur, le foie, les poumons, l'estomac, la vésicule biliaire, etc.…</p>

<p>De la même façon il existe un centre spirituel, le centre de l’âme.</p>

<p>Allah le Tout Haut a dit:</p>

<p dir="rtl" lang="ar">اَلَا بِذِكْرِ اللّٰهِ تَطْمَئِنُّ الْقُلُوبُ</p>

<p>« …<strong><em> N'est-ce point par l'invocation d'Allah que se tranquillisent les cœurs?»</em></strong> (Ar-Ra‘d, 28).</p>

<p>En nous souvenant de Dieu Tout-Puissant, nous pouvons nous en rapprocher spirituellement et trouver la vie.</p>

<p>Bref, notre Seigneur veut que nous agissions pour Lui pendant l’aube. Il veut que nous l'approchions le matin et des manifestations spirituelles se produisent. Et ainsi pour pouvoir entrer dans la journée avec une âme satisfaite.</p>

<p>Encore une fois, Dieu Tout-Puissant dit dans la sourate Az Zariyat :</p>

<p> <strong><em>« Ils dormaient peu, la nuit, et aux dernières heures de la nuit ils imploraient le pardon [d'Allah].</em></strong> (Az-Zariyat, 17,18).</p>

<p>Cela signifie qu'un serviteur qui durant la nuit évaluera une grande spiritualité entrera dans la journée avec cette spiritualité. Il essaiera d'être avec les fidèles pendant la journée et tentera ainsi de se protéger des maux de la vie mondaine. Ainsi, la journée se préparera à une nouvelle nuit.</p>

<p>Quelqu'un vint dire à İbrahim Edhem : « Je n’arrive pas à me lever la nuit. Trouvez-moi un remède. ».</p>

<p>İbrahim Edhem lui fit cette réponse:</p>

<p>« Ne désobéissez pas à Allah pendant la journée… C’est-à-dire avec vos yeux ne regardez pas des mauvaises choses, ne laissez pas vos oreilles entendre de mauvaises choses ne laissez pas les mauvais mots sortir de votre bouche. Alors vous serez dans Sa présence la nuit. Et c'est un grand honneur d'être en Sa présence la nuit... »</p>

<p> En effet, il est dit dans un hadith :</p>

<p>« …<em>L'honneur d'un croyant est de rester en vie la nuit</em>… » (Hakim, IV, 360-361/7921).</p>

<p>Et plus loin:</p>

<p>« <em>Les pécheurs ne méritent pas cet honneur. »</em></p>

<p>Les péchés vous font dormir.</p>

<p>Il est à nouveau commandé :</p>

<p>En d’autres termes, on annonce la bonne nouvelle que trois personnes auront la chance de voir Allah dans l’au-delà.</p>

<p>Pour cette raison, la vie d'un croyant sera axée sur « le respect du commandement d'Allah » et l’exécution de tous les commandements d'Allah dans la crainte, l'extase et l’humilité, avec « la Compassion pour les créations de Dieu »</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2025/01/image_2025-01-16_214529294.png" alt="" /></figure>

<p>Toutes les créatures sont d'Allah, les humains, les animaux, les plantes, etc.</p>

<p>Le croyant sera gentil avec eux car Dieu Tout-Puissant les a créés pour nous et Il nous les confie.</p>

<p>Troisièmement, les amis de Dieu qui Ils vivent dans un état de confiance, d’humilité, de soumission et de consentement.</p>

<p>Il est commandé :</p>

<p>N'oubliez pas deux choses : Allah le Tout Haut et la mort (le travail devient plus facile).  </p>

<p>Il fut demandé à Omar ibn Abdulaziz :</p>

<p>« Qu’aimes-tu dans la vie ? »</p>

<p>Il répondit : </p>

<p>« Ma joie est seulement dans mon destin. J'aime le jugement d'Allah Tout-Puissant à mon égard. »</p>

<p>C'est-à-dire pouvoir vivre dans la satisfaction des manifestations d'Allah... Sans connaître l'avenir car لَا يَعْلَمُ الْغَيْبَ اِلَّا الله (Personne ne connaît l'invisible sauf Allah.)</p>

<p>Notre avenir appartient à Dieu Tout-Puissant, Celui qui nous a accordé le destin, la volonté universelle.</p>

<p>Le meilleur réconfort et la meilleure paix consistent à être satisfaits de Dieu Tout-Puissant, des prophètes, des saints et des amis de Dieu, et donc d’être satisfaits de Lui dans toutes les situations.</p>

<p>Et même un autre ami de Dieu en vint à dire :</p>

<p>« Observez tout simplement ces créatures. »</p>

<p dir="rtl" lang="ar">اِقْرَاْ بِاسْمِ رَبِّكَ الَّذِى خَلَقَ</p>

<p><strong><em>«Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé. » </em></strong> (Al-Alaq, 1).</p>

<p>Il dit de regarder ce monde. Écoutez, dit-il, aucun oiseau n'a jamais essayé de construire plus de nids que son voisin alors qu'il n'en avait qu'un. Aucun renard ne s’est jamais senti désolé de n’avoir qu’un seul trou dans lequel se cacher. Aucun écureuil n’a ramassé et stocké suffisamment de noix pour survivre deux hivers au lieu d’un et ne pas mourir d’inquiétude. Aucun chien n’a jamais passé de nuits blanches parce qu’il n’avait pas accumulé d’os au cours de ses vieilles années.</p>

<p>Alors il dit : pourquoi l'homme a-t-il cette passion ? D’où lui vient cette passion ?..</p>

<p>Dieu Tout-Puissant a ordonné :</p>

<p><strong><em>« O toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée; entre donc parmi Mes serviteurs, et entre dans Mon Paradis".» </em></strong>(Al-Fajr, 27-30).</p>

<p>Que nous a offert Dieu ? L’Esprit, l’intelligence, la force physique, la puissance financière... O les a tous reçus en tant que dépôt. Ce sont tous des dépôts de notre Seigneur pour que nous soyons capables de rester dans le chemin d'Allah.</p>

<p>Dieu Tout-Puissant dit dans un verset de la sourate Baqara :</p>

<p><strong><em>« l se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle vous est mauvaise. C'est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas.» </em></strong>(Al-Baqara, 216)</p>

<p>Cela signifie que Dieu Tout-Puissant veut de ses serviteurs la loyauté . Il exige une soumission loyale. Il veut supprimer les interrogations : «Pourquoi, pour quel motif, pour quel but…»</p>

<p>Dans les hadiths divins, selon le récit rapporté par Anas ibn Malik t, Allah le Tout Haut a déclaré:</p>

<p>« La richesse rend forts certains de Mes serviteurs croyants (pieux)…Parce qu'il offre, donne, travaille, gagne et s'inquiète toujours des problèmes des musulmans. Mais si je l’appauvris cela ne lui profitera pas (il sera occupé avec ses affaires insignifiantes). La pauvreté maintient certains de mes serviteurs croyants forts. Mais si je leur donnais beaucoup de subsistance, ils ruineraient leur situation... » (Voir. Beyhakî, al-Asma wal Sıfat, p. 122).</p>

<p>Tout comme Qarun s'est corrompu, tout comme Bel'am bin Baura s'est corrompu.</p>

<p>En bref, le croyant sera satisfait d'Allah et trouvera la paix...  </p>

<hr />

<p><a id="_msocom_1"></a></p>

<p> <a href="#_msoanchor_1">[Mh1]</a></p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>Mûsâ Efendi voulait ressembler à son guide spirituel pour le transfuser dans d&apos;autres coeurs</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/musa-efendi-voulait-ressembler-a-son-guide-spirituel-pour-le-transfuser-dans-dautres-coeurs/</link>
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<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 13:26:52 GMT</pubDate>

<description>Reportage avec Abdullah Sert ALTINOLUK: Que voudriez-vous dire à propos du style d’orientation du maître de la loyauté Mûsâ Efendi? ABDULLAH SERT: Je vous remercie, alors que nous en sommes au 20ème anniversaire de la…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Reportage avec Abdullah Sert</strong></p>

<p>ALTINOLUK:</p>

<p><em>Que voudriez-vous dire à propos du style d’orientation du maître de la loyauté Mûsâ Efendi?</em></p>

<p>ABDULLAH SERT: </p>

<p>Je vous remercie, alors que nous en sommes au 20ème anniversaire de la mort de notre maître, Mûsâ Efendi g, souvenons-nous d'abord de lui avec miséricorde.....</p>

<p>Selon les mots de feu Necip Fazil Bey de belles personnes qui, après avoir vécu magnifiquement, laissent derrière elles de nombreuses beautés, finissent par monter sur de beaux chevaux en étant suivi de prières et de larmes pour partir vers un autre voyage, celui qui mène vers le royaume de l'éternité. C’est pour cela que le mot « mort » n'est pas beaucoup utilisé dans notre culture, en fait on appelle cette état irtihal-i dar-ı beka = voyage au pays de l'éternité.</p>

<p>Bien entendu, Son Excellence Mûsâ Efendi, ce bel ami de Dieu, est toujours un modèle avec de nombreux aspects différents, qui seront expliqués un à un avec des exemples.</p>

<p>Si votre question concerne le style de guidage...… Tout d'abord, ces mots rashd, rushd, murshid sont mentionnés dans le Coran...</p>

<p>Dans le Saint Coran, "Sebîler-Rüşd" (سَبِيلَ الرُّشْدِ) est mentionné comme le chemin droit et vrai.<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a></p>

<p>Son contraire est « sebîle'l-ğay » (سَبِيلَ الْغَيِّ), la voie de l’erreur et de la démesure.</p>

<p>Les Murshids, quant à eux, sont des personnes qui guident, orientent et indiquent un mode de vie qui plaira à Allah...</p>

<p>Ce sont des personnes qui ont accompli leur voyage éducatif, sous la formation d'un guide spirituel, et qui ont reçu de leur mentor l'autorisation de guider ...</p>

<p>Voici donc Mûsâ Efendi, Mahmud Sâmî Efendi g qui, selon les mots de son maître, s'est distingué par son "SERVICE et son EFFORT avec SINCÉRITÉ" envers les membres de la tarîqa Naqshbandiyyah, de 1976 jusqu'à la mort de son maître en 1984, qui lui avait donné l’autorisation (ijaza) et de qui il tira bénéfice de ses grandes invocations.</p>

<p>Il fut sous sa surveillance jusqu’à sa mort, c’est-à-dire pendant 8 ans, et après le décès de leur maître, il s’engagea dans l'orientation (la guidance) pendant 23 ans du 15 jusqu'au 16 juillet 1999, date à laquelle il prit son envol vers l'éternité.</p>

<p>Voyons tout d’abord, comment il définit les guides et leurs objectifs :</p>

<p>« Les Murshids sont des gens dotés de perfection et de vertu. Ils sont dotés de bonnes mœurs et de nombreuses autres qualités telles que la miséricorde, la compassion, la compassion, la modestie, la chasteté, la prévoyance et la prudence. Ils ont terminé leur Seyr u Suluk.</p>

<p>Leurs visages sont lumineux, leurs attitudes et leurs mouvements sont modérés, leur discours est doux et souriant. Ils aiment tout le monde et sont aimés de tous. Ils répondent aux besoins de chacun, ils sont véridiques, prudents, et sont les mêmes face à l'éloge et à la critique. Ils disent la vérité et évitent la controverse. Quelle que soit la situation dans laquelle Allah les a placés, ils s'efforcent d'y répondre en accomplissant de nombreux actes d'adoration, prières, invocations et demande de pardon. Ils n'ont pour but que le seul contentement d'Allah le Tout Puissant et ignorent totalement les innovations. Chacun de leurs mouvements, qui est ordonné et mesuré, se conforme aux règles du Saint Coran et à l'éthique de la Sunna.  Ils sont toujours dignes, leur cou est courbé et un état de crainte est visible dans chacun de leur situation. Bien qu’ils passent leurs nuits en prière, en demande de pardon, en invocation et en dhikr d'Allah, ils aident et conseillent également le public pendant la journée. Ils assistent aux funérailles, ne négligent pas de rendre visite aux personnes en bonne santé et aux faibles, de prendre soin des orphelins et des nécessiteux qu’ils aident autant qu'ils le peuvent. La politesse, la modestie et les bonnes manières sont leurs qualités distinctives.</p>

<p>Cette description convient aux qualités de Mûsâ Efendi. Quant aux objectifs des guides, selon leurs propres mots, ils "souhaitent que les personnes qu'ils forment soient qualifiées avec ces belles qualités, et ils s'efforcent de les éduquer de toutes leurs forces". Tous leurs zèles et efforts visent à instruire les disciples, pour qu’ils atteignent de bonnes valeurs morales, sans les gâter ni les rendre arrogants ou orgueilleux. »</p>

<p>Alors, quelle manière et quel style faut-il pour atteindre cet objectif ?</p>

<p>La méthode suivie par tous les guides sur cette question est bien entendu la méthode prophétique. Les guides parfaits tentent eux aussi de suivre cette même voie et donc avec les mêmes méthodes que notre Prophète r a employé pour élever ses compagnons y. Cela car le seul guide devant eux, le seul chemin à suivre est le chemin de notre Seigneur. Le premier ingrédient de ce style doit impérativement être l’amour pour ce que nous faisons et pour les personnes que nous voulons élever. Notre Prophète r avant d’enseigner une seule prière à ses compagnons y commençait par dire « Je jure devant Dieu que je t'aime beaucoup ».</p>

<p>C'était comme si Son Excellence Musa Efendi g était plongé dans un état d'immersion amoureuse, c'est-à-dire dans un état de transcendance de sa propre existence amoureuse. Au sommet de cet amour, il y avait Allah et Son Messager r, puis ses Compagnons y, puis tous et tout ce qui avait besoin d'être aimé par degrés, et lorsqu'il atteignit le stade des vivants, il y avait son guide Mahmud Sâmî Efendi ç et ses frères qu'il était occupé à éduquer.</p>

<p>Surtout lorsqu'on parle de "ustâz" (professeur) et de "ikhwan"(fraternité), on peut voir comment cet amour a cessé d'être abstrait et est devenu concret en chair et en os, laissant des traces telles que les plus beaux parfums. Quiconque se présentait en sa présence avec sincérité, soumission et désir d'être guidé remarquait, dès la première rencontre, la légèreté de son visage, la profondeur de son intérêt, la gentillesse et la grâce de sa relation, avec quel genre d'affection il était embrassé, et ils s'abandonneraient presque involontairement à ce grand guide.</p>

<p>Un autre mot, c'est le fait de d'abord vivre personnellement une servitude exemplaire.</p>

<p>Ainsi selon lui, les gens penseront : « Comme si j'étais le seul serviteur créé pour servir Dieu...»</p>

<p>Bien entendu, un tel état de conscience se reflète dans tous les comportements extérieurs et intérieurs de l'homme. Lorsqu’une personne le regarde, elle observe toutes les perfections sans avoir besoin de mots et devient obsédée par ces perfections. Je ne vous guide pas, c'est comme ça que je vis. Cela signifie que tu peux vivre comme ça si tu le souhaites.</p>

<p>Une autre chose était le fait de donner. Musa Efendi g a toujours été une personne généreuse. Il donnait pour répondre aux besoins, pour exprimer son amour, pour gagner les cœurs, en signe de loyauté, il donnait et redonnait. Donner peut être quelque chose de matériel, mais cela peut aussi être un sourire qui vous embrasse, un regard qui déverse de l'amour ou une question sur votre bien-être. Bien sûr, pour prendre le temps d’écouter, il suffit de donner. Il le donnerait au destinataire en guise de remerciement, comme s'il le donnait uniquement à Allah, sans le blesser ni le laisser redevable. Bien sûr, ces relations feraient de lui un sultan dans le cœur des gens.</p>

<p>ALTINOLUK :</p>

<p><em>Comment s'est déroulée sa formation auprès de ses disciples à qui il confiait certaines responsabilités au service de l'Orientation ? Quelles qualités recherchait-il chez ces adeptes ? A-t-il fait des efforts particuliers pour maintenir l’enthousiasme et la vitalité ?</em></p>

<p>ABDULLAH SERT :</p>

<p>Notre défunt maître était vraiment un homme de bonnes manières, de coutumes, d'ordre et d'organisation. Il souhaitait que tout soit exécuté de manière appropriée, avec comme devise "L'irrégularité c’est méconnaître la procédure". Cela doit être dû au fait que, pendant sa période de guidance, il a confié des tâches à certaines personnes dans des domaines tels que l'enseignement et la description des prières spirituelles, l'organisation des conversations et la supervision des services. Il tenait davantage de réunions spéciales et d’entrevues pour que ces personnes puissent s'acquitter correctement de leurs fonctions. Il leur rappelait que les services spirituels sont une mission très importante et que ceux qui entreprennent cette mission doivent avant tout accomplir ce service avec sincérité, soumission et sacrifice, et il les avertissait surtout de prêter attention à toutes les sensibilités du chemin, à définir un exemple et à ne pas négliger leur propre éducation.</p>

<p>En effet, au cours d'une de leurs conversations privées, il énonça les points suivants, que l'on pourrait presque appeler les principes du service spirituel, qu'il écrivit lui-même :</p>

<p>« Les frères qui s'occupent des leçons spirituelles et des services du guide doivent :</p>

<p>1. Comme tout saint, se lever à l’aube et accomplir ses prières avec humilité. Avec l'orgueil du devoir qui m’est confié, mon rang s'est élevé et j'amène beaucoup de personnes à Dieu. Je ne dois pas abandonner les prières du matin.</p>

<p>2. La perfection de la moralité, l'abondance des cultes surérogatoires, le sacrifice de soi évoqué par Dieu Tout-Puissant, les bonnes qualités telles que la sagesse, la compassion, la luxure et la dignité doivent être vues chez ces frères dévoués.</p>

<p>En particulier, les mauvaises qualités telles que les querelles avec les gens, l'incompatibilité et l'arrogance doivent être évitées.</p>

<p>3. Les fidèles doivent toujours être traités avec courtoisie.</p>

<p>4. Il faut éviter toute politesse excessive et signaler les erreurs des fautifs, soit en privé, soit à quelqu'un d'autre, ou les leur faire dire.</p>

<p>5. Il faut aimer sincèrement les disciples et les autres frères de devoir.</p>

<p>6. Celui qui aime ne commet pas d'injustice car chaque action de ceux qui aiment pour Allah est sincère. Cette sincérité ne permet pas que s’épanouissent en eux les pires morales telles que le hub-i riyâset (l’amour d’être le chef).</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2025/03/musa-effendi.jpg" alt="" /></figure>

<p>7. Ceux qui servent dans le chemin de la vérité ne servent pas pour Allah s'ils ne savent pas qu'ils sont les plus pitoyables et les plus impuissants serviteurs.</p>

<p>8. Il n'est pas approprié d'imposer son opinion et d'essayer de la mettre en pratique, en disant que j’ai raison.</p>

<p>9. Une personne peut ne pas tout connaitre sur tous les sujets. Il faut rassembler trois frères très droits, pieux, appréciés et les consulter.</p>

<p>10. Pour la consultation, il faut préférer ceux qui sont prévoyants, clairvoyants, qui connaissent bien Allah, la délicatesse du temps et du lieu, plutôt que ceux qui parlent mal d'Allah.</p>

<p>Afin d'atteindre ces normes de service de base, le professeur préparait occasionnellement des environnements d'éducation et de formation plus spéciaux et les démontrait virtuellement.</p>

<p>En particulier, les enfants qu'il emmenait avec lui lors de ses voyages recevaient aussi une formation de nombreuses manières abstraites et concrètes.</p>

<p>Lors des mariages de masse qu'il organisait dans son jardin, tant le style, l'organisation et l'ordre du service, que le summum du don et du sacrifice, étaient clairement visibles.</p>

<p>ALTINOLUK :</p>

<p><em>Comment notre Maître Mûsâ Efendi souhaitait-il établir l'équilibre entre l'évolution personnelle et l'effort vers le service ? Est-ce qu’il avança des critères à cet égard ?</em></p>

<p>ABDULLAH SERT:</p>

<p>Cet enjeu de créer un équilibre sain entre les services et le développement personnel, est très important. Mûsâ Efendi, g, rappelait souvent comment établir correctement cet équilibre et que nos vies devaient continuer dans un ordre sain et sérieux.</p>

<p>Il n'a jamais aimé la paresse et il a toujours rappelé aux gens de faire de bonnes actions, de servir et de s'y efforcer, mais il n'a jamais aimé que cela soit utilisé comme raison ou excuse pour sauter les tâches et les conversations quotidiennes.</p>

<p>Dans l'une de ses conversations, il a déclaré :</p>

<p>« Notre chemin ne consiste pas à rester vainement assis sans rien faire, mais c’est le chemin des honorables Compagnons y.</p>

<p>Il expliqua ceci :</p>

<p> Les honorables compagnons y étaient des gens qui restaient debout la nuit et partaient au jihad pendant la journée comme s'ils allaient à un mariage ».</p>

<p>Il appelait de temps en temps ses enfants bien-aimés, les interrogeait sur leurs affaires quotidiennes. Il leur disait :</p>

<p>« Mettons de l'ordre dans ces tâches, en premier lieu nos devoirs spirituels et notre servitude. De cette manière, il nous rappelait que l'adoration et les voyages ne doivent pas nous conduire à la paresse, et que certains services ne doivent pas être un obstacle à notre devoir principal, c'est-à-dire notre unité avec Dieu Tout-Puissant. »</p>

<p>Il fut un exemple exceptionnel en la matière comme dans tout le reste.</p>

<p>Malgré son âge avancé, alors qu'il voyageait d'un bout à l'autre de l'Anatolie jusqu'à presque ses derniers jours, il n'a jamais négligé ni précipité ses prières obligatoires, les prières surérogatoires, les prières et chants nocturnes et les lectures quotidiennes du Coran, et les a accomplis avec beaucoup d'amour et la paix.</p>

<p>Même dans les chambres d’hôpital et lors des jours de maladie, son programme spirituel ne changeait pas.</p>

<p>ALTINOLUK:</p>

<p><em>Y avait-il certains livres ou certaines personnes dont la vie valait la peine d'être connue que notre maître Mûsâ Effendi recommandait à un voyageur spirituel ?</em></p>

<p>ABDULLAH SERT:</p>

<p>Tout d'abord, le Saint Musa Efendi lisait les ouvrages que son mentor Mahmud Sami Efendi avait lu, enseigné et compilé. Il copiait même personnellement certaines œuvres de son maître, c'est-à-dire les écrivait textuellement. Bien entendu, la vie de notre Prophète r vient en premier parmi lieu parmi celles-ci.</p>

<p>Durant tout un hiver il lut et fit lire « Asr-ı Saadeti » (L’âge de la Félicité).</p>

<p>En décrivant ce chemin spirituel comme étant le « Chemin du Compagnon », il enseigna davantage le chemin des Honorables Compagnons y. Et personnellement il lut davantage l’Honorable Abou Bakr t entre autres probablement pour se trouver dans le même état d’esprit que lui.</p>

<p>Quant aux sources soufies, on peut citer le Fath Ur Rabbani de Geylani, Reşehat, où les subtilités de l'étiquette spirituelle sont davantage expliquées, et aussi les travaux d'Ahmed ar Rifaî et d'Ibrahim er Dessoûki...</p>

<p>La personne qui fut prioritaire dans sa vie est sans aucun doute Mahmud Sâmî Efendi. Je pense qu’il n’est pas possible de décrypter de l’extérieur la relation entre le Murshid et Musa Efendi. Son seul objectif était de connaître son maître, de s'identifier à lui afin de le transporter vers d'autres cœurs. Il a personnellement écrit un ouvrage intitulé « Sultanü'l-arifîn Mahmud Sâmî Ramazanoğlu » (Mahmud Sâmî Ramazanoğlu le Sultan des Gnostiques) dans le but de transmettre et de présenter ce grand guide aux générations futures.  Son ouvrage  révélait aussi dans  les plus beaux termes à quoi devrait ressembler un disciple, une personne parfaite.</p>

<p>En regardant à travers son miroir, Mahmud Sâmî Efendi nous a laissé une description de ce que doit être 'le "Voyageur vers l'Éternel" :</p>

<p>Le Voyageur vers l'Éternel doit être particulièrement sincère, autonome, intelligent, gentil, décent, bien élevé, gentil, altruiste, astucieux, compatissant, empathique, s'entendre avec tout le monde, bref, posséder au sens plein du terme les valeurs morales de l’éthique du "Voyageur vers l'Éternel"...</p>

<p>Son ouvrage  révèle aussi dans  les plus beaux termes à quoi devrait ressembler un disciple, une personne parfaite.</p>

<p>Le Saint Musa Efendi était un ami d'Allah doté de ces qualités et un guide parfait qui consacra sa vie à éduquer des personnes pour qu’ils possèdent ces qualités.</p>

<p>Que Dieu lui fasse miséricorde et qu’Il nous offre la possibilité de suivre les pas de son héritier, le guide de notre temps qu’il nous a confié et nous aide à faire face à ces belles situations…</p>

<hr />

<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Voir le verset 146 de la sourate Al Araf.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>300 Questions sur le livre intitulé la vie soufie...</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/300-questions-sur-le-livre-intitule-la-vie-soufie/</link>
<guid isPermaLink="true">https://www.magazine-islam.com/articles/300-questions-sur-le-livre-intitule-la-vie-soufie/</guid>
<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 13:25:57 GMT</pubDate>
<dc:creator>Prof. Dr. Hasan Kâmil Yılmaz</dc:creator>
<description>Altınoluk: Cher Professeur, vous avez précédemment ajouté une longue section de questions-réponses à la fin de la traduction d&apos;al-Luma&apos;, qui a été offerte en cadeau par le magazine Altınoluk sous le titre de soufisme…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Altınoluk:</p>

<p><em>Cher Professeur, vous avez précédemment ajouté une longue section de questions-réponses à la fin de la traduction d'al-Luma', qui a été offerte en cadeau par le magazine Altınoluk sous le titre de soufisme. Votre livre intitulé La vie soufie en 300 questions a maintenant été publié. D’abord, nous le célébrons. Ensuite, nous voulons vous demander : Y a-t-il beaucoup d’intérêt pour la vie soufie ? À quoi attribuez-vous l’intérêt pour ce domaine ?</em></p>

<p>Prof. Dr. H. Kâmil YILMAZ:</p>

<p>Je voudrais commencer ma réponse en vous remerciant. Oui, le soufisme est au centre de l’attention des gens aujourd’hui comme hier. Parce que le soufisme a toujours, par nature, une place importante dans la vie des gens. Lorsque l’on regarde l’évolution historique de la tendance au soufisme, il y a des hauts et des bas, comme dans les graphiques montrant les battements de cœur. Il peut y avoir diverses raisons à cela. En fait, selon certains, lorsque les gens perdent espoir dans l’autorité politique, ils se tournent vers les autorités scientifiques et spirituelles. On affirme qu’à cette époque, il existe une intense tendance au soufisme. Cependant, il ne m’est pas possible d’être entièrement d’accord avec ce point de vue..</p>

<p>Il faut ajouter que depuis les XIXème et XXème siècles, l’humanité s’est tournée de manière très intensive vers le monde matériel. Sous l’influence de la pensée positiviste et matérialiste, les gens s’inclinèrent sérieusement dans cette direction.</p>

<p>En fait, des expressions telles que « Le paradis promis par les religions est sur terre, les gens verront le paradis dans ce monde » ont rendu les gens mondains avec une logique laïque. Cette situation a eu pour résultat que d’une part de l’être humain est négligé ou qu’un autre aspect se développe davantage, comme s’il s’agissait d’un aspect hormonal. Les gens sont très intéressés par leur apparence, leur maquillage, leur style de vie luxueux et leur prospérité mondaine. Bien entendu, ce développement matériel entravait le développement spirituel. La vie spirituelle était donc à la fois ignorée et négligée. Inévitablement, le bouton du pont-bascule s'est échappé. La matière s'est élevée, la spiritualité est tombée. Mais la règle de la nature est que ces deux-là doivent être ensemble.</p>

<p>Selon les mots de Mawlana ç un être humain a un corps et une âme. Autrement dit, si vous soulevez la peau et mettez la vie sous pression, l’équilibre sera perturbé. Pour que l’équilibre ne soit pas perturbé, le corps et l’âme doivent aller de pair. Je pense qu'une orientation spirituelle et une recherche mystique ont commencé parce que l'âme en dessous a fait appel aux tendances et aux satisfactions sensuelles et a pris vie en disant "ça suffit, moi aussi je suis là"..</p>

<p>Cette tendance a commencé avec les centres de méditation transcendantale et de yoga du monde occidental.</p>

<p>En d’autres termes, les gens ont commencé à se rebeller en disant :</p>

<p>« Ce monde matériel, le monde positiviste que vous appelez le paradis, ne me suffit pas. »</p>

<p>Ces sons provenaient d’abord de l’autre côté de l’océan. Dans notre pays, une génération intellectuelle positiviste intériorisa l’athéisme depuis la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle et a commencé à concevoir l’État et le système en conséquence.</p>

<p>Jusque dans les années 1950, le peuple était, pour ainsi dire, pris dans un étau. Mais d’un autre côté, le noyau religieux et soufi caché essayait de se protéger. L’inclination spirituelle qui restait sous cette pression commença progressivement à se révéler et tout comme le liquide dans un récipient en ébullition explose lorsqu’on le presse trop, le monde spirituel et le récipient connaissent aujourd’hui une explosion similaire. Cette situation se manifeste à la fois par une tendance au soufisme et par une tendance à la vie religieuse.</p>

<p>Altınoluk:</p>

<p><em>Alors Professeur, la satisfaction matérielle susciterai-t-elle un intérêt pour le domaine spirituel ?</em></p>

<p>YILMAZ:</p>

<p>En résumé Oui les satisfactions matérielles ont déclenché une faim spirituelle et les quêtes spirituelles ont rapidement commencé à prendre le dessus.</p>

<p>C’est ainsi que j’interprète la raison de la récente orientation spirituelle. Parce que la satisfaction matérielle et spirituelle d'une personne doit être équilibrée.</p>

<p>Une grande satisfaction dans un domaine signifie la faim dans l’autre domaine. Cela perturbe l'équilibre d'une personne. Même en termes de satisfaction matérielle, les corps nourris avec un seul type d’aliment ne sont pas considérés comme pleinement satisfaits en raison d’une alimentation déséquilibrée et inappropriée. La satisfaction matérielle peut mettre fin à l’attrait du monde avant que la satisfaction dans le domaine spirituel ne soit atteinte.</p>

<p>C’est pour cela que dans la perception islamique et soufie, il est essentiel de ne jamais atteindre de hauts niveaux de satisfaction grâce aux bénédictions du monde. Le but est de toujours conserver une certaine sensibilité envers les bénédictions du monde sur la base du jeûne, de la zakat et de la charité. En fait, la base de l’interdiction des rapports homosexuels entre hommes et femmes et le fondement du port du voile est la capacité de maintenir vivants l’intérêt et la sensibilité des deux genres l’un envers l’autre.</p>

<p>Altınoluk:</p>

<p><em>Le tournant vers le soufisme a-t-il suscité davantage de questions sur le soufisme ?</em></p>

<p>YILMAZ:</p>

<p>Oui, cette tendance a soulevé de nombreuses questions. L’intérêt croissant pour la vie religieuse ou l’inclination envers la vie soufie est une évolution réjouissante. Cependant, nourrir cet intérêt et cette orientation par des informations et se tourner vers des adresses fiables éliminera la confusion dans notre société. À mon avis, c'est ce qu'il faut faire aujourd'hui. Parce qu’il ne suffit pas d’avoir de l’intérêt et de l’amour pour la vie religieuse et soufie. Il faut également se concentrer sur les causes et les conséquences des événements. Religiosité et orientation soufie, tenue vestimentaire ; En d’autres termes, cela nécessite une intériorisation plutôt que de connaître certains concepts déguisés. L'intériorisation est une croyance et une action centrées sur la connaissance ; En d’autres termes, il s’agit de bonnes actions. Les émotions et les pensées développées et nourries par les bonnes actions guident les gens à un niveau supérieur dans l’interprétation de la vie et dans une vie correcte. Fondamentalement, l’amour du soufisme et des rituels qui ne sont pas combinés avec les croyances religieuses/islamiques ne veulent rien dire. À cet égard, l'Amérique, etc. Les groupes Mevlevi mais non musulmans rencontrés dans les pays sont comme une flèche qui n'a pas atteint sa cible. L’objectif principal est d’atteindre la servitude en résolvant le problème de la croyance.</p>

<p>Altınoluk:</p>

<p><em>Eh bien, il est évident qu’il existe un grand intérêt pour le soufisme, et en même temps, de nombreuses questions sont posées. N'y a-t-il pas là une contradiction ?</em></p>

<p>YILMAZ:</p>

<p>Les gens rencontrent de nombreux problèmes lorsqu’ils vivent dans les domaines qui les intéressent et qui les intéressent. Il n’est donc pas surprenant que l’intérêt pour la vie soufie soulève de nombreuses questions. Parce que la multitude de problèmes ne signifie pas seulement la multitude de problèmes dans ce domaine. Au contraire, cela signifie qu’il y a beaucoup d’orientation vers ce domaine. Même les enfants posent des questions sur des sujets qui les intéressent et qui les intéressent et qui souhaitent être éclairés. Ils ne posent aucune question sur un domaine qui ne les intéresse pas ou qui n’attire pas leur attention. La question montre le niveau et l’intérêt du questionneur pour le domaine. Ne pas poser de question indique de l'indifférence, voire de l'ignorance. Parce que poser des questions est aussi une question de savoir.</p>

<p>Altınoluk:</p>

<p><em>Cher Professeur comment sont nées ces 300 questions du livre ?</em></p>

<p>YILMAZ:</p>

<p>Monsieur, même après la publication d'Al-Luma des questions ont continué à arriver sur notre adresse e-mail et sur notre site Web et de nombreuses questions ont été posées lors de nos conférences.</p>

<p>Nous avons rassemblé ces questions. Plus tard, en les examinant, nous avons vu que le lecteur turc avait besoin d'un tel livre dans un style questions-réponses. Des questions sont évoquées et posées partout. Répondre à ces questions serait utile à bien des égards.</p>

<p>Ensuite, en classant les questions que nous avons reçues, un ouvrage composé de 300 questions a été créé. Je pense que ce travail est en réalité le produit de nos près de 40 années de vie professionnelle.</p>

<p>La lecture d'ouvrages sous forme de questions-réponses facilite la tâche du lecteur et suscite son intérêt..</p>

<p>Altınoluk:</p>

<p><em>Nous l'avons d'ailleurs remarqué en le lisant. Il offre une grande commodité aux gens en termes de réponses pratiques. Et bien que le sujet porte sur des questions, sur quels sujets les questions se concentrent-elles principalement ?</em></p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2025/03/cami-.jpg" alt="" /></figure>

<p>YILMAZ:</p>

<p>Cette étude, composée de 300 questions, montre les intérêts et les tendances dans le domaine du soufisme, et dans quels domaines se concentrent les hésitations et les regrets.</p>

<p>Le sujet de la vie soufie est particulièrement l’un des sujets qui intéressent le plus les gens.</p>

<p>Les sujets de la secte, « l'affiliation » à la secte, le « cheikh » et sa position et la « râbita » font partie des domaines où les questions sont le plus posées.</p>

<p>Cela nous montre que le secret attire davantage la curiosité des gens et que nos citoyens sont sérieusement affectés par ce qui est écrit et dit dans la presse et les médias.</p>

<p>De plus, on constate que des sujets tels que la « magie », le « sort », le « génie » et le « mauvais œil », qui peuvent être considérés comme partiellement soufis, mais que l'on considère généralement dans le domaine religieux, suscitent plus d'intérêt que prévu. Les thèmes de la magie, des sortilèges, des djinns et du mauvais œil sont des domaines qui intéressent particulièrement les sociétés modernes. Il est mentionné qu'il existe des groupes contemporains qui tentent d'utiliser la magie et la sorcellerie à leur manière pour diriger et influencer les gens. Le mystère d’une chose fait qu’elle devient le centre d’attention et augmente la spéculation.</p>

<p>Altınoluk:</p>

<p><em>Les réponses données aux questions sont-elles recyclées ?</em></p>

<p>YILMAZ:</p>

<p>La réponse et les commentaires des lecteurs concernant ce livre sont plutôt bons. Nous recevons divers courriels et appels téléphoniques de toutes sortes de personnes, de la sphère intellectuelle à toutes les couches de la société. En fait, récemment, quelqu’un qui était ferblantier m’a appelé. Il était très content. Cela montre qu’il existe un véritable écart. Divers sites Web ont également fait état de ce livre.</p>

<p>Le site <a href="http://www.haber7.com" rel="nofollow ugc">www.haber7.com</a> a publié une longue interview. Je pense que près de 20 000 personnes ont lu cette interview. Des centaines de commentaires ont été rédigés.</p>

<p>Des informations ont également été publiées dans les journaux et les magazines. Le titre d'un journal intitulé "Questions qui ont conduit à la découverte du soufisme" a attiré mon attention.</p>

<p>Tout cela montre que ce champ doit être alimenté avec des informations correctes.</p>

<p>Altınoluk:</p>

<p><em>En ce sens, votre livre a-t-il atteint une portée que l’on peut décrire çömme étant intitulé : “Ni plus ni moins, sans ajout ni retrait."</em></p>

<p>YILMAZ:</p>

<p>Il n’est pas approprié pour notre compréhension du soufisme qu’un auteur utilise une telle expression pour son propre livre. Franchement, ce serait une déclaration prétentieuse. Cependant, lorsque l’on considère l’ampleur du travail, on peut dire qu’il a atteint un niveau qui couvre les domaines du soufisme qui sont discutés et remis en question. Le contenu, le style et les enjeux liés à ce qui est raconté peuvent être évalués par les notes données par les lecteurs plutôt que par l'auteur.</p>

<p>L'ouvrage contient deux sujets et sections principaux. L’un d’eux est lié à la dimension éducative spirituelle du soufisme, appelée tahalluk, qui se reflète dans la vie. L'autre couvre la dimension de la connaissance du soufisme, appelée tahakkuk, sur les questions liées à l'existence, aux êtres humains et à Dieu.</p>

<p>Devant celles-ci, sous le titre «Questions générales sur le soufisme», qui constitue la partie introductive de l'ouvrage, se trouvent des questions sur la nécessité du soufisme, sa place parmi les sciences islamiques et sa place dans les autres religions et cultures.</p>

<p>L’une des questions les plus controversées aujourd’hui est de savoir si le soufisme est nécessaire pour tout le monde.</p>

<p>Une autre question intéressante est de savoir si tout le monde devrait ou non rejoindre la secte.</p>

<p>Nous avons répondu à ces deux problématiques sous la rubrique questions générales. Nous avons essayé d'obtenir des données de base qui révéleraient une pensée soufie correcte et solide qui éliminerait les préoccupations concernant toutes ces questions fondamentales. Nous avons essayé de souligner que les similitudes entre les différentes structures mystiques et le soufisme sont liées à la nature humaine, et qu'il ne serait pas approprié d'interpréter l'une comme étant dérivée de l'autre. À cet égard, je pense que, dans une certaine mesure, les réponses ont été formulées.</p>

<p>Altınoluk:</p>

<p><em>Cher Monsieur, est-il possible d'expliquer le soufisme en minimisant les questions ? Selon vous, quelles devraient être les coordonnées de ceci ?</em></p>

<p>YILMAZ:</p>

<p>Bien entendu, il est possible de minimiser dans le domaine du soufisme, comme dans tout autre domaine, les questions. Mais il n'est pas possible de l’amenuiser. Le fait que le soufisme soit une vie islamique basée sur le livre et la Sunna nécessite que les fondements islamiques de cette science soient bien présentés. Les interprétations et explications basées sur des textes religieux minimiseront les discussions, notamment sur des questions controversées, sans permettre la spéculation. La dimension spirituelle de l'Islam, qui s'explique par des concepts tels que la piété, la purification, le sacerdoce et la bienveillance, son attitude envers le monde exprimée par l'ascèse et la compréhension des relations humaines fondées sur la miséricorde et la compassion, sont les questions qui font l'objet d'un consensus. Ces questions constituent également la base du soufisme. Les domaines controversés du soufisme concernent principalement les interprétations sur la question de l’existence et les éléments des relations guide-disciple.. Si ces relations, perçues comme des rituels religieux, sont valuées comme des instincts humains, il n’y aura aucun problème. Par exemple, la question des relations dans le cadre de la rabita en fait partie. La Râbita n'est pas considérée comme un rituel religieux, mais comme le désir de l'amant de s'identifier à sa bien-aimée, et si l'on considère l'événement avec l'idée que « tout homme courageux a un lion dans le cœur », il n'y aura pas de problème. Par conséquent, ses coordonnées sont de faire connaître aux gens une compréhension soufie basée sur des principes religieux. Je pense que c'est pour montrer une voie solide loin des superstitions et des bid'ahs.</p>

<p>Altınoluk:</p>

<p><em>Cher Monsieur, merci beaucoup d'avoir pris le temps de partager vos idées et réflexions avec les lecteurs d'Altınoluk dans le cadre de cette interview.</em></p>

<p>YILMAZ: Astagfirullah, je vous remercie beaucoup de m'avoir donné cette opportunité. Je souhaite de nombreuses années brillantes au magazine Altınoluk, un avenir magnifique et une vie</p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>Le Besoin de Notre Ere: “DES GENS DE COEUR”</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/le-besoin-de-notre-ere-des-gens-de-coeur/</link>
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<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 13:24:52 GMT</pubDate>
<dc:creator>Adem Ergül</dc:creator>
<description>La rénovation du style de communication, devenu sans âme, endurci et grossier, peut être réalisée avec les touches soyeuses des derviches qui ont des cœurs qui vivent en unité avec Dieu. Être derviche ne signifie pas…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>La rénovation du style de communication, devenu sans âme, endurci et grossier, peut être réalisée avec les touches soyeuses des derviches qui ont des cœurs qui vivent en unité avec Dieu. Être derviche ne signifie pas couper les relations avec tout, mais établir une relation correcte avec tout.</em></p>

<p>Le soufisme est une école de construction de la personnalité et la discipline qui enseigne la façon de vivre un Islam avec la qualité de l'ihsan, à l'intérieur comme à l'extérieur. Cet  horizon très sublime n’est pas facile à capter car cela nécessite de le connaître, de le trouver et d’y être.</p>

<p>De nombreux noms ont été donnés à ceux qui se sont lancés dans ce voyage à travers l'histoire... Ils ont été appelés disciples, voyageurs, derviches.</p>

<p>Les noms sont importants, mais bien sûr, tout n’est pas qu’une question de noms. La manière dont ce nom est rempli est bien plus importante.</p>

<p>Chaque époque a produit son propre derviche selon les conditions de temps et de lieu, proportionnellement à ses capacités.</p>

<p>Ces naissances et ces devenirs sont tantôt faibles et maladifs, tantôt forts et hautement qualifiés...</p>

<p>Puisque notre métier ne consiste pas à remettre en question ce qui appartient au passé parlons donc du derviche d'aujourd'hui, c’est-à-dire du serviteur de Dieu...</p>

<p>L'un des principes importants soulignés dans la tradition de formation Nakshi est le "Vukûf-i zamânî," expression qui signifie " connaître et utiliser de façon adéquate la bénédiction du temps".</p>

<p>À cet égard, le derviche n'est pas une personnalité ennuyeuse, mais une personne qui rencontre à chaque instant la nouveauté dans un certain cadre et adopte l'attitude et le comportement les plus corrects et appropriés à ce moment.</p>

<p>Autrement dit, son état est formé par les inspirations de son cœur, qui est en communion avec son Seigneur, plutôt que par une charpente qui s'inscrit dans les lignes.</p>

<p>C'est un homme d'action qui, après avoir posé un pied solidement sur le terrain de la charia, se renouvelle constamment selon les besoins et les exigences du temps et du lieu, sans se détacher de cette source fondamentale et sans jamais entrer en conflit avec elle, bien au contraire en s'en nourrissant. Cette situation nécessite un esprit flexible qui cherche « ce qu’il faut faire et comment le faire », autrement dit un cœur vif qui s'élève de situation en situation, dont l'excitation ne s'efface pas, et un corps actif qui est dans une nouvelle lutte pour chaque moment.</p>

<p>Dans ce contexte interrogeons-nous pour savoir quel type d'équipement derviche est nécessaire à l'époque dans laquelle nous vivons ?</p>

<p>La réponse est tout simplement d’avoir un crédo solide…</p>

<p>À notre époque alors que les croyances chavirent et que d'innombrables opinions perverses circulent librement, il faut d’abord établir dans le cœur un solide cadre de croyance.</p>

<p>Afin d'atteindre cet objectif, la dimension de la connaissance des « principes de croyance d'Ahl al-Sunnah » doit être apprise de l'imitation à l'investigation. Les doutes doivent être dissipés.</p>

<p>Un derviche doit d'abord élever le niveau de ses connaissances dans ce domaine à un niveau qui renforcera son propre cœur, puis il doit l'élever à un niveau qui lui permettra de le transmettre aux autres cœurs.</p>

<p>C'est-à-dire passer de la parole à l’action…</p>

<p>La foi doit faire descendre les paroles jusqu'au cœur. La foi dans le cœur doit se transformer en personnalité sous forme d'actes, de comportement et de moralité.</p>

<p>Sans "les bonnes actions et la moralité parfaite" qui constituent la base de la déclaration "Je suis un des musulmans", la prétention de représenter l'Islam, et surtout "l'invitation à Dieu", ne resteront qu'un pieu vœu vide de sens.</p>

<p>Le derviche est une personne qui parle principalement dans un langage conditionné par l’état.</p>

<p>Le langage verbal de l’époque s’est accentué et s’est même transformé en bruit verbal. Aujourd’hui, le langage de la condition a diminué et les états sont presque réduits à des mots. Dans le monde d'aujourd'hui, où la perception visuelle s'est accrue, si des visages lumineux et des personnalités incarnées et éclairées rayonnant l'énergie de l'amour, de la sincérité et de la bienveillance dans leur comportement et leur moralité pouvaient être présentés aux yeux et aux cœurs, la plus efficace invitation à l'Islam pourrait, sans aucun doute, être réalisée.</p>

<p>Vivre sur place la solitude …</p>

<p>C’est-à-dire que le derviche de son époque doit pouvoir expérimenter sa précieuse solitude avec Dieu, c'est-à-dire « halvet », non pas dans son intimité, mais parmi les gens (celvet).</p>

<p>Il est bien évident qu’il est difficile de rester dans la société sans se fondre dans la communauté.</p>

<p>L'expression « Halvet der encümen », qui est l'un des principes de la discipline spirituelle, signifie « vivre ensemble avec Dieu en communauté ». Cette expression a parfois été reformulée de cette façon : « le bienfait est dans la main et la bénédiction dans le cœur».</p>

<p>La façon de rester en vie dans la société est de donner son cœur à Dieu.</p>

<p>À cet égard, il est nécessaire de se fixer comme objectif d'atteindre et ne jamais oublier l'état qui consiste à « garder à l'esprit que Dieu est présent à tout moment », ce qui est connu sous le nom de « Rappel permanent » dans le soufisme, et d'atteindre cet état. Sinon, il est voué à fondre.</p>

<p>Les authentiques pèlerins des temps modernes doivent aussi devenir compétents en la matière. Le fait de fournir ainsi un service à la société devrait être l’un de la lutte des derviches de notre époque. Si cela n’est pas possible, ils auront évité la responsabilité de répondre aux exigences de l’époque, et la responsabilité en sera grande.</p>

<p>Les propos suivants du défunt Sâhibu'l-vefa (fidèle, détenteur de la loyauté) Mûsa Efendi (décédé en 1999) attirent l'attention sur le changement de nature du derviche selon l'âge :</p>

<p>« Aujourd'hui, l'ère du « une bouchée, un cardigan »<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a> est révolue. Une personne, même si elle vit seule, qu’elle a une vie familiale et une vie sociale, ne peut pas pratiquer cela. Tout le monde travaillera. Travailler pour le monde n’empêche pas la spiritualité, même si elle s’apparente au monde.</p>

<p>Ainsi, si l’argent est dans le coffre-fort, cela ne sera pas un obstacle mais si l’argent entre dans le cœur, alors il le deviendra. Nous travaillerons tous les deux pour le monde et développerons notre leçon spirituelle, à condition que nous servions et soyons utiles de la meilleure façon possible. Il n'y a pas de conflit entre l’un et l’autre. Certaines personnes ne peuvent ni faire ceci ni cela. Il faut absolument faire des affaires.</p>

<p>Si la richesse est bien utilisée, elle devient source de paix. Il y a un grand besoin dans ce domaine, surtout à notre époque. Notre État, notre nation et nos individus en ont besoin à la condition de savoir la gagner et la dépenser convenablement.</p>

<p>Quelle richesse peut-elle être fructueuse si elle ne suffit pas pour gagner ou accumuler des richesses et des biens, mais aussi de faire de bonnes actions conformément au consentement d'Allah Tout-Puissant. Au fur et à mesure que nous dépensons, notre Seigneur Tout-Puissant augmente ses bénédictions.</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2025/03/cle-.jpg" alt="" /></figure>

<p>Il viendra un moment où l'homme se retirera dans l'isolement, il viendra un moment où il adorera correctement, il viendra un moment où il fera son travail. »<a href="#_ftn2" id="_ftnref2">[2]</a></p>

<p>Il travaillera avec la qualité de l’Ihsan<a href="#_ftn3" id="_ftnref3">[3]</a> (la bienfaisance) et cela avec un esprit fort, beau et artistique.</p>

<p>​ Derviche désigne une personne qui agit avec la conscience d'être avec Dieu un style de vie ou qui essaie d'atteindre cet état.</p>

<p>À cet égard, il est conscient qu'il fonctionne sous le contrôle de Dieu. Il est naturel que le serviteur qui vit une telle harmonie avec le Créateur dans son cœur ait de la sincérité, de la fidélité, du respect, de l'affection et de la fidélité dans ses relations avec Ses créatures.</p>

<p>On dit que « l’homme est vaincu par le bien, il est obligé ».</p>

<p>Autrement dit, aimer le bienfaiteur, l’admirer, et enfin être proche de lui et même essayer de lui ressembler est une loi divine placée à l’essence de toute existence. Conscient de ce fait, le derviche de son époque devrait considérer la qualité de « ihsan » comme une obligation qui doit être respectée pour lui dans presque tous les travaux.</p>

<p>En fait, le Messager d'Allah r dit :</p>

<p>« <em>Allah a rendu obligatoire d'agir avec bonté en toute chose.</em> »</p>

<p>Construire une relation basée sur la bienveillance et l’affection…</p>

<p>Être en paix et échanger de l'amour avec presque tout le monde, même avec tous les êtres, à l'exception des ennemis enregistrés de Dieu, est une qualité morale importante qu'un derviche des temps modernes devrait avoir.</p>

<p>La jouissance de notre monde, devenu si égoïste et solitaire, ne peut être obtenue que grâce à l’énergie positive diffusée par de tels sacrifices d’amour et d’affection.</p>

<p>La reconstruction du style de communication, devenu sans âme, endurci et grossier, peut être réalisée avec les touches soyeuses des derviches qui ont des cœurs qui vivent en unité qualifiée avec Dieu.</p>

<p>Être derviche ne signifie pas couper les relations avec tout, mais construire une relation correcte avec tout.</p>

<p>Tout grandit et se développe avec intérêt. Les pannes et les réparations sont causées par des soins. Ce qui compte, c'est la qualité de la personnalité de la personne qui s'intéresse.</p>

<p>Bref, être derviche est une nécessité à tout âge. Cependant, se prétendre un derviche avec un slogan vide de sens sans épouser les exigences de l’époque, c’est vider le sens du mot, c’est-à-dire ne pas lui donner ce qui lui est dû.</p>

<p>À cet égard, même si être un derviche est un métier difficile, le fait même d’essayer de le devenir est précieux.</p>

<hr />

<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Les soufis ont avancé le concept « une bouchée et un cardigan » pour la mesure des dépenses qu'une personne n’effectuera pas pour sa propre âme et qui ne sera pas du gaspillage. (Traduction partielle du site Islam &amp; Ihsan - <a href="https://www.islamveihsan.com/bir-lokma-bir-hirka-sozunden-kasit-nedir-nasil-anlamaliyiz.html" rel="nofollow ugc">https://www.islamveihsan.com/bir-lokma-bir-hirka-sozunden-kasit-nedir-nasil-anlamaliyiz.html</a> ).</p>

<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Voir Sâdık Dânâ, Altınoluk Sohbetleri, IV, 188-189; Sâdık Dânâ, Altınoluk Sohbetleri, III, 141-143, 145; Allah Dostunun Dünyasından Hacı Mûsâ Topbaş Efendi İle Sohbetler (Editions Erkam Yayınları) s. 95-97.</p>

<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Traduit ici par “la bienfaisance” mais la traductıon correcte est issue du hadith qui relate que l’Ange Gabriel u a interrogé le Messager d’Allah r pour lui demander : “Enseigne-moi à propos de l’Ihsan” et notre Prophète r a dit: “«<em>C'est d'adorer Allah comme si tu le voyais, car si tu ne le vois pas, II te voit</em>». Al Boukhari, La Foi; Muslim, La foi, Chap. 2. (NdT).</p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>La beauté du soufisme aux temps modernes</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/la-beaute-du-soufisme-aux-temps-modernes/</link>
<guid isPermaLink="true">https://www.magazine-islam.com/articles/la-beaute-du-soufisme-aux-temps-modernes/</guid>
<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 13:24:26 GMT</pubDate>
<dc:creator>Süleyman Derin</dc:creator>
<description>Nous vivons à une époque où la science et la technologie offrent d’incroyables opportunités à l’humanité dans le domaine matériel. Aujourd’hui, nous pouvons réaliser en quelques heures un travail qui nous prenait…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Nous vivons à une époque où la science et la technologie offrent d’incroyables opportunités à l’humanité dans le domaine matériel.</p>

<p>Aujourd’hui, nous pouvons réaliser en quelques heures un travail qui nous prenait auparavant quelques mois.</p>

<p>Nous pouvons entendre parler d'un événement qui se produit à l'autre bout du monde en quelques minutes et parcourir de longues distances en peu de temps.</p>

<p>Nous pouvons voyager dans les profondeurs de l’espace et au fond des océans.</p>

<p>Cependant, ces développements matériels ne peuvent pas apporter à l’humanité le bonheur qu’elle recherche, car la technologie ne peut que satisfaire notre matière, mais ne peut pas répondre aux besoins de notre âme.</p>

<p>De nos jours, alors que le véritable sens de la vie a été oublié et que les liens familiaux ont perdu de leur force, les gens sont devenus incapables de faire face à la dépression, au stress et aux troubles anxieux.</p>

<p>Les gens éloignés de la religion tentent tout pour atteindre le bonheur, à tel point que certains d’entre nous se tournent vers les mouvements mystiques des religions populaires d’Extrême-Orient comme le yoga et la méditation.</p>

<p>Cependant, la solution à tous les problèmes posés par la vie moderne réside en nous-mêmes.</p>

<p>Le remède au problème que nous recherchons à l’extérieur se trouve dans l’Islam et le Soufisme, le côté spirituel de l’Islam.</p>

<p>Les Mawlana, Hacı Bayram Veli, Bahauddin Nakshibend, Aziz Mahmud Hudayi nous distribuent, comme hier, l'élixir qui sera un baume pour nos blessures au cœur. Ce fleuve de spiritualité qui coule de génération en génération offre une eau pure de vie aux cœurs assoiffés.</p>

<p>Certains de nos frères peuvent percevoir le soufisme comme un mouvement resté dans les profondeurs de l'histoire, cependant, l'institution du mentorat dans le soufisme a toujours amené les soufis à se renouveler et à s'adapter à leur temps.</p>

<p>Autrement dit, lorsqu'un guide meurt, un calife parfait et approuvé par lui prend la relève. Les soufis révèlent même l’importance de cette question en disant qu’un chat vivant vaut mieux qu’un lion mort. Le guide nouvellement arrivé fait également l'ijtihad dans la secte selon les besoins du moment.</p>

<p>Essayons de mieux comprendre le problème en donnant un exemple : dans les premières périodes de l'Islam, les soufis recommandaient surtout l'ascétisme.</p>

<p>Parce qu’à cette époque, l’État islamique était riche, ses armées étaient fortes et les madrasas et les fondations faisaient leur devoir.</p>

<p>Cependant, aujourd’hui, la situation a changé et les services islamiques sont fournis par des individus plutôt que par des États.</p>

<p>A ce sujet, Musa Topbaş g, l'un des grands cheikhs Nakshi a dit :</p>

<p>« <em>Aujourd'hui, l'ère du « une bouchée, un cardigan »<a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a> est révolue. Même si une personne vit seule, qu’elle a une vie familiale et une vie sociale, elle ne peut pas pratiquer cela. Tout le monde travaillera. Travailler pour le monde n’empêche pas la spiritualité, même si elle s’apparente au monde. Ainsi, si l’argent est dans le coffre-fort, cela ne sera pas un obstacle mais si l’argent entre dans le cœur, alors il le deviendra. Nous travaillerons tous les deux pour le monde et développerons notre leçon spirituelle, à condition que nous servions et soyons utiles de la meilleure façon possible. Il n'y a pas de conflit entre l’un et l’autre. Certaines personnes ne peuvent ni faire ceci ni cela. Il faut absolument faire des affaires.</em> » (Musa Efendi, p. 102)</p>

<p>Si la richesse est bien utilisée, elle devient source de paix. Il y a un grand besoin dans ce domaine, surtout à notre époque. Notre État, notre nation et nos individus en ont besoin. Mais seulement si on sait comment la gagner et la dépenser de manière appropriée. (Musa Efendi, p. 102).</p>

<p>En fait, les loges ont été fermés pendant la période républicaine, mais les soufis se sont adaptés à cette situation difficile et ont transformé leurs maisons, leurs lieux de travail et même les voitures qu'ils utilisaient en loges. Dans les moments difficiles où il était interdit de dire "Allah", Sami Efendi emmenait parfois ses frères dans sa calèche et les guidait spirituellement. Lorsqu'il arrivait à Istanbul, il continuait à guider ses frères dans la petite mezzanine d'un lieu de travail à Tahtakale.</p>

<p>Les conditions ont changé au fil du temps et, à mesure que notre pays est devenu plus à l'aise politiquement, la nature des services s’est enrichie. Des cours et des fondations coraniques ont été créés par des soufis dans plusieurs de nos villes, et nos jeunes y ont reçu une éducation à la fois extérieure et spirituelle.</p>

<p>De nombreux types de services qui ne pouvaient pas être fournis pendant la période d'un guide sont devenus disponibles en abondance pendant la période du guide suivant.</p>

<p>Tout cela a permis au soufisme d’être intemporel et de pouvoir s’adapter aux conditions changeantes.</p>

<p>Lorsqu’on regarde les mouvements mystiques des autres religions pour mieux comprendre le sujet, on constate qu’ils sont restés inchangés depuis plusieurs milliers d’années et sont restés en dehors de l’histoire.</p>

<p>Aujourd’hui, le mode de vie des moines dans un monastère orthodoxe ou un temple bouddhiste est presque le même qu’il y a 1000 ans.</p>

<p>Le soufisme est essentiel à notre époque</p>

<p>Certaines des beautés que le soufisme nous a apportées dans les temps modernes sont les suivantes :</p>

<p>La compréhension du sens de la vie :</p>

<p>Le soufisme permet aux gens de voir l’arrière-plan des événements. L'œil du cœur d'un soufi qui passe la matinée en dhikr et en pensée s'ouvre, et une fois cet œil ouvert, les secrets de l'univers et de la création se reflètent dans le cœur. Dans un tel cœur, les sentiments tels que le chagrin, l’absurdité, la rancune et la haine disparaissent.</p>

<p>Comme l'a dit Eroğlu Nuri, le Dhikr d’Allah est comme le feu, il brûle et détruit toutes sortes de saletés et de rouilles dans le cœur. La vie acquiert un sens profond grâce à la servitude envers Dieu, à l’amour et au service envers Dieu.</p>

<p>La libération de la servitude à la matière :</p>

<p>Ceux qui reçoivent une bonne éducation soufie voient la matière comme un moyen et non comme une fin. Ils l'utilisent au mieux, mais ils ne sont pas esclaves de la matière, ils connaissent bien les limites des plaisirs matériels. Ainsi, ils sont à l’abri des divertissements, des drogues, de l’alcool, d’internet et de toutes sortes d’addictions.</p>

<p>Les soufis qui ont fortifié leur esprit peuvent mettre un terme à toutes sortes de harams de l'époque qui les invoquent avec passion, car ils savent que leur Seigneur est toujours avec eux dans leur effort pour atteindre le niveau de bonté et ils s'opposent aux harams en en disant "Je crains mon Seigneur".</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2025/03/tespih-.jpg" alt="" /></figure>

<p>Ne pas se laisser submerger par les troubles et les calamités :</p>

<p>Un soufi mature ne se laissera jamais submerger par les événements, quel que soit le type de problème dans lequel il tombe. Même si l'armée de Pharaon est derrière lui et qu'une mer immense est devant lui, ils ne désespèrent jamais, disant : « Certainement, mon Seigneur est avec moi, il me montrera une issue à toute difficulté », tout comme Moïse u (Musa). Il ne cède pas aux troubles : des mots comme suicide et euthanasie, que l'on entend beaucoup aujourd'hui, n'existent pas dans le dictionnaire soufi. Le Soufi voit les manifestations de la beauté dans le Jalal et croit fermement qu'il existe de nombreuses facilités face à chaque difficulté. Ainsi, la dépression ou le stress, qui sont l’ennemi numéro un des gens d’aujourd’hui, ne peuvent dominer le voyageur spirituel.</p>

<p>Comme le montrent les quelques exemples que nous avons donnés, le soufisme est devenu plus essentiel à l’époque moderne. L’humanité n’a jamais eu autant besoin du soufisme que par le passé. Parce que dans les temps anciens, les négativités qui menaçaient la société n’étaient pas si intenses et diverses.</p>

<p>Des maladies telles que la servitude de l’argent, les mouvements pervers, la tromperie commerciale, le déni de religion et l’esclavage des plaisirs sensuels, qui ont détruit de nombreuses tribus anciennes, sont devenues monnaie courante et normalisées aujourd’hui.</p>

<p>Notre seule solution est d'avoir le cœur fort et de vérifier notre foi pour dire stop à toutes ces invitations trompeuses. Le moyen d’y parvenir passe par le soufisme, le dhikr, la contemplation et la muraqaba, qui signifient la vie du cœur et de l’âme de l’Islam.</p>

<p>Comme sont heureux les croyants qui s'adaptent à leur époque et à l'Islam...</p>

<hr />

<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Les soufis ont avancé le concept « une bouchée et un cardigan » pour la mesure des dépenses qu'une personne n’effectuera pas pour sa propre âme et qui ne sera pas du gaspillage. (Traduction partielle du site Islam &amp; Ihsan - <a href="https://www.islamveihsan.com/bir-lokma-bir-hirka-sozunden-kasit-nedir-nasil-anlamaliyiz.html" rel="nofollow ugc">https://www.islamveihsan.com/bir-lokma-bir-hirka-sozunden-kasit-nedir-nasil-anlamaliyiz.html</a> ).</p>]]></content:encoded>
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<title>Tu pourrais être un derviche</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/tu-pourrais-etre-un-derviche/</link>
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<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 13:23:44 GMT</pubDate>
<dc:creator>Mehmet Lütfi Arslan</dc:creator>
<description>L’homme moderne est devenu un mauvais calculateur. Apparemment, il est rationnel de nom, mais en fait, c&apos;est une personne avide qui ne se soucie que de ses propres intérêts. Il ne manque aucune occasion de faire valoir…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’homme moderne est devenu un mauvais calculateur. Apparemment, il est rationnel de nom, mais en fait, c'est une personne avide qui ne se soucie que de ses propres intérêts. Il ne manque aucune occasion de faire valoir ses intérêts. Il préfère tendre la main et prendre avec la main, et voir avec ses yeux, plutôt que ce qui est promis. La transcendance, le sacrifice ou l'altruisme sont des traits qu'il n'aime pas. Lorsqu'une tâche se présente, il se plaint : « Pourquoi un d'autre ne le fait-il pas ? Quand un problème le surprend, il se demande « pourquoi moi et pas un d’autre ?</em></p>

<p>Les temps modernes pourrissent les gens. L’être humain, en ne se concentrant que sur les désirs corporels, ignore les cris de l’âme. Il s’agit sans aucun doute d’une situation gênante, mais ce qui est encore plus problématique, c’est le fait de ne pas en être conscient. Très peu de gens s’inquiètent pour leur âme, car ils ne voient pas cette problématique comme un problème. Chacun se réconforte à l’idée qu’il peut être autonome face aux choses matérielles.</p>

<p>L’engouement pour « l’individualisation » a placé la vie privée au-dessus des valeurs, et personne ne veut que sa vie soit interférée.</p>

<p>La liberté économique est exaltée comme la seule opportunité qui rendra une telle vie possible.</p>

<p>Le plus grand piège dans lequel tombent les gens modernes est la croyance que celui qui trouve l’argent trouvera tout et connaîtra toutes les satisfactions.</p>

<p>Le type idéal des temps modernes est une personne égoïste qui sait mettre tout le monde sur la touche. Il ressort clairement des résultats concrets dans la société et dans la nature que ce type n'est bon ni pour lui-même ni pour l'humanité.</p>

<p>Le bien et la bonté resteront-ils silencieux parce que les gens d’aujourd’hui sont comme ça ?</p>

<p>Même si les ténèbres sont sombres et denses, la lumière ne disparaît pas complètement.</p>

<p>De nos jours les gens sont pris dans la tentation du mal et de la méchanceté. Peu importe le nombre et l’influence des mauvaises personnes, les bonnes personnes continueront à accomplir leurs bonnes actions. C'est une guerre qui dure depuis Abel et Caïn. On ne peut pas faire de guerre sans stratégie. Si le mal se met toujours à jour avec un type et une méthode, le bien devrait également faire de même. Les bons doivent accroître l’attrait de leurs anciennes revendications aux yeux de l’époque. Les gentils ont en fait besoin d’un nouveau type de personnalité. Ce type de personnalité, qui s'est transcendé, voit l'égoïsme comme un ennemi, est un peu contradictoire, un peu oppositionnel, et très transcendant et significatif, peut être un derviche.</p>

<p>Le derviche est exactement le contraire du type idéal des temps modernes. Derviche est un antimoderne. Il n'est pas calculateur, il est méticuleux. Il ne pense pas à lui. En ce sens, il est au sommet de la raison, car il vit avec le sens pour lequel le monde a été créé. Ce sens est l'amour.</p>

<p>Le derviche est un artiste de l'amour.</p>

<p>Non seulement il sait qui, combien et comment aimer, mais il prouve également par sa position et son attitude quel genre de style de vie l'amour peut devenir face à la haine, à l'intérêt personnel et à la rancune.</p>

<p>Le derviche est une personne qui a d'abord prouvé sa vie brevetée par l'amour. Il y a un côté obscur en nous que nous appelons l’âme. Nous ne pourrons pas combattre les ténèbres qui nous entourent sans le vaincre et le convaincre dans un voyage vers la vérité.</p>

<p>On dit que les narcissiques dirigent le monde.</p>

<p>Les derviches donnent un sens au monde.</p>

<p>A quoi sert le pouvoir, à quoi sert l’existence, à quoi sert la vie ?</p>

<p>Seul un derviche pourrait vous le dire.</p>

<p>Bien que le derviche parle peu, on l’entend rarement.</p>

<p>Son attitude et son mutisme sont son interprète silencieux et muet.</p>

<p>Le derviche est un guerrier qui n'a jamais été démobilisé. Il est engagé dans une guerre sans paix. Son ennemi est l’égoïsme qui est en lui et ses manifestations qui se reflètent à l’extérieur.</p>

<p>Les plus puissantes armes du derviche sont sa satisfaction avec son corps, le fait de ne pas se laisser tromper par les ornements du monde, et sa conscience de sa mortalité.</p>

<p>Le Dervichisme est le dernier espoir de l’homme moderne, avare, trompé par le monde et dont la guerre est sur le point de perdre parce qu’il vit comme s’il ne mourrait jamais.</p>

<p>Être un derviche est la quintessence de l'espoir. L’espoir, c’est savoir que nous avons besoin de Dieu et de Dieu seul.</p>

<p>L’homme d’aujourd’hui marche imprudemment sur le chemin pour devenir un homme-dieu. C’est un excès qui signifie un suicide pour lui-même et pour le monde.</p>

<p>L'espoir du derviche réside dans la connaissance de sa place.</p>

<p>Non seulement le derviche sait qui détient la domination et le pouvoir, mais il en fait l'expérience.</p>

<p>Il ne lui suffit pas de vivre, il interprète cela dans un style artistique.</p>

<p>Son interprétation, qui est son état, son attitude et sa position, soulage tous ceux qui la regardent et ne fatigue personne.</p>

<p>Tout le monde vit d'une manière ou d'une autre, les derviches font vivre les gens.</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2025/03/peuple.jpg" alt="" /></figure>

<p>Tout le monde aime ou est aimé, les derviches font aimer et rendent les gens heureux.</p>

<p>Le fait d’être avec un derviche vous situe à l'endroit où vous êtes le plus proche de vous-même, de votre moi intérieur et de votre sens.</p>

<p>Lorsque vous êtes avec lui, vous sentez germer votre côté humain et vous prenez conscience de votre cœur.</p>

<p>Vous comprenez que le cœur a une vie et que cette vie est en réalité une alternative à la vie que nous vivons.</p>

<p>Si vous êtes lié au monde par tous vos liens, vous ressentirez une douleur en vous avec la présence et la position d'un derviche. Cette douleur est le signe qu’il y a encore de l’espoir en vous. Celui qui marche sur cette douleur se mettra en quête de trouver ce qu’il veut.</p>

<p>Le résumé de la condition du derviche dans les temps modernes est la représentation des trois plus précieuses sunnas de notre Prophète r, qui a été envoyé comme miséricorde aux mondes, en tant que personne.</p>

<p>Ces trois sunnas sont la position envers notre Seigneur, la position envers les créatures et la position envers le monde.</p>

<p>Être un serviteur très reconnaissant envers notre Seigneur, tout comme notre prophète Mohammed r, servir les créatures avec compassion et miséricorde, et ne pas permettre au monde et à ses ornements d'entrer dans nos cœurs, c’est une position de derviche inspirée par l'exemple prophétique.</p>

<p>Être un derviche c'est s’efforcer d’œuvrer pour être au paradis avec notre bien-aimé Prophète Muhammad r conformément à l'avertissement prophétique suivant donné à Anas t :</p>

<p>« <em>Mon enfant! Si vous pouvez rester du matin au soir, du soir au matin, sans en vouloir à personne dans votre cœur, essayez de le faire. Mon bébé! C'est ma sunna. Celui qui maintient ma Sunna en vie signifie qu'il m'aime. Celui qui m'aime sera avec moi au ciel</em> » (At Tirmidhi, Science 16).</p>

<p>Ceux qui disent que tout le monde ne peut pas être derviche font une erreur en réduisant le statut de derviche à une classe, un statut ou une époque. Chacun peut obtenir sa part du statut de derviche en fonction de ses capacités. Être un derviche est un état, une position et une attitude.</p>

<p>Allah a créé tout le monde pour être ami avec Lui.</p>

<p>Un derviche est une personne qui s'efforce d'atteindre cet objectif et qui donne l'exemple à tous par ses efforts. Il n'est pas retiré du monde, au contraire, il s'est concentré sur faire aimer les gens et les rendre heureux dans la vie plus que quiconque. Il vit du travail de ses mains, et même s’il est entouré de richesses, il sait qu’il a besoin de Dieu. Il sait que la volonté de Dieu est la bonté, la beauté et le bien du peuple. C'est pourquoi tout le monde devrait tenter d'être, ou au moins vive avec le désir d’être, un derviche.</p>

<p>Un verset et plusieurs leçons :</p>

<p>«<strong><em> La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. Mais (ce privilège) n'est donné qu'à ceux qui endurent et il n'est donné qu'au possesseur d'une grâce infinie.</em></strong>» (Fusillât 34-35).</p>

<p>Ces deux versets donnent l’essence du derviche.</p>

<p>Le derviche est celui qui possède la plus grande part de patience et d’autres grandes qualités morales. Il est patient lorsqu'il est en colère et pardonne lorsqu'il est exposé au mal. C'est une grande moralité.</p>

<p>La morale prophétique n’est rien d’autre que cela.</p>

<p>Être un derviche, c'est réussir à être l’oumma de son propre beau Prophète r. Tout le monde aime celui qui y parvient car il est désormais devenu le représentant concret de la miséricorde et de la compassion.</p>

<p>La caractéristique la plus importante d’un derviche est la douceur, qui combine toutes les beautés de la moralité. L'ignorance des gens de la jahiliya, qui connaissaient pourtant la meilleure poésie, aimaient l'art oratoire et rivalisaient avec les grands États dans le commerce et la politique, était due à leur manque de compassion. La douceur est à l’opposé de la rébellion et de l’agressivité. À cet égard, en être éloigné est fondamentalement un manque d'intelligence. Le derviche qui embellissait sa moralité par sa générosité se distinguait en réalité par son intelligence. Cependant, les ignorants modernes trouvent le derviche étrange, ne s’en soucient pas et ne le prennent pas au sérieux.</p>

<p>Le derviche ne change pas son comportement en regardant ceux qui ne le prennent pas au sérieux. Sa plus importante caractéristique est qu’il ne change pas sa propre politique face à la mauvaise politique d’autrui. Certaines personnes peuvent être mauvaises et insister sur le mal. Le bien ne change pas son état et son attitude en regardant le mal.</p>

<p>Être un derviche, ce n'est pas être bon avec le bien, mais être bon avec le mal.</p>

<p>Le bien pour le bien est le profit de tous, et le bien pour le mal est le profit de tous. Être un homme, ce n'est pas être un homme ou une femme, c'est être un derviche.</p>

<p>Ne soyez pas des gens sans personnalité qui imitent les autres en tous points en se disant</p>

<p>« <em>Si les gens font le bien, faisons le bien, s'ils oppriment, nous aussi opprimons » ! Mais habituez-vous à faire le bien si les gens font le bien, et à ne pas être oppressifs s'ils font le mal !"</em>» (At Tirmidhi, Birr 63/2007).</p>]]></content:encoded>
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<title>Comment devenir et rester un derviche Dans les temps modernes?</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/comment-devenir-et-rester-un-derviche-dans-les-temps-modernes/</link>
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<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 13:22:40 GMT</pubDate>

<description>Sélection de l&apos;éditeur du Magazine Altınoluk Prof. Dr. Hasan Kamil Yilmaz Le musulman est la patrie du musulman et le derviche est la patrie du derviche. Tous les peuples du monde contemporain, qu’ils soient musulmans…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Sélection de l'éditeur du Magazine Altınoluk</p>

<p><strong><u>Prof. Dr. Hasan Kamil Yilmaz</u></strong></p>

<p>Le musulman est la patrie du musulman et le derviche est la patrie du derviche.</p>

<p>Tous les peuples du monde contemporain, qu’ils soient musulmans, non musulmans ou derviches, sont confrontés à trois idoles importantes qui sont le matérialisme, le capitalisme et la laïcité.</p>

<p>Le matérialisme a une structure qui donne la priorité à la perception de la matière et de la vie physique, loin de l'esprit et du sens.</p>

<p>Le capitalisme, quant à lui, propose un système dépourvu d’émotion, de moralité et de préoccupations éthiques, qui repose sur l’argent et met l’accent sur le pouvoir économique.</p>

<p>La laïcité, en revanche, n’envisage qu’un ordre centré sur le monde qui ignore les préoccupations concernant l’au-delà, le jugement et l’au-delà.</p>

<p>Les musulmans en général, et les derviches volontaires en particulier, peuvent bénéficier des principes suggérés par le soufisme pour combattre ces trois idoles des temps modernes. En d’autres termes, lorsqu’une foi sous forme de bienveillance dans les relations avec Dieu est placée au centre de la vie, les êtres humains peuvent plus facilement passer de la servitude à la matière et courir après le monde. Parce que la base des enseignements soufis est de voir la vie avec des yeux différents, avec bonté, piété et orientation, et de gérer la vie avec un cœur alerte dans le monde du cœur.</p>

<p>Il est clair qu’il y a trois étapes importantes dans la vie humaine en termes de relations.</p>

<p>L'une d'elle est la relation du serviteur avec Allah.</p>

<p>La seconde concerne sa relation avec des personnes du même sexe.</p>

<p>La troisième est sa situation et son attitude à l’égard du bénéfice du monde et de ses bénédictions.</p>

<p>Un derviche croyant qui a foi dans l'existence d'un créateur métaphysique, sans voir le monde et l'univers comme un simple monde physique, se réfugie dans son propre monde de cœur contre les pressions du monde matérialiste en occupant sa langue et son cœur avec le dhikr (souvenir) d'Allah.</p>

<p>Les êtres humains sont des créatures qui ont naturellement besoin d’un abri.</p>

<p>Ce besoin est satisfait à son plus haut niveau par la foi et la soumission à Allah.</p>

<p>Le derviche, qui a un cœur satisfait et libéré des doutes destinés à être introduits dans l'esprit, connecte son cœur à Allah avec son culte, son dhikr et son chapelet, et d'autre part, échappe aux pièges de la laïcité et du matérialisme conformément au principe "halvet der encümen" (isolement dans le conseil)<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a> du soufisme et à la compréhension de la théorie qui prône que " el karda gönül yarda "( Le cœur est orienté vers le profit dans l'avenir (l'au-delà) pendant que la main travaille).</p>

<p>Dans les relations du serviteur avec ses semblables, la perception de compassion que ce que l'Islam enseigne et inculque aux musulmans et ce que  le soufisme apprend aux disciples et aux derviches revient à atteindre un cœur généreux d'aimer chaque être créé et de partager ses possibilités avec eux.</p>

<p>C'est pour cette raison que dans notre ère moderne le sentiment de compréhension de la compassion contenue dans la parole qui prône que « le musulman est la patrie du musulman, le derviche est la patrie du derviche » prévaut face au capitalisme sauvage, qui domine la compréhension en termes économiques de « l'homme est le loup de l'homme ».</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2025/03/kapi-cami-.jpg" alt="" /></figure>

<p>L’un des plus grands problèmes du musulman et du derviche moderne est de savoir comment tirer profit des bénédictions du monde.</p>

<p>L’intellect qui déclenche les désirs mondains des êtres humains tels que l'ambition et l'avidité et lui inculque l’aspiration à favoriser ses propres intérêts comme un cordonnier coupe constamment, prend l'apparence de l'ascétisme lorsque l'attitude de l'Islam envers le gaspillage rencontre la compréhension derviche de « Un morceau, un cardigan".</p>

<p>Ainsi, les gens acquièrent l’habitude de garder leurs besoins sous contrôle.</p>

<p>Ici, la cruauté de la publicité, la plus grande cruauté de la vie contemporaine, entre en jeu et crée constamment de nouveaux besoins pour les gens. Toutefois, selon la compréhension islamique et soufie, les besoins devraient être limités.</p>

<p>Ce sont nos valeurs, et non les outils médiatiques, qui doivent déterminer si une chose est nécessaire. Par conséquent, le plus grand effort du derviche moderne dans la vie moderne devrait être de glorifier le monde du cœur, d'élargir le cercle d'amis en purifiant les relations humaines et de coexister avec des personnes qui partagent ses valeurs.</p>

<p><strong>Prof. Dr. Irfan GÜNDÜZ</strong></p>

<p>C'est facile de le devenir un derviche mais c'est difficile de rester derviche !</p>

<p>Derviche est un mot persan utilisé pour signifier « nécessiteux, pauvre et mendiant ».</p>

<p>Selon une acceptation largement répandue l’appellation derviche, qui est tirée de la transformation du composé persan der-pîş, qui signifie « devant la porte », est définie par l’expression « être un derviche et ne pas être un amoureux ».</p>

<p>Réduire le statut de derviche, qui est décrit et compris comme étant un ami et une aide pour tout le monde, mais n'étant un fardeau pour personne, à la mendicité, est un autre indicateur de l'anti soufisme. «</p>

<p> Le pire chrétien devient moine, le pire musulman devient derviche. »</p>

<p>Des expressions contraires telles que celles qui sentent la perception sont exprimées dans de nombreuses œuvres célèbres.</p>

<p>   Le Saint Mawlana ç a dit : « <em>Frappez à la porte du palais et attendez patiemment. Ne partez pas maintenant ! Il y aura certainement quelqu’un qui vous ouvrira la porte</em> ».</p>

<p>Comme il l'a dit : « <em>Une telle porte ne peut rester fermée à personne pour toujours</em> », donc ceux qui ouvrent les mains uniquement à Allah, Lui demandent de l'aide et se tiennent à Sa porte sont devenus la marque du Dervichisme.</p>

<p>Le mot derviche a ensuite été utilisé en lieu et place des mots arabes fakir et fakr pour exprimer l'ascèse et le soufisme.</p>

<p>Puis au fil du temps, il a acquis un contenu différent et plus large. Parallèlement à ce développement et à ce changement, le mot derviche est désormais utilisé pour désigner à la fois un pauvre et un soufi conscient de son besoin de Dieu, même s'il est riche.</p>

<p>L'appellation Derviche désigne l'aspirant, qui œuvre à préparer le cœur à recevoir les qualités morales amenant à la descente de la bénédiction divine en le purifiant des sons qui lui sont étrangers,  comme cela est décrit dans le poème « Le Sultan ne s'installe dans le palais que lorsque la maison est bien développée après qu'elle ait été nettoyée des paroles qui lui sont étrangères".</p>

<p>Le prophète Mohammed r compare le monde à une mer et les humains à un navire.</p>

<p>Le Saint Mawlana c  explique qu’un navire, tout comme il va où il veut lorsqu'il met ses pieds sur la mer sous, coule lorsqu'il est percé et prend l'eau.</p>

<p>De la même façon un derviche désigne le dévot qui utilise le monde sous ses pieds comme une chaise, un parfait voyageur qui porte le monde dans sa poche et son portefeuille et ne le laisse jamais entrer dans son cœur.</p>

<p>Le Saint Mawlana c  a dit : « <em>Si nous étions devenus un derviche, nous aurions acheté une couronne et un cardigan et nous l'aurions même acheté pour trente ou quarante ans.</em> »</p>

<p>Alors que Yunus, lorsqu’il dit qu'être un derviche est une question d'esprit et de conscience, le décrit comme l'intention et l'effort visant à atteindre un sens aigu de la bonté.</p>

<p>En ce sens, il est facile de devenir un derviche, mais il est plus difficile de le rester.</p>

<p><strong>Prof. Dr. Ali Namli</strong></p>

<p>Le vrai derviche est au-delà du temps et de l'espace</p>

<p>Les mots « tarîk » et « tarikat », qui signifient la voie, signifient aussi l’ordre et la méthode. La diversité et la richesse des méthodes dans les différentes voies et écoles soufies ont permis différentes applications selon le temps, les conditions et les différences de disposition, de caractère et de nature des gens.</p>

<p>Faire le dhikr de manière ouverte ou en secret, la disposition et le nombre des wird<a href="#_ftn2" id="_ftnref2">[2]</a> et dhikr, les moments où ils seront accomplis, la compréhension et la mise en œuvre de l'ascétisme comme l'abandon complet des choses matérielles ou le retrait de l'amour du monde du cœur, et la pratique du halvet (isolement) comme le halvet der-encümen (être avec Dieu en public).</p>

<p>De nombreux exemples des différentes méthodes de formation existent et on peut en donner quelques-unes à cet égard.</p>

<p>Le fait que certaines voies et méthodes soufies soient devenues populaires à différentes périodes de l’histoire et que d’autres aient décliné ou même disparu peut être analysé comme étant une façon de façonner et de renouveler la vie soufie selon l’esprit de l’époque.</p>

<p>Ce sont les guides parfaits, même les plus parfaits, qui décideront des pratiques et des interprétations basées sur l'ijtihad en matière soufie.</p>

<p>Les propositions de solutions à certains problèmes des temps modernes venant de l'extérieur, par exemple, considérant les difficultés de la vie quotidienne, comme le problème de la circulation dans les grandes villes, comme une « épreuve » au sens soufi, ne sont qu'un fantasme avancé par ceux qui ne connaissent pas la nature de la vie soufie.</p>

<p>L'essentiel est de surmonter les difficultés et les obstacles que le temps et l'espace apporteront en adoptant des principes au-delà du temps et de l'espace et de devenir un « authentique derviche ».</p>

<p>L’authentique derviche est celui dont le but et la cible est uniquement Allah. En purifiant son âme et en purifiant son cœur, il atteint la perfection des bonnes mœurs. Depuis qu’il a atteint la vérité du Tawhîd (unicité), du masiva (autre que Lui) et de l’aghyâr (étranger), c’est-à-dire que tout autre qu’Allah a été effacé de sa vue et a été libéré de l’influence et du joug des choses et des événements. Une personne qui a atteint la conscience éternelle et librement  limitée à un certain temps et à un certain lieu de l'unité avec Allah, et qui est même allée au-delà en atteignant le niveau d'être mortel en Allah, ou qui a au moins été sur ce chemin, signifie qu'il a échappé au temps et à l'espace qu'il a transcendés.</p>

<p>Selon le derviche qui a atteint cette perception et cette conscience, peu importe que l’époque soit classique, moderne ou post-moderne. Au contraire, selon son niveau de maturité, cela le rend plus résilient et résistant aux tumultes du temps, à toutes sortes de difficultés et d'épreuves.</p>

<p><strong>Prof. Dr. Necdet Tosun</strong></p>

<p>Nous avons plus que jamais besoin du statut de derviche</p>

<p>Au cours des quarante dernières années, nous avons assisté à de grands développements et à des changements que le monde n’avait pas connus depuis mille ans.</p>

<p>J'avais six ans lorsque l'électricité est arrivée dans notre village. Je me souviens que la maison était câblée et que les prises étaient connectées.</p>

<p>Maintenant nous vivons désormais à l’ère numérique ou à l’ère spatiale. Ce grand changement affecte également le mode de vie et la façon de penser de la société. Il y a une période de transition entre une époque où la conscience du quartier, le bon voisinage et la vie sociale étaient au premier plan, et le style de vie individuel des appartements.</p>

<p>Dans le bombardement d’informations des médias et des réseaux sociaux, des vérités et des mensonges sont servis à des personnes se trouvant dans une situation mixte.</p>

<p>La laïcisation est devenue plus que jamais une préoccupation. Une génération indifférente est en train de se créer, encouragée par les publicités de confort.</p>

<p>Il est clair que dans une telle période, nous avons plus que jamais besoin du soufisme et du Dervichisme qui est la dimension spirituelle de l’Islam.</p>

<p>Les peuples du monde occidental, qui ont déjà perdu leur spiritualité, se tournent principalement vers l’islam grâce au soufisme.</p>

<p>Les écoles soufies et les écoles de spiritualité, qui ont une tradition vieille de plusieurs centaines d’années, sont en mesure de servir de bouée de sauvetage aux masses à la dérive.</p>

<p>Mais ces centres spirituels doivent également suivre l’évolution rapide du monde sans renoncer à leurs principes de base.</p>

<p>Par exemple, alors qu'autrefois, dans la vie de la loge, le disciple pouvait voir son maître plus souvent, lui expliquer ses problèmes et chercher des solutions, aujourd'hui il est devenu difficile pour les disciples, dont le nombre atteint des centaines de milliers, d'atteindre le cheikh directement.</p>

<p>En revanche, il est possible d'accéder plus rapidement aux écrits, conversations et sermons du cheikh à travers les livres, les magazines et les médias. Bien que les opportunités de l’ère numérique soient utiles, ce qui éduque véritablement les gens, c’est l’éducation dispensée en les regardant dans les yeux et en leur consacrant du temps de tout cœur. C’est pour cela que les cercles de discussion et les groupes d’amitié ne doivent pas être négligés.</p>

<p>Depuis que l'intensité de la vie des affaires et les problèmes des grandes villes ont produit une société mondiale stressante qui est passée d'une société agricole à une société industrielle, de nombreuses écoles de soufisme ont tenté d'adapter leurs anciennes méthodes éducatives aux conditions du jour, par exemple, ils ont réduit le nombre de dhikr.</p>

<p>De plus, les générations dont le niveau d'éducation a augmenté et ont commencé à penser de manière plus individuelle trouvent les pratiques de certaines sectes telles que les rituels d'initiation et la rabita (le lien) exagérées et inutiles.</p>

<p>Pour cette raison, certaines écoles du soufisme ont commencé à développer une compréhension du soufisme plus simple et plus adaptée aux gens d’aujourd’hui.</p>

<p>D'autre part, les écoles du soufisme, qui sont des centres spirituels traditionnels, entreprennent la tâche de « sauver la foi » et « d'inculquer la spiritualité » contre des mouvements, tels que le déisme, qui semblent s'être répandus parmi les nouvelles générations.</p>

<p>Ici, le plus grand problème auquel sont confrontés les gens, en particulier les jeunes, réside dans la distinction entre les authentiques voies du soufisme et celles qui sont fausses. Lorsque des générations qui sont lassés du matérialisme cherchent à trouver la paix dans le soufisme, elles risquent de rencontrer des abuseurs de cette voie et de s’en aliéner.</p>

<p>Cependant, il ne faut pas oublier que de faux prophètes sont également apparus juste après la mort de notre Prophète r. Tout comme nous ne nous éloignons pas de la vraie religion parce que de faux prophètes ont émergé, cela n’aurait aucun sens de rester à l’écart de cette grande école de spiritualité simplement parce que de faux soufis ont émergé.</p>

<p>En bref, les responsables des écoles soufies devraient apporter quelques changements et simplifications aux méthodes d'éducation soufies en fonction des conditions de l'époque, sans abandonner les principes de base.</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2025/03/peuple2.jpg" alt="" /></figure>

<p>Les derviches engagés dans la voie du soufisme devraient lire des ouvrages islamiques et soufis et poursuivre leurs conversations et leurs cercles de dhikr sans se laisser influencer par les philosophies à la mode, ils devraient se débarrasser du mode de vie individualiste, s'efforcer de s'intégrer à la Oumma et d'être utiles à la société, en maintenant la conversation vivante.</p>

<p><strong>Prof. Dr. Abdurrezzak Tek</strong></p>

<p>Le Derviche parle avec Dieu, et Le voit.</p>

<p>L'ascension du derviche d'aujourd'hui est possible grâce à l'éducation soufie qu'il a bâtie sur quatre fondements.</p>

<p>Tout d’abord, il doit accomplir son culte et son obéissance obligatoires avec une grande sensibilité et sincérité, et il doit s’efforcer de remplacer les attributs négatifs de son âme par de bonnes mœurs.</p>

<p>Ces deux étapes reposent davantage sur l'effort qu'il fera tout au long de son statut de derviche, et sa sincérité et sa continuité à cet égard conduiront à la manifestation de l'amour et de la connaissance divine dans son cœur.</p>

<p>Bien entendu, la réalisation de tout cela dépend avant tout de la conscience du derviche. Cette prise de conscience est un état de yakāza (vigilance) qui revient à défendre Dieu, à se réveiller du sommeil de l’insouciance et à mettre fin à toutes sortes de négligences.</p>

<p>Cet état le pousse à rompre tout lien avec sa vie antérieure vécue dans l'insouciance, et à consacrer toute son attention à ce nouveau chemin dans lequel il s'est engagé, avec un repentir déterminé.</p>

<p>La repentance, qui est la clé du statut de derviche, signifie que Dieu se tourne vers Son serviteur et que le serviteur se tourne vers Dieu. Dieu, lorsqu’Il se tourne vers Son serviteur, lui donne l’occasion de se repentir, et lorsque le serviteur se tourne vers son Seigneur, il demande pardon pour les péchés qu’il a commis.</p>

<p>Le derviche a besoin d'organiser sa vie mondaine avec cette nouvelle conscience du but de la création.</p>

<p>Il réalise qu'il ne doit pas s'attacher à la vie mondaine au point d'oublier Allah et le Jour dernier, et qu'il ne doit pas négliger sa vie éternelle tout en bénéficiant légitimement des bénédictions du monde.</p>

<p>Cette perception, appelée ascétisme, l'amène à ne pas attacher d'importance aux possessions matérielles, au rang et à la position, à la renommée et à la réputation, à ne pas obéir aux désirs et aux désirs de l'âme, à se tourner vers l'au-delà et à s'accrocher au culte, à l'obéissance et à la servitude comme autant que possible dans la peur et l'espoir.</p>

<p>Alors que d'une part, il y a une crainte dans son cœur de la colère et du châtiment d'Allah, ou de s'éloigner de la servitude et de se retrouver seul avec son âme, d'autre part, il ressent grâce et miséricorde et l'immensité du divin.</p>

<p>En complétant les étapes de base de son voyage, il a maintenant atteint un certain niveau de conscience de ne pas se laisser emporter par ses désirs et désirs terrestres et de ne pas permettre aux choses du monde d'entrer dans son cœur. Pour cette raison, non seulement il reste à l’écart des choses haram, mais il acquiert également une certaine sensibilité pour éviter les choses suspectes (douteuses)<a href="#_ftn3" id="_ftnref3">[3]</a>.</p>

<p>Cette sensibilité lui permet d'éviter toute affaire personnelle, physiquement et mentalement, ainsi que de garder son âme sous contrôle à tout moment. Lorsqu'il examine sa situation, il se rend compte que son devoir de serviteur est le droit d'Allah sur lui et qu'il doit donc faire entièrement confiance et s'abandonner à Allah, sans rien attendre en retour. En se débarrassant des soucis du lendemain, il développe le sentiment de faire confiance à Allah dans tous les domaines. Il accepte volontiers les manifestations du destin en étant d'accord avec le jugement de Dieu. Cette confiance dans son cœur crée un état indescriptible de tranquillité, de paix et d’enthousiasme chez le derviche. Son désir et son désir d'Allah augmentent progressivement, à un tel point que son cœur brûle du désir d'être proche de Lui et de Le rencontrer.</p>

<p>La seule consolation est de revêtir le manteau de la patience et du consentement dans l’espoir des retrouvailles.</p>

<p>Pour cette raison, il cesse de pleurnicher et de se plaindre de toutes sortes de douleurs, d'ennuis et d'ennuis qu'il rencontre sur son chemin (patience).</p>

<p>Au contraire, il voit le propriétaire de la bénédiction et maintient son respect (reconnaissance) pour les bénédictions qui lui sont données même s'il ne les mérite pas.</p>

<p>Il loue Dieu Tout-Puissant avec une entière satisfaction et se tourne vers la servitude avec amour et enthousiasme.</p>

<p>Ainsi, le derviche, qui rompt les liens liés à la masiva dans son cœur et ne s'occupe que de son Seigneur, atteint la conscience de ne pas voir ses actions dans son voyage spirituel, s'oubliant, ne s'attribuant pas d'existence (fanâ), au lieu de cela, il est doté des attributs de Dieu et reste avec Lui (beka).</p>

<p>C'est à ce moment-là qu'il parle à Dieu, voit avec Dieu et donne et reçoit avec Dieu, comme indiqué dans le hadith.</p>

<p>C’est le niveau où toutes sortes de dualité disparaissent et où se produit un état de monothéisme complet.</p>

<p>Le derviche acheva son ascension, réalisa ses retrouvailles et se lança dans un nouveau voyage en tant que calife de Dieu pour offrir les cœurs assoiffés de la source dans laquelle il buvait.</p>

<hr />

<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Traduction de l’explication donnée par “l’Encyclopédie de l’Islam”: Des noms tels que « halvet, uzlet, vahdet, isolement » sont donnés à la vie des ascètes et des soufis qui vivent séparément de la société de manière continue ou à certains intervalles.</p>

<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Le wird est une dévotion ou une liturgie dans laquelle la substance est basée sur le dhikr</p>

<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Voir à ce sujet la recommandation prophétique contenue dans ce hadith rapporté par At-Tirmidhi (No 2518) : <em>« Laisse ce qui suscite en toi le doute pour ce qui est sûr car le doute est source de mensonge et la vérité est source de lumière » </em>(NdT).</p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>Ceux qui ne font pas de dhikr auront des soucis !</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/ceux-qui-ne-font-pas-de-dhikr-auront-des-soucis/</link>
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<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 13:21:53 GMT</pubDate>
<dc:creator>Fatih Balkır</dc:creator>
<description>La spiritualité est le plus important élément de base auquel nous, humains qui avons été créés dans la plus parfaite et unique forme, devons prêter attention dans tous les aspects de notre vie. Cette beauté, dont les…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La spiritualité est le plus important élément de base auquel nous, humains qui avons été créés dans la plus parfaite et unique forme, devons prêter attention dans tous les aspects de notre vie.</p>

<p>Cette beauté, dont les belles personnes se soucient et se souviennent à tout moment, est celle d’un bon état spirituel car en fait c’est la source de leur beauté.</p>

<p>Le Prophète Muhammad r invoquait le Seigneur comme suit :</p>

<p>« <em>Je cherche refuge auprès de Toi contre le mal qui est en moi, contre le mal du diable et de ses incitations à attribuer à Allah.»</em> (Abou Dawud, Adab 110)</p>

<p>La solitude avec soi-même est identique à celle de l’oiseau qui s’envole des mains de la spiritualité. Il est alors très difficile de l'attraper. Tout le travail, de wird, les conférences et les invocations (dhikr) disparaîssent.</p>

<p>Dans une de ses conférences le Cheikh Abdullah Sert a dit: </p>

<p>« Quand le corps commet des péchés l’âme souffre.».</p>

<p>Même si les êtres humains en font constamment l’expérience, ils ne peuvent malheureusement pas se débarrasser des incitations nocives de leur ego.</p>

<p>Les organes médiatiques nocifs, les énergies négatives des personnes et bien d’autres raisons affectent notre spiritualité et, avec le temps, nous amènent à commencer à faire des compromissions avec la beauté.</p>

<p>Nous commençons à faire les choses juste pour le plaisir de les faire, en écartant ce que nous avons fait avec diligence.</p>

<p>Bien sûr, si notre état spirituel ne s’améliore pas, ceux-ci disparaîtront et, par conséquent, notre esprit deviendra étroit et nous entrerons dans un état de constipation.</p>

<p>Deux mots de mon estimé professeur Ethem Cebecioğlu ont grandement influencé ma vie spirituelle :</p>

<p>La première est : « Celui qui ne souffre pas souffrira de ses ennuis ! »</p>

<p>Le deuxième est « Quoi que vous disiez, mon enfant ! »</p>

<p>Malheureusement, nous avons vécu ces deux mots, qui sont restés gravés dans ma tête comme des clous, de manière douloureuse.</p>

<p>Si vous ne souffrez pas, vos ennuis et vos chagrins sont mille et un, mais si vous le faites, il n'y a personne de meilleur que vous qui marchez les pieds en l’air.</p>

<p>Tout ce que vous faites est beau et vous rayonnez de beauté. Si tu es comme ça, comme tu es heureux, mon beau frère.</p>

<p>En fait, nous savons très bien, ce que nous ne devons pas faire, ce que nous devons faire et comment le faire.</p>

<p>Parfois, nous ne laissons même pas de cendres sur le barbecue. Comme s’il n’y avait personne de meilleur que nous sur ce chemin de derviche !</p>

<p>Mais voyez-vous, être présent au moment du tahajjud est le travail de ces professionnels, et cela n’arrive pas immédiatement d’un seul coup. Ce travail de protection de la spiritualité nécessite une compétence qui vient avec le temps, nous devons nous en inquiéter, ma chère.</p>

<p>Le deuxième mot d'Ethem Hodja ; « Quoi que vous disiez, c'est votre situation, mon enfant ».</p>

<p>Il faut peut-être comprendre cette parole ainsi : « Si tu n'as pas de leçon, profite de tes ennuis, mon enfant ! Parce que notre état spirituel est aussi le reflet de l’état de notre dhikr : pour refléter la beauté, nous devons suivre exactement ce qu’elles disent, sinon nous souffririons de troubles. Car celui qui ne souffre pas souffrira de ses ennuis ! »</p>

<p>Alors, si vous vous demandez, comment cet état spirituel peut-il être préservé ?</p>

<p>Je voudrais raconter ce souvenir qui est le mien.</p>

<p>Un jour, je suis allé voir notre professeur Kemaleddin Altuntaş, que j'aime beaucoup.</p>

<p> Je lui ai dit :  «Monsieur je me sens très déprimé, je ne peux pas accomplir mes devoirs spirituels à temps, j'ai honte, que demandez-vous ? »</p>

<p>Le Saint homme baissa la tête, regarda mon visage par-dessus ses yeux et dit :</p>

<p>« -Frère, vous dites que vous n'accomplissez pas le devoir confié par votre manager ? Est-ce que vous vous trouvez des excuses ? »</p>

<p>«Non monsieur! Je me prépare en conséquence pour celà et je fais de mon mieux pour le accomplir à temps. »</p>

<p>Il me dit : «  Tout comme nous effectuons le travail de notre manager dans les délais et sans interruption, nous prendrons ce travail au sérieux et serons attentifs à notre situation. »</p>

<p>Puiis il me demanda :</p>

<p>« Savez-vous ce qu'est l'ordre public ? »</p>

<p>« Oui Monsieur. »</p>

<p>"Tout comme l’ordre public protège une ville contre les mauvaises actions, avec le dhikr, il protège aussi notre cœur contre les mauvaises actions. Plus l'effet du dhikr sur un corps est grand, plus l'ordre public sera fort.</p>

<p>Les organes médiatiques nocifs, les énergies négatives des gens et bien d’autres raisons affectent notre spiritualité et, avec le temps, nous commençons à faire des compromis sur la beauté.défaut, vous ne pourrez ni étudier ni bien vous comporter. Vous pouvez le préserver. Pour cette raison, frère, nous préserverons notre position. Il n'y a aucune excuse pour cela. Nous en ferons tout ce que nous pourrons. »</p>

<p>Afin de protéger notre spiritualité, nous devons aussi accorder une attention particulière à tout ce qui entre ou sort de la bouche, ainsi qu’à tout ce qui entre dans les yeux et les oreilles et va au cœur. Il faut être sous le contrôle de soi-même. Il est nécessaire de vérifier si nous avons été bons ou mauvais en tenant compte de cette journée-là.</p>

<p>Bref, pour éviter les ennuis, il ne faut pas manquer les rendez-vous du tahajjud, qui sont les moments de rencontres uniques que notre Seigneur nous a donnés.</p>

<p>Nous devons faire attention à notre situation en ce moment là, car l’âme est avec nous à tout moment. Nous ne devrions pas l’accomplir en nous disons “voyons comment ça va se passer”.</p>

<p>Nous le ferons de la belle manière comme l’ont décrit nos honorables saints Sami Efendi et Musa : avoir une belle intention puis bien effectuer nos ablutions... Nos habits, parfum et tapis de prière seront spéciaux. Parce que nous allons à l'invitation spéciale du Plus Spécial...</p>

<p>Cette nuit-là, avec beaucoup de prosternation, beaucoup de récitation et beaucoup de respect nous déclarerons:</p>

<p>«Je suis venu à Toi, mon Dieu, je suis venu à Toi, avec mes péchés et mes erreurs, je suis venu à Toi, pardonne-moi, parce que Tu aimes pardonner. »</p>

<p>Nous devons vivre notre condition en lui faisant miroiter notre état et en l’implorant ainsi : « aime-moi et pardonne-moi, Dieu. ».</p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>Le soufisme n’est pas dans des endroits inaccessibles mais il est en nous</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/le-soufisme-nest-pas-dans-des-endroits-inaccessibles-mais-il-est-en-nous/</link>
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<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 13:20:52 GMT</pubDate>
<dc:creator>Mehmet Büyükmutu</dc:creator>
<description>Faire preuve de sensibilité pour éviter que les revenus halal ne soient contaminés par le haram et ne deviennent suspects est non seulement le fait d’un derviche des temps modernes, mais aussi d’une époque qui va…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Faire preuve de sensibilité pour éviter que les revenus halal ne soient contaminés par le haram et ne deviennent suspects est non seulement le fait d’un derviche des temps modernes, mais aussi d’une époque qui va au-delà.</p>

<p>Un salarié qui assure sa pension alimentaire en respectant son poste, son temps de travail et la description de sa tâche est le derviche de son époque.</p>

<p>Celui qui évite de tromper la clientèle, en vantant la qualité du produit qu’il vend mais aussi en énonçant ce qui est défectueux ou manquant, celui-là est à la fois un derviche et un moudjahid de l’époque où nous vivons.</p>

<p>Quel qu’en soit son contenu, le non-respect du cadre limité par Allah Tout-Puissant conduira le musulman à la corruption, à l'infidélité et à l'égarement.</p>

<p> Depuis l’époque du Prophète (r) jusqu’à nos jours, le soufisme n’a pas été séparé du fiqh pas plus que la tarîqa ne l’a été de la charia. Les excès qui ont surgi, à différentes époques, sous le nom de soufisme et ont mené aux extrêmes ont été corrigées et légiférées par les savants de chaque période qui connaissaient la charia.</p>

<p>Le fil de ceux qui prennent leurs désirs et leur enthousiasme comme religion et les appellent à eux-mêmes a été dévoilé au marché par les gens de vérité qui ne voient pas la tarîqa comme étant différente de la charia.</p>

<p>Les sages ont dit : “le soufisme ne consiste pas à distribuer des documents de cours comme si des cartes de visite ou à être abonné à une agence pour recevoir des conférences et des mémorandums”.</p>

<p>En fait, certaines méthodes qu’on appelle éducation spirituelle sont requises dans la perfection du cœur. Ceci doit être réalisé grâce aux méthodes éducatives et de formation d’enseignants compétents en sciences positives ainsi que de mentors maîtres en éducation spirituelle.</p>

<p>Mais le fait qu'une personne reçoive des leçons spirituelles ne doit pas engendrer de croyances fausses telles que : “elle est indépendante de la charia, exemptée des responsabilités halal et haram, son guide qui lui donne des leçons spirituelles de repentance la sauvera dans l’au-delà.</p>

<p>En fait, il faut se rappeler cet avertissement<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a>du Prophète (r) fait à sa fille Fatima (c) :</p>

<p>« <em>Accroit tes actes, ne te reposes pas en te fiant au fait que ton père est un prophète </em>! »</p>

<p>Cela signifie  qu'à défaut d’une servitude et d’actes d’adoration, rien ne pourra sauver une personne dans l'au-delà.</p>

<p>Ainsi le Messager d’Allah r avait fait l’exégèse du verset qui enseigne ce qui suit : </p>

<p>« <strong><em>En vérité l’homme n’obtient que le fruit de ses efforts. »</em></strong> (An Najm, verset 59).</p>

<p> Lorsque le soufisme se confine à la loge des derviches, la science à la madrasa et le culte à la mosquée, la science est isolée du soufisme et le culte est isolé de la vie elle-même.</p>

<p>En fait, l'Islam n'est pas une religion de réclusion, d'isolement et d'infidélité, mais un système divin qui s'applique aussi bien à la mosquée qu'au marché, à la maison et dans la rue, dans la paix comme dans la guerre, à la formation comme dans la profession, dans l’adoration comme dans le droit du mariage, dans le droit pénal jusque dans le commerce.</p>

<p>Un des étudiants d'Abu Hanifa, vint demander à l'Imam Muhammad d'écrire un livre sur l'ascétisme (soufisme) et la Taqwa. En réponse, l'Imam Muhammad dit :</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2025/03/istanbul-.jpg" alt="" /></figure>

<p>« Je vais vous parler du livre que j’ai écrit et qui s’intitule Kitâb al bey'. (Loi sur le shopping) sur la façon de gagner des revenus halal et ce qui est halal et haram dans le shopping. <a href="#_ftn2" id="_ftnref2">[2]</a>) ».</p>

<p>Le livre souligne le fait que gagner un revenu halal et établir l'équité et la justice dans les achats sont les plus importants éléments qui garantissent la piété et le soufisme.</p>

<p>Le Prophète (r) a dit : « <em>Il est surprenant de voir à quel point la prière d'une personne qui lève les mains et prie en disant Ô Seigneur, Ô Seigneur, est acceptée, même si tout ce qu'elle mange, boit, porte et se nourrit est haram.</em> »</p>

<p>Il a déclaré que l'ascétisme, la piété et le derviche dépendent du maintien de la sensibilité au halal et au haram dans les affaires quotidiennes.</p>

<p>Le soufisme fait parfois référence aux Lettres de l'Imam Rabbani, dans lesquelles il nettoie les superstitions de la secte et inculque une vie musulmane dans le cadre de la charia.</p>

<p>Parfois, au-delà de l'ijtihad qu'il accomplissait pendant la journée et des étudiants qu'il formait, Abou Hanifa faisait les prières du matin en ayant gardé les ablutions de la prière du soir et tout cela pendant plus de quarante ans.</p>

<p>C'est la clairvoyance d'Akchemseddin, qui étudiait parfois les sciences rationnelles et religieuses dans sa loge, qui fit de Mehmed le Conquérant le sultan qui fit d'Istanbul un jardin de rose.</p>

<p>Veysel Karanî, qui devait parfois partir sans voir le Prophète r en raison de sa fidélité aux paroles de sa mère, faisait attention à la prière de sa mère. Parfois, il venait à la tombe du Prophète r et disait : « Les paroles de chacun peuvent être discutées, critiquées et rejetées, à l'exception de celles du propriétaire de cette tombe, Muhammad Mustafa. »</p>

<p>L'Imam Malik, qui a dit : « Seule la parole du Prophète r doit être acceptée sans condition », exprime parfois son amour et sa loyauté envers le Prophète r en disant : « Si Muhammad r a été tué, à quoi bon vivre plus ? »</p>

<p>"Alors levez-vous et donnez votre vie pour ce pour quoi le Prophète r est mort."</p>

<p>Tel est l'horizon et l'effort religieux d'Anas bin Nadr<a href="#_ftn3" id="_ftnref3">[3]</a> qui rejetait une vie sans Prophète.</p>

<p>Parfois c'est la modestie d'Aziz Mahmud Hudayi, qui vendait du foie au marché, alors qu'il était juge, et qui prouva qu'il rejetait toute son existence et le monde.</p>

<p>Parfois c'était Yunus Emre, qui était - selon ses propres mots - un esclave à la porte de Taptuk Emre, bien qu'il ait étudié les sciences islamiques au plus haut niveau. Ce qui fit de lui "Notre Yunus", comme le dit son maître, c'était sa loyauté et son dévouement.</p>

<p>Parfois, bien qu'il ait conquis l'Égypte et agrandi à plusieurs reprises les frontières de son État, lui donnant ainsi le pouvoir et la capacité de gouverner le monde entier, le Sultan Yavuz Selim, qui voulut que le caftan boueux de Shaykh al-Islam Kemal Pachazade, qui avait été éclaboussé par les pieds de son cheval, soit déposé  sur sa tombe après sa mort, tous ont parfois souffert de tous les aspects positifs de leur temps.</p>

<p>Bien qu'il ait étudié les sciences religieuses, l'étincelle tombée dans son cœur avec une question posée par Chams-i Tabrizî alimenta l'étincelle dans son cœur et raconta l'amour d'Allah et du Prophète r à travers le langage d'une "flûte de roseau" avec des volumes de distiques, en particulier dans le Mathnawi Charif qui est dans le climat spirituel de Mawlana.</p>

<p>C’est pour cette raison que le soufisme n’est pas dans un lieu éloigné de nous, de la vie, dans un endroit inaccessible, à un niveau que seules quelques personnes peuvent atteindre, ou à un niveau inaccessible.</p>

<p>Le soufisme est dans le livre et la sunna et dans leur ombre.</p>

<p>Faire preuve de sensibilité pour éviter que les revenus licites (halal) ne soient contaminés par l’illicite (haram) et ne deviennent suspects est un devoir pour le derviche, non seulement des temps modernes, mais aussi d'au-delà du temps.</p>

<p>Le travailleur qui pourvoit à ses besoins en respectant les horaires de travail et la description de son poste est le derviche des temps modernes.</p>

<p>Celui qui vend un produit, sans tromper le client en vantant sa qualité ou en cachant ce qui est défectueux ou manquant, est à la fois un derviche et un combattant de l’époque où nous vivons.</p>

<p>Notre jeune frère, qui apprend l'authentique Islam d'une façon  juste et essaie de l'expliquer authentiquement avec sa plume et ses mots en s'efforçant de lui donner son droit dans l'école qu'il fréquente, celui-là est à la fois le savant et le derviche de chaque époque.</p>

<p>Un homme qui fait preuve d'une sensibilité matérielle et morale envers sa femme et ses enfants est le derviche de son foyer et de son environnement. </p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2025/03/ecriture.jpg" alt="" /></figure>

<p>Une femme qui respecte les droits de son mari est la disciple de Khadija et de Fatima de son temps et elle est le derviche de son siècle.</p>

<p>Une personne, qui est consciente du fait qu'Allah Tout-Puissant la voit lorsqu'elle est seule, est comme le compagnon de voyage d'Aziz Mahmud Hudayi, qui a apaisé le cœur de son maître Üftâde en lui disant : « J'ai cherché tant de fleurs, mais je n'ai pas pu trouver un seul endroit qu'Allah Tout-Puissant n'avait pas vu ou où bien qu'Il n'y était pas, pour égorger ce poulet. »</p>

<p> En bref, le soufisme n’est pas un produit matériel déconnecté de la vie dont les milieux académiques ou le monde virtuel discutent théoriquement mais bien au contraire, le soufisme est fidèle au cadre,  à l'ordre et à la discipline tracé dans  la charia dont Allah Tout-Puissant a tracé les limites.</p>

<p>C'est la sensibilité et la pratique pour accomplir ce que Dieu commande en public.</p>

<p>C'est l'application des dispositions ordonnées par la charia de manière à construire et développer notre monde spirituel. Il s’agit donc en fait de maintenir un lien fort avec Dieu dans les relations humaines et les activités mondaines.</p>

<p>La manière de devenir un derviche, un disciple et un adorateur qui va au-delà des siècles et des âges, dépend de la considération et du lieu dans lequel nous nous trouvons en le formant comme une loge et de l'embellissement de notre vie et de notre humeur avec sincérité, consentement à Dieu et amour de Dieu, pour ainsi atteindre la connaissance de Dieu.</p>

<hr />

<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Al Boukhari, Manâkıb 13-14;</p>

<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Aliyyü’l-Kârî, Fethu bâbi’l-inâye, II, 296.</p>

<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Abu al Hasan an Nadwi, Sirat An Nabawiya, 329</p>

<p><a id="_msocom_1"></a></p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>La problématique du sens et du but</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/la-problematique-du-sens-et-du-but/</link>
<guid isPermaLink="true">https://www.magazine-islam.com/articles/la-problematique-du-sens-et-du-but/</guid>
<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 13:19:46 GMT</pubDate>
<dc:creator>Ali Rıza Temel</dc:creator>
<description>Résoudre la problématique du but et du sens est impossible sans la lumière de la révélation. Des sujets tels que le début de l&apos;existence, en particulier la mort et l&apos;au-delà, le paradis, l&apos;enfer, le jugement, le Livre…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Résoudre la problématique du but et du sens est impossible sans la lumière de la révélation. Des sujets tels que le début de l'existence, en particulier la mort et l'au-delà, le paradis, l'enfer, le jugement, le Livre, le halal, le haram, le péché et les bonnes actions ne peuvent être connus qu'à travers le message divin.</p>

<p>Les sciences positives répondent à la manière dont l'existence et les événements se produisent ainsi qu'à la relation de cause à effet. Mais elles ne répondent pas à la question du pourquoi.</p>

<p>Aujourd’hui particulièrement, nous vivons une crise de sens et de finalité plus grande que celle des périodes précédentes.</p>

<p>L'humanité, qui s'est presque perdue dans l'ivresse des possibilités et des opportunités illimitées offertes par la technologie, perd peu à peu son intérêt pour le monde métaphysique. Tandis qu'elle tourne entre les roues d'une vie coincée entre la naissance et la mort, c'est la réalité qui fait véritablement de l'être humain un humain, c’est-à-dire plus qu'une simple existence économique qui donne un sens à la vie, celui d'exister après la mort, ainsi de ce fait l’humain s'éloigne de la contemplation de la foi et des actes, qui lui procurent du plaisir.</p>

<p> La technologie, qui est généralement le moteur de la vie moderne, vise, quant à elle, à n’offrir que des opportunités qui facilitent et enrichissent la production, l’efficacité et la durée de vie des matériaux. Elle ne donne pas la priorité aux valeurs humaines telles que la justice, la moralité, la foi et la bonté.</p>

<p>La plus importante raison pour laquelle l’homme moderne vit dans une crise de sens et de but est qu’il est privé d’une philosophie de vie centrée sur le sens et le but. Tout comme la machine n'a pas d'âme, le monde spirituel et sentimental de la personne mécanisée devient de jour en jour plus stérile et la civilisation se transforme en matérialisme et en réalité physique.</p>

<p>Tout comme un corps sans âme n’est rien d’autre qu’un cadavre, une civilisation sans spiritualité n’est rien d’autre que du fer, de l’acier et du béton.</p>

<p>La base de l’insignifiance et de l’inutilité réside dans l’incrédulité en Dieu et en l’au-delà. L'existence et la vie sont alors envisagées sous deux angles, une coïncidence, ou une création.</p>

<p>Ceux qui croient aux coïncidences nient dès le début tous les plans, programmes, buts et objectifs concernant l’existence et les événements. Parce que la coïncidence est un phénomène qui se produit de manière aléatoire, non basée sur un plan ou un programme spécifique, elle n'indique pas d'objectifs raisonnables et moraux. Une personne esclave de tels phénomènes ne peut avoir ni sens ni but dans l’univers.</p>

<p>Le matérialisme, qui considère la matière comme le début et le créateur de toute existence, c'est-à-dire substituant la matière à la place de Dieu, n'apporte rien de nouveau dans l'histoire de la pensée. Les philosophes grecs Démocrate et Épicure sont les pionniers de ce mouvement. Selon eux, le monde n’est pas le début de cette vie et le créateur n’a aucun rôle dans l’ordre et le fonctionnement de l’univers. Tout s’est produit à la suite d’enchaînements de coïncidences. La source du problème est qu’ils ne regardent les êtres et les événements qu’à travers la fenêtre des cinq sens et de la raison, et qu’ils ignorent la révélation, alors qu’en fait il est impossible de résoudre le problème du but et du sens sans la lumière de la révélation.</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2025/03/cumaat-.jpg" alt="" /></figure>

<p>Des sujets tels que le début de l'existence, en particulier la mort et l'au-delà, le paradis, l'enfer, le jugement, le Livre, le halal, le haram, le péché et les bonnes actions ne peuvent être connus qu'à travers le message divin.</p>

<p>Les sciences positives répondent à la manière dont l'existence et les événements se produisent ainsi qu'à la relation de cause à effet. Mais elles ne répondent pas à la question du pourquoi. On ne peut pas attendre de quelqu’un qui n’a pas conscience de sa propre existence et qui ne sait pas dans quel but il vit qu’il établisse un lien avec les valeurs suprêmes extérieures et au-delà de lui-même.</p>

<p>Une perspective qui part de nous-mêmes et s’étend à toute existence et à l’univers est le moyen le plus fiable de penser sainement.</p>

<p>Une personne qui pense et est consciente de sa propre existence ne peut s'empêcher de se poser ces questions :</p>

<p>« Quel artiste a créé la lumière et les ténèbres ?</p>

<p>D’où-je viens ?</p>

<p>Pourquoi suis-je venu et où vais-je ?</p>

<p>Quel est mon devoir principal dans ce monde d’ici-bas et que dois-je y faire ? »</p>

<p>Notre existence n'est pas le fait d’une coïncidence. L’être humain n’est pas un être solitaire et abandonné, jetée dans ce monde entre les mains d’un destin aveugle. Comme notre existence a un propriétaire, notre vie a aussi un sens et un but.</p>

<p>Le philosophe Sénèque, qui disait que vagabonder sans but et en fainéant dans ce monde n'est rien d'autre que de l'oisiveté, dit dans sa lettre au gouverneur de Sicile:</p>

<p>« Ne devrais-je pas enquêter sur le début de l'univers ? Ne devrais-je pas demander qui est le créateur du monde ? Comment une masse aussi énorme a-t-elle pu faire régner l’ordre public ? Qui a récupéré ces objets épars ? Qui a trié les substances mêlées les unes aux autres ? Qui a donné aux êtres une certaine forme ? Ne saurai-je pas d'où je viens et diable où vais-je? J'ai été créé grand et suis né pour de plus grandes choses que  l'esclavagisme de mon corps. » (Sénèque. Lettres morales, page 147).</p>

<p>C’est croire au créateur éternel et absolu qui donne un sens à l’existence et à la vie et qui possède la connaissance et la sagesse. L'incrédulité n'a aucun sens.</p>

<p>Toute personne saine d’esprit se demande la même chose que ce que Zarathoustra a demandé :</p>

<p>« Qui m’a créé (qui m’a mis au monde) ? Qui a créé l’eau et les plantes lors de la création du monde ? Qui a ordonné les vents et les nuages ? Quand un fils est né, qui a mis l'amour dans le cœur de son père ? »</p>

<p>Dire que le monde a un sens signifie que Dieu est la source première de tout. Le Saint Coran arrache l’épais rideau de l’insignifiance et de l’inutilité, ouvre un horizon lumineux devant nous et nous montre de la manière la plus claire que tout a été créé selon un plan et un programme. Il attire notre attention sur la façon dont tous les êtres vivants et non vivants ont été créés, comment le ciel s'est élevé sans piliers, comment les montagnes ont été érigées, comment la terre s'est étendue et comment toutes sortes de plantes ont été cultivées.Tout dans l'univers indique l'existence d'un créateur sage et puissant :</p>

<p> <strong><em>« Il y a certes dans les cieux et la terre des preuves pour les croyants. Et dans votre propre création, et dans ce qu'Il dissémine comme animaux, il y a des signes pour des gens qui croient avec certitude.  De même dans l'alternance de la nuit et du jour, et dans ce qu'Allah fait descendre du ciel, comme subsistance [pluie] par laquelle Il redonne la vie à la terre une fois morte, et dans la distribution des vents, il y a des signes pour des gens qui raisonnent. Voilà les versets d'Allah que Nous te récitons en toute vérité. Alors dans quelle parole croiront-ils après [la parole] d'Allah et après Ses signes? »</em></strong> (Al-Jathiya, 3 à 6).</p>

<p>C'est une nécessité pour l'être humain de penser et de tirer des leçons, de réfléchir au sens et à la sagesse de l'existence et des événements, et d'en tirer des leçons et des leçons. C’est pour cela que l’esprit et les organes sensoriels existent.</p>

<p>La croyance en Dieu et en l’au-delà éclaire et donne un sens à notre passé et à notre avenir. Il disperse les ténèbres de la non-existence éternelle avec la lumière de l'existence éternelle.</p>

<p>Au-delà de la croyance en Dieu, la croyance en l’au-delà est le plus brillant élément qui donne un sens à la vie. Si la mort est un trou noir où tout finit, cela signifie qu’il n’y a pas de différence entre le bien et le mal, entre l’oppresseur et l’opprimé, entre le meurtrier et la victime.</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2025/03/cami1.jpg" alt="" /></figure>

<p>Si tout le monde est voué au même résultat sombre et au même néant, à quoi bon renoncer et être vertueux, honnête et chaste ?</p>

<p>La conscience humaine se rebelle contre l'injustice. L’être humain ne peut jamais accepter que les bonnes et les mauvaises actions restent sans contrepartie.</p>

<p>On sait que la justice n’est pas pleinement réalisée dans ce monde. S’il n’y a pas d’au-delà où la justice se manifestera pleinement, ou si chacun pourra s’en sortir avec ce qu’il aura fait dans ce monde, il ne peut pas y avoir de tableau plus terrifiant que celui-ci.</p>

<p>Mais Dieu, qui est juste, est le détenteur de la connaissance et de la sagesse, ne laisse rien sans contrepartie.</p>

<p>L’existence et la vie y prennent alors un sens :</p>

<p><strong><em>« Ceux qui commettent des mauvaises actions comptent-ils que Nous allons les traiter comme ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, dans leur vie et dans leur mort? Comme ils jugent mal! - Et Allah a créé les cieux et la terre en toute vérité et afin que chaque âme soit rétribuée selon ce qu'elle a acquis. Ils ne seront cependant pas lésés. »</em></strong>  (Al-Jathiya, 21-22).</p>]]></content:encoded>
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<title>Éditorial</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/editorial-24/</link>
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<pubDate>Sun, 21 Apr 2024 16:24:48 GMT</pubDate>

<description>Dis : « O Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d&apos;Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c&apos;est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux. » (Saint…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Dis : « O Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux. » </em></strong>(Saint Coran, Sourate Az-Zumar 39, verset 53).</p>

<p>Chers lecteurs,</p>

<p>Avec la venue de cette année nouvelle vient la prise de décision et déclaration d’intention, voire de vœu. Le plus grand désir qui devrait habiter l’être humain avec ces décisions est de se trouver confiant en accomplissant des œuvres de bien.</p>

<p>Mais l’ego, étant le pire ennemi de l’homme parce qu’il incite au mal (<em>nafs ammara bi su’u)</em>, vient contrecarrer ces bonnes intentions avec la plus grande conviction que cela ne servirait à rien puisque le passé, qui est trop lourd pour être supporté, ne pourra pas être effacé. Mais nous, qui avons été gratifié de la croyance en Allah et Ses principes, savons qu’il ne faut, comme le dit le verset cité ci-dessus, jamais désespérer de la miséricorde d’Allah. En effet, on a coutume de dire que la porte d’Allah et du repentir est ouverte pour qui veut la pousser. Notre responsabilité de croyant est donc, de ce fait, engagée et il nous appartient d’apporter la bonne nouvelle du pardon divin pour qui veut le chercher. Autrement dit, comme l’invite le verset coranique suivant, <strong><em>« … entrez en plein dans l’islam,</em></strong> <strong><em>et ne suivez point les pas du diable, car il est certes pour vous un ennemi déclaré. »</em></strong> (Saint Coran, Sourate Al-Baqara, 2, verset 208).</p>

<p>Et quel effet peut avoir le fait de suivre cette injonction coranique ?</p>

<p>Voyons ce récit d’Amr ibn al-As (t) :</p>

<p><em>« Quand j’eus le désir de me convertir à l’Islam, je me présentai au Prophète (</em>r<em>) et lui dit : “Tends ta main, je vais te prêter un serment d’allégeance.” Quand il tendit sa main, je retins la mienne.</em></p>

<p>Le Noble Messager d’Allah (r) déclara : «<em> ‒ Que t’arrive-t-il, ô Amr ? »</em></p>

<p>Je lui répondis : « ‒<em> Je veux formuler une condition. »</em></p>

<p><em>« ‒ Laquelle ? »</em></p>

<p><em>« ‒ Qu’on me pardonne (mes péchés). »</em></p>

<p>Alors il me dit : « ‒ <em>Ne sais-tu pas que l’Islam efface tout ce qui le précède ?</em> » (Muslim<em>, Iman</em>, 121).</p>

<p>Alors puisqu’Allah laisse la porte ouverte et qu’Il nous promet (Sourate Al-Furqân, verset 70) de transformer les péchés des repentis en bonnes actions, prenons la bonne décision avec la bonne intention d’ouvrir la porte du repentir et prenons le départ pour une bonne et heureuse année. Afin de nous y aider, ce numéro d’Islam Magazine comprend, outre les textes de notre vénéré guide et de ses proches auteurs, des exemples de conversion et des articles sur l’universalité de l’Islam qui relate dans différents pays le vécu des musulmans, y compris dans les pays non-musulmans.</p>

<p>Qu’Allah nous guide et que Sa paix soit sur nous.</p>

<p><strong><em>LA R</em><em>É</em><em>DACTION</em></strong></p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>La meilleure communauté</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/la-meilleure-communaute/</link>
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<pubDate>Sun, 21 Apr 2024 16:23:50 GMT</pubDate>
<dc:creator>Osman Nûri Topbaş</dc:creator>
<description>Un noble verset du Coran stipule : نْتُمْ خَيْرَ اُمَّةٍ اُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ تَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَتَنْهَوْنَ عَنِ « Vous êtes la meilleure communauté qu&apos;on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Un noble verset du Coran stipule :</p>

<p dir="rtl" lang="ar">نْتُمْ خَيْرَ اُمَّةٍ اُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ تَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَتَنْهَوْنَ عَنِ</p>

<p>« <strong><em>Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable</em></strong>… » (Al-‘Imrân, 110).</p>

<p>Ainsi qu’un autre :</p>

<p>« <strong><em>Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Allah, fait bonne œuvre et dit : </em><em>“</em><em>Je suis du nombre des Musulmans ?</em><em>”</em><em> » </em></strong>(Fuṣṣilat, 33).</p>

<p>Le musulman authentique est celui qui représente l'islam avec sa personnalité et son caractère. L'Islam exige toujours d'un croyant une "personnalité". Pouvoir représenter la religion n’est possible que par le truchement d’une bonne personnalité.</p>

<p>Le Messager d'Allah (r) a montré sa personnalité avant de transmettre la religion.</p>

<p>Un jour, alors qu’il montait sur la colline de Safa, il appela la tribu Quraysh qui, acceptant son invitation, l’y rejoignit.</p>

<p>Alors le Prophète (r) s'adressa à eux du haut d'un rocher :</p>

<p>« <em>Eh Quraysh ! Que diriez-vous si je vous annonce qu’il se trouve dans la vallée des cavaliers ennemis qui veulent vous attaquer ? Me croiriez-vous ?</em> »</p>

<p>Ils lui répondirent : « Oui ! Car nous ne t'avons jamais entendu (toi le digne de confiance et le loyal) mentir et que nous t'avons toujours considéré comme étant une personne droite … » (Voir Al-Bukharî, <em>Tafsir</em>, 65 Hadith 4770 ; Muslim, <em>Imân</em>, 89,208 ; Ahmad, I, 281-307).</p>

<p>Le Messager d'Allah (r) reçut cette confirmation de tous ceux qui étaient venus là-bas. Autrement dit, sa personnalité fut enregistrée par les gens là-bas. Après cette confirmation et cet enregistrement, il commença à transmettre les vérités divines.</p>

<p>Tant que l'Islam continuait à être diffusé par le biais de cette haute personnalité, une magnifique civilisation de vertus pouvait s’établir, à l’instar de la Période du Bonheur, l’ère des Califes bien-guidés (<em>khulafâ ar-Râshidîn)</em>, l'ère de ’Umar ibn Abdulaziz, des Omeyyades, des trois cents premières années de l'Andalousie en Espagne et des trois premiers siècles de l'Empire ottoman.</p>

<p>Alors une civilisation humanitaire, éthique, scientifique, sociale et économique ainsi qu’une civilisation exceptionnelle d'architecture et de littérature purent émerger.</p>

<p>Qui étaient donc ces personnes issues de cette civilisation ? Voici quelques exemples :</p>

<p>L’Honorable ‘Umar (t) …</p>

<p>Avant d'être honoré par la foi, ‘Umar (t) était un exemple typique du peuple ignorant, dépourvu de pitié et ne reconnaissant ni les droits ni les lois.</p>

<p>Honoré ensuite par la foi (<em>îmân)</em>, il devint une personne à l’âme douce, altruiste, sage, de même qu’un monument de justice.</p>

<p>Le ‘Umar sévère et brutal d’avant l'Islam avait fondu et, à sa place, un "Honorable ‘Umar" avait émergé, les larmes aux yeux, plein de compassion et de miséricorde, s’abstenant de blesser même une fourmi, pensant toujours au bonheur de l’Oumma et présentant un sens élevé des responsabilités.</p>

<p>Il se soumettait à une permanente auto-critique en disant : « Je crains qu’Allah me rende responsable de la perte d’un agneau au bord de l'Euphrate ».<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a></p>

<p>Il errait la nuit dans les quartiers avec un sac de nourriture sur le dos pour repérer les faibles et les nécessiteux. Il devint une personnalité pour les orphelins, les enfants abandonnés et les personnes sans abri. Son cœur ne trouvait pas la paix avant d’avoir réconforté les cœurs brisés, essuyé leurs larmes et les avoir fait sourire.</p>

<p>‘Umar ibn Abdulaziz (g)…</p>

<p>Sa femme, Fâtima, raconte l’état d'esprit de ‘Umar ibn Abdulaziz, qui était le petit-fils du Calife ‘Umar et qui est considéré comme le cinquième calife de droit dans l'histoire de l'Islam :</p>

<p>« Un jour, je me rendis auprès de ‘Umar ibn Abdulaziz. Il était assis dans sa salle de prière, la main sur le front, pleurant sans arrêt, les larmes mouillant ses joues. Je lui demandai pourquoi il était comme ça. Il me répondit :</p>

<p>“ Fâtima ! Le fardeau le plus lourd de cette Oumma repose sur mes épaules. Les affamés, les pauvres, les malades qui ne trouvent pas de médicaments, ceux qui n'ont pas de vêtements à porter, les orphelins, les veuves laissées seules, les opprimés qui ne peuvent revendiquer leurs droits, les captifs musulmans en exil dans les pays de mécréance, les personnes âgées nécessiteuses qui ont perdu le travail qui les aidait à subvenir à leurs besoins, les chefs de famille nombreuses qui sont pauvres. Quand je pense à mes frères et sœurs croyants dans des pays proches et lointains, je suis accablé par mon fardeau. Que répondrai-je à mon Seigneur s’Il m'interroge le Jour du Jugement de demain sur ce sujet ou si le Messager d'Allah (r) me fait des reproches à leur sujet ?!” » (Ibn Kâthir, 9/201).</p>

<p>Ainsi, une civilisation exceptionnelle de vertus fut bâtie par des cœurs altruistes qui se préoccupaient des problèmes de l’Oumma et abandonnaient leur propre tranquillité au profit de sa félicité et de son bonheur. Dans cette civilisation, les riches ne trouvaient pas de pauvres à qui donner la zakat. Parce qu'ils étaient la meilleure communauté, celle qui "ne peut pas s'endormir repue alors que son voisin a faim".</p>

<p>Cette meilleure communauté afficha un caractère islamique par l’entremise de la bienveillance, la fraternité religieuse et l’altruisme :</p>

<p>Comme est plaisant ce que Mawlânâ Rûmî relate :</p>

<p>« Shams m’a appris cette chose :</p>

<p>"Si un seul croyant dans le monde a froid, vous n'avez pas le droit de vous réchauffer !"</p>

<p>Je sais qu'il se trouve des croyants sur terre qui ont froid, alors je n'arrive plus à me réchauffer ! »</p>

<p>Abû ‘l-Hasan Kharaqānî déclare également ce qui suit :</p>

<p>« L'épine qui a percé le doigt d'un de mes frères religieux dans le champ du Turkestan à Damas a percé mon doigt ; une pierre frappant le pied de quelqu'un me fait mal au pied. S'il y a de la tristesse dans un cœur, ce cœur est mon cœur. »</p>

<p>Ces personnes représentaient la "meilleure des communautés"...</p>

<p>Parce que chaque civilisation donne le jour à son propre type humain, celui-ci est en harmonie avec les attributs et les caractéristiques de la civilisation à laquelle il appartient.</p>

<p>La civilisation islamique a pu atteindre une fois les sommets dans l'histoire de l'humanité. La raison en est que la saine nature humaine est dotée de la connaissance, de la raison et de la sagesse divine. Embrassant et synchronisant l'aptitude naturelle et la prospérité spirituelle de notre nation ; tout cela a produit un excellent sommet de civilisation. Le nom historique de ce sommet est, sans aucun doute, <strong><em>"Ottoman"</em></strong>.</p>

<p>En effet, nos ancêtres, les Ottomans à la haute personnalité, jumelèrent leur action sur le plan matériel avec le plan spirituel en conquérant des villes pour conquérir les cœurs.</p>

<p>Les conseils donnés par Osman Ghazi, le fondateur de l'Empire ottoman, à son fils Orhan Ghazi et à tous les futurs hommes d'État à travers lui en sont l'expression. Ce grand vétéran dit :</p>

<p>« Mon fils ! Sache que notre profession est la voie d'Allah et que notre but est de répandre Sa religion. Notre cause n'est pas un combat rude et une cause de guerre, mais c’est <strong><em>"Ila-ı kalimatulâh",</em></strong> c'est-à-dire l’acte de glorifier la Parole et la Religion d'Allah ! »</p>

<p>Orhan Ghazi préféra réaliser la véritable conquête, celle des cœurs en disant : « L'humanisme est meilleur que la guerre ! » Il perpétua les conquêtes apparentes avec les conquêtes du cœur. Dans les lieux conquis, il installa tout d'abord les gens de cœur et les pieux croyants dont les bonnes manières et leurs proclamations guidèrent les habitants de la région.</p>

<p>Orhan Ghazi fit aussi le testament suivant à son fils Murad :</p>

<p>« Il ne suffit pas que les Ottomans soient souverains sur deux continents ! Car, la grande cause d'<em>Ila-ı kalimatulâh </em>est trop importante pour tenir en deux strophes ! »</p>

<p>Sur ces entrefaites, le Sultan Murad I se rendit en Europe et avança jusqu'au Kosovo.</p>

<p>Pourquoi le Sultan Murad I a-t-il dérangé son confort alors que Bursa avait tant de beautés et de confort, et qu’il est allé jusqu'au Kosovo ? Avec quel dessein a-t-il fait ce sacrifice ? </p>

<p>C’est pour constituer la bonne communauté de notre Prophète (r), demeurer parmi ces croyants heureux d'appartenir à la communauté qui invite au bien </p>

<p>afin de suivre les pas des <em>Ansâr </em>et <em>Muhâjirun</em>, qu'Allah nous a présentés comme étant une "génération exemplaire"...</p>

<p>En effet, les Compagnons quittèrent les champs de dattiers de Médine pour se rendre jusqu'à Samarkand, et même jusqu'en Chine.</p>

<p>Car Allah le Tout Puissant a ordonné :</p>

<p><strong>« … <em>Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction…</em> » </strong>(Al- Baqara, 195).</p>

<p>En d'autres termes, il avertissait ceux qui étaient trompés par la parure, l'ostentation, le confort et le ridicule du monde et qui s'éloignaient de leurs efforts pour obtenir le consentement d'Allah.</p>

<p>C’est pour cette raison que les Compagnons sont allés jusqu'en Chine, que ‘Umar ibn Abdulaziz, durant son règne, s’est rendu en Espagne et que ‘Oqba ibn Nâfi est allé jusqu'à Kairouan.</p>

<p>L'excitation de la foi dans son cœur est résumée par cette expression :</p>

<p>« Mon Dieu ! S'il n'y avait pas eu cet océan, j'aurais continué à avancer dans les villes devant moi en faisant le jihad sur ton chemin ! »</p>

<p>Tous ces efforts furent toujours accomplis avec le souci de "ne pas se mettre en danger".</p>

<p>En vertu de cet état d'esprit, ceux qui ont délaissé le confort du monde et ont fait des efforts dans le chemin d'Allah en suivant la voie ouverte par le Sultan Murad se sont installés dans les terres conquises.</p>

<p>Une « Communauté du Bien » émergea en Bosnie. Tous les Bosniaques devinrent des musulmans sincères et sans réserve. Une « Nation du Bien » se forma à Shkodër (en Albanie).</p>

<p>En résumé, tout le problème de nos ancêtres était de répandre la Parole d’Allah (<em>Ila-ı kalimatulâh)</em>. Il s'agissait d'introduire l'humanité au bonheur et à la paix de l'islam. Ils appelaient à la vérité et au bien. Ils luttaient pour le salut éternel de l'humanité.</p>

<p>Le Sultan Mehmet Fâtih partit en expédition dans l'Empire grec de Trabzon. Pour atteindre la ville par-derrière, il fallait traverser un terrain montagneux et boisé. Parfois, des hommes en avant ouvraient la voie à la hache. À un endroit où la route n'était pas adaptée, le cheval de Fâtih glissa. Alors que ce dernier luttait pour se cramponner à un rocher, ses mains se mirent à saigner.</p>

<p>Sara Hatun, la mère d'Uzun Hasan, assistait à cette scène et, considérant que c'était l'occasion idéale, elle lui dit :</p>

<p>« Mon fils ! Tu es fils de sultan ! Tu es un souverain suprême ! Est-ce un plaisir pour toi de traverser toutes ces épreuves pour un petite forteresse comme Trabzon ? »</p>

<p>Uzun Hasan, parce qu’il avait établi un lien de parenté avec l'Empire grec de Trabzon, avait envoyé sa mère à Fâtih comme quémandeur pour décourager cette expédition.</p>

<p>Bien que ses mains fussent pleines de plaies et d’écorchures, Fâtih se redressa et dit :</p>

<p>« Ô Vieille mère ! Ne pense pas que nous subissons tous ces ennuis pour gagner quelque terrain aride. Sache que tous nos efforts sont menés pour servir la religion d’Allah. Et c’est pour rejoindre la guidance afin que demain, en présence d’Allah, nos visages ne soient pas noircis. Si nous préférons le confort de la peau, alors que nous avons les moyens de transmettre l'Islam et les condoléances, serons-nous dignes d'être appelés “Ghazi” ? Si nous n'apportons pas l'Islam aux gens mécréants, si nous n'empêchons pas leur rage, avec quel visage nous présenterons-nous devant le Divin ?! »</p>

<p>Cette « Nation du Bien » est devenue un exemple concret du musulman qui est orné et façonné afin que sa socialisation rende son cœur capable d'englober le monde entier. Parce qu'en fait, un musulman doit se considérer responsable de la trajectoire empruntée par le monde. Voilà ces personnalités exemplaires ont été élevées et éduquées par la "Nation du Bien". Ces personnalités ont exposé le caractère de l'Islam dans tous les aspects de la vie.</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2024/02/fleur.jpg" alt="" /></figure>

<p>Par exemple, lorsque nous considérons la Mosquée Suleymâniye, nous voyons la silhouette d'une personne en prière avec les mains ouvertes vers le ciel. C’est la structure du cœur qui se reflète dans la pierre…</p>

<p>C'est un chef-d'œuvre de notre propre civilisation qui combine la matière avec le sens.</p>

<p>Cette "Communauté du Bien" ne bâtissait pas une maison qui eût ombragé la maison d'un autre ou qui eût bloqué le soleil. Personne ne bloquait la vue de qui que ce soit. De nos jours, les grands immeubles et les gratte-ciels ressemblent aux pierres tombales des villes sans âme.  Tout comme dans un chef-d’œuvre, chaque ligne, chaque trait et chaque élément expose sa perfection, il en va de même en ce qui concerne chaque </p>

<p>élément d'une civilisation. Puisque le noyau de notre civilisation est l'humain, la dureté de ses perfections est révélée par ce "type humain". La "Communauté du Meilleur" a affiché à l'humanité une caractéristique islamique :</p>

<p> Lorsqu'il y avait un malade dans une maison, un pot de fleurs rouges était placé devant la baie vitrée. Les colporteurs passaient en silence et les enfants du quartier allaient jouer dans d'autres quartiers pour ne pas déranger.</p>

<p>Quel type de système éducatif leur avait enseigné cette perfection du cœur ?</p>

<p>De nos jours, quel pédagogue, quel psychologue, quel ethnologue pourraient prodiguer un tel enseignement ?</p>

<p> Par rapport au divertissement d'un groupe tirant des feux d'artifice et arborant des cierges magiques lors des mariages et des célébrations aujourd'hui, les droits de toute une société sont violés, qu'il se trouve un bébé, une femme enceinte, malade, en deuil ou un bébé dérangé par ce bruit, alors que nos ancêtres, cette "Nation du Bien", étaient des âmes sensibles qui avaient peur de blesser ne serait-ce qu'une fourmi.</p>

<p> Nos Hüdâyî aux cœurs distingués qui ne supportaient pas de cueillir, ne serait-ce qu'une fleur, pour ne pas déranger son dhikr. Nos Yûnus (Emre) aux sentiments profonds qui scrutaient même une fourmi avec un regard sublime en disant : « Nous aimons les créatures, à cause du Créateur ».</p>

<p> Nous avions des Sinan, des Karahisârî et des Fuzûlî. Nous avions des personnalités monumentales qui reflétaient au monde la beauté, l'esthétique, la grâce et la splendeur du cœur du monde musulman.</p>

<p> Cette nation était la génération de Mawlânâ (Rûmî), Yûnus (Emre), Geylânî, Naqshiband, Hüdâyî, Fâtih, Akshemseddin et Yavuz. C’était une civilisation de vertus. De nos jours, nous devons assurer la pérennité de cette civilisation. Nous devons, aujourd’hui, être la continuité de cette civilisation.</p>

<p>Comme le dit Arif Nihat Asya dans son « Naat<a id="_ftnref1" href="#_ftn1">[2]</a> » :</p>

<p><em>Que les cœurs débordent de foi !</em></p>

<p><em>Qu'Itrî compose son Tekbir</em></p>

<p><em>Que les Awliya lisent le Coran !</em></p>

<p><em>Et que les yeux se multiplient à la lecture du Coran.</em></p>

<p><em>Eh ! Kayişzade Ottomans</em></p>

<p><em>Laissez Galip écrire son naat,</em></p>

<p><em>Et le Mawlud de Süleyman,</em></p>

<p><em>Pour les colonnes, les arcs et les dômes,</em></p>

<p><em>Que reviennent les Sinan...</em></p>

<p>Tant que cette bonne nation survivait dans l’histoire, la paix et le bonheur pouvaient toujours régner dans la société.</p>

<p>Aujourd'hui, la mentalité du système libéral qui consiste à "laisser faire, laisser passer", privilégie l'égoïsme, ainsi qu’une compréhension d'un monde sans la notion d’un “au-delà” se développe dans les cœurs et dans les esprits.</p>

<p>Nous vivons à une époque où les moyens matériels sont à leur apogée. Mais les âmes sont malades, les cœurs ont faim ! À cause de la faim spirituelle, l’humanité est aujourd’hui en crise !</p>

<p>Cependant, lorsque nous considérons l’Âge de Félicité, nous ne rencontrons pas de crise spirituelle en dépit de l’imperfection du monde.</p>

<p>Parce qu’ils avaient compris le sens de la paix réelle et de l’authentique bonheur, ils avaient réalisé que la vraie vie est la vie de l’au-delà.</p>

<p>Aujourd’hui, il est impératif que nous nous efforcions d’être une « Communauté du Bien » à l’image de la nation de « l’Âge du Bonheur » …</p>

<p>Parce que le Messager d'Allah (r) a dit :</p>

<p><em>« Les membres de ma communauté sont à l’image de l’eau de pluie. On ne sait pas qui des premiers ou des derniers sont les meilleurs. » </em>(At-Tirmidhî, <em>Adâb</em>, 81).</p>

<p>Qu'Allah nous accorde d'être une bonne goutte de cette pluie bénéfique !</p>

<p>Allah Tout-Puissant déclare dans le verset suivant :</p>

<p><strong><em>« O les croyants ! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Allah va faire venir un peuple qu'Il aime et qui L'aime, modeste envers les croyants et fier et puissant envers les mécréants, qui lutte dans le sentier d'Allah, ne craignant le blâme d'aucun blâmeur. … »</em></strong> (Al-Mâ'ida, 54).</p>

<p>En tant qu’Oumma, nous devons être dignes, afficher une personnalité islamique et avoir une attitude ferme face aux non-musulmans et aux ennemis de la religion.</p>

<p>Allah Tout-Puissant veut de notre part une telle personnalité même dans l'adoration. Dans la sourate Al-Fâtiḥa, que nous nous récitons à chaque râk'at de la prière, nous disons :</p>

<p dir="rtl" lang="ar">اهدِنَــــا الصِّرَاطَ المُستَقِيمَ صِرَاطَ الَّذِينَ أَنعَمتَ عَلَيهِمْ غَيرِ المَغضُوبِ عَلَيهِمْ وَلاَ الضَّالِّينَ</p>

<p>« <strong><em>Guide nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que tu as comblé de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru ta colère ni des égarés.</em></strong> » (Al-Fâtiḥa, 6-7).</p>

<p>Ces versets, qui mettent l’accent sur la personnalité et le caractère qu’un musulman doit avoir, affirment la nécessité pour le Musulman de vivre, à tous égards, dans le climat de son propre cœur.</p>

<p>C’est pour cela que, par exemple, le Messager d'Allah (r) a même ajouté un jour pendant le jeûne du 10 Muharram afin que nous ne ressemblions pas aux descendants d'Israël. Il a ainsi préservé la grandeur et la dignité de l’Islam et s’est abstenu de porter atteinte à l’honneur et à la réputation de la religion…</p>

<p>Aujourd'hui, malheureusement, tout le monde sait que l'invasion mondiale de la culture et de la mentalité capitaliste, matérialiste et libérale ont provoqué de grands dégâts sur nos valeurs spirituelles, et par conséquent sur notre personnalité...</p>

<p> Les suggestions de la télévision qui suscitent des désirs, les mauvais sites Internet, le conditionnement négatif des publicités et des modes trompeuses, tout cela transforme nos générations en robots manipulés par la culture mondiale. Elle saisit notre peuple, le vide de son monde intérieur, impose insidieusement ses propres valeurs et en fait des personnes venues d’autres mondes.</p>

<p>Notre peuple est en train de devenir une société égoïste et intéressée. La foi s’affaiblit, la morale et les vertus sont gaspillées. En faisant ses adieux à la miséricorde, à la compassion et à l’humanité, un type humain sans émotion et inutile est créé, tout comme un robot. Les chemins vers la paix spirituelle et le bonheur dans la société sont littéralement remplis de verre brisé. Le poison est répandu sur notre paix spirituelle.</p>

<p>Malheureusement, la société d'aujourd'hui est comme un hôpital de campagne spirituel. Afin d'éliminer la corruption au sein même de cette épidémie, de résister à cette tendance dangereuse et de toujours maintenir la personnalité islamique et d'afficher une position musulmane, aujourd'hui, il est nécessaire pour nous de nous accrocher davantage à nos valeurs spirituelles en développant notre monde spirituel.</p>

<p>Qu’Allah Tout-Puissant nous accorde, à tous, d'être une « Bonne Oumma » qui ordonne le bien et interdit le mal.</p>

<p>Amin !</p>

<hr />

<p><a id="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> Ibn Abî Shayba, <em>Al-Musannaf</em>, VIII, 153.</p>

<p><a id="_ftn1" href="#_ftnref1">[2]</a> Le <em>Naat </em>est une poésie écrite en vue d’accomplir des louanges sur le Prophète Muhammad (r) ou pour lui demander son intercession.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>La guidance islamique</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/la-guidance-islamique/</link>
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<pubDate>Sun, 21 Apr 2024 16:22:33 GMT</pubDate>
<dc:creator>İsmail Lütfi Çakan</dc:creator>
<description>Selon Abdullah ibn Mas&apos;ud (t), le Messager d&apos;Allah (r) a dit : « Apprenez la connaissance (en principe et en pratique) et enseignez-la aux gens. Apprenez la science des Farâ’id (obligations). Apprenez le Coran…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Selon Abdullah ibn Mas'ud (t), le Messager d'Allah (r) a dit :</p>

<p>« <em>Apprenez la connaissance (en principe et en pratique) et enseignez-la aux gens. Apprenez la science des Farâ’id (obligations). Apprenez le Coran, enseignez-le aux gens. Parce que je suis un être humain mortel. La science sera également éliminée, et des grands conflits surviendront. À tel point que deux musulmans en désaccord sur un jugement final obligatoire ne pourront pas trouver une seule personne pour régler leur cas</em>. »<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a></p>

<p>Bien qu'il se trouve quelques critiques sur la narration, notre hadith<a href="#_ftn2" id="_ftnref2">[2]</a> a été rapporté par divers Compagnons (y) avec quelques introductions. La majorité des savants spécialistes du Hadith l'ont évalué dans les sections <em>Kitabu'l Farâ’id</em> de nos livres de hadiths afin de souligner la nécessité de la science des Farâ’id (des obligations). Cependant, Dârimi a inclus notre hadith dans la section Farâ’id de son Sunan et l'a exposé sous le titre : « Suivre les savants » dans l'introduction. Ainsi, il a attiré l’attention sur le message général du hadith. Nous aimerions nous attarder sur cet aspect de la question qui concerne la communauté, et même l’ensemble de la société.</p>

<p><strong> TROIS VALEURS</strong></p>

<p><strong>La science</strong> exprime également les domaines de spécialisation dans le cadre général. De plus, compte tenu du sens historique du mot, nous pouvons la comprendre comme étant la Sunna du Messager d'Allah (r). Par conséquent, apprendre la science et l'enseigner aux gens, signifie “apprendre la Sunna et l'enseigner aux gens ”, ceci parce que la Sunna est le mode de vie, la pratique et l'exemple du Prophète de l'Islam (r). Selon ce sens, notre hadith donne son message : « Premièrement, il faut vivre la religion conformément à l'exemple de la Sunna parce que la pratique de la religion sera oubliée ou pervertie. »</p>

<p><strong>Les Farâ’id</strong> (les obligations) font référence aux principes juridiques et économiques. Sans aucun doute, le droit des successions, le fait que les droits personnels et leurs mesures deviennent méconnus constituent un grave danger qui </p>

<p>surviendra en termes de droits et de système. Perdre les droits économiques et leurs dimensions signifie abandonner la société aux choses illicites <em>(haram)</em> et aux injustices et les accepter. Autrement dit, cela signifie que les équilibres économiques apportés par la révélation dans la société sont bouleversés.</p>

<p>En fait, aujourd'hui, les "Farâ’id" ont pratiquement disparu en tant que pratique ; et l'éducation et la formation ont malheureusement diminué considérablement et ont été abandonnées au secteur privé.</p>

<p><strong>Le Coran</strong> est le fondement révélé de la religion, la source principale du système. Et notre hadith déclare qu’à la fin la connaissance et les lignes du Coran seront perdues dans la société.</p>

<p><strong>INFORMATIONS GÉNÉRALES</strong></p>

<p>Notre hadith exhorte à la généralisation de la connaissance et attire l'attention sur le danger de la propagation de l'ignorance. L'incapacité de trouver, ne serait-ce qu'une seule personne, pour s'interposer entre deux musulmans qui ne sont pas d'accord sur une question obligatoire définit l'impérative priorité d'accomplir ce travail.</p>

<p>Notre hadith détermine des périodes où l'éducation sera interrompue, en particulier l'éducation religieuse, et où il n'y aura plus d'érudits connaissant la religion. De telles périodes ont été observées à des époques et à des échelles différentes dans l’histoire de chaque nation. Il est évident que les nations musulmanes qui ont subi une vie de captivité ont compris le message de ce hadith plus que quiconque parce qu'ils ont vécu personnellement cette période. Ce qui les maintenait en vie, c’étaient les connaissances religieuses qu’ils ont apprises et vécues auparavant.</p>

<p>Il ne fait aucun doute que les livres d'enseignement religieux sont un des éléments qui maintient vivant le contact des gens avec la religion pendant les périodes où l'éducation et la formation religieuses sérieuses et officielles sont interdites. Ils ont aidé la société à rester autonome, quoique de manière infime.</p>

<p>Nous devons des remerciements à ces livres et à leurs auteurs, qui nous ont toujours rappelé les nécessités de la religion et n'ont pas permis l'ignorance, même dans le cadre des obligations.</p>

<p>Sans eux, il ne resterait plus personne pour laver le cadavre et diriger la prière funéraire. On comprendra mieux l’importance de ces travaux en considérant les régions et les jours où ceux qui savent lire la sourate Al-Fâtiḥa sont considérés comme de grands maîtres.</p>

<p>Toute nation qui regarde ses enfants alors que ceux-ci tentent d'apprendre leur religion, non pas avec envie, mais avec pitié, et même désapprobation, et qui les considère comme « pauvres », entraîne ces esprits exigus et purs, lorsqu'ils grandissent, dans la psychologie ainsi que dans la tension des « individus se situant en dehors de la société ». Ce faisant, ladite nation aura livré son propre avenir à l’ignorance totale.</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2023/12/fleurs.jpg" alt="" /></figure>

<p>Une société « orpheline de savants » saura, bien évidemment, toujours répondre à ses besoins. Mais elle le fera probablement selon ses propres valeurs, avec des principes et règles étrangères, des lois et des systèmes importés... C'est en fait choisir une voie insoluble.</p>

<p>Qui pourra prétendre ou argumenter qu’une solution obtenue au détriment de ses valeurs fondamentales, de la liberté mentale, intellectuelle, voire administrative et politique, est appropriée et académique ?</p>

<p><strong>TROIS POINTS</strong></p>

<p>Il est utile de rappeler une fois de plus que la religion ne peut être protégée qu’en respectant les trois points suivants :</p>

<ul>
<li>La science (le vécu).</li>

<li>La création et l’installation d'institutions et d'organisations.</li>

<li>L’enseignement et la formation d’éducateurs et d’enseignants.</li>
</ul>

<p>Nous pensons que la « liberté de religion et de conscience » ne peut exister qu'avec la liberté et la non-intervention sur ces trois points.</p>

<p>De ce point de vue, les recommandations « d'apprendre et d'enseigner au public », répétées trois fois dans notre hadith, révèlent pleinement la sensibilité du sujet et le degré de prédominance de l'action.</p>

<p>Il est clair qu'un système qui n'est pas basé sur le Coran, qui ne respecte pas les droits et qui ne dispose pas de personnel formé dans des domaines spécifiques ne peut pas survivre longtemps ; et même s'il le fait, il ne peut pas être lui-même.</p>

<p>Notre hadith, qui révèle le résultat final de l'ignorance et de l'incompréhension, présente avec insistance la connaissance et l'information sur ces trois points comme une recette de préservation et de salut. Pour cette raison, tout travail qui a été fait ou qui sera fait pour rendre la société informée, même au niveau minimum, c'est-à-dire au niveau des grands principes, est sacré et bénéfique.</p>

<p>Selon notre avis, les livres d’enseignement religieux sont des outils d’éducation et de formation qui trouvent ici leur sens fonctionnel.</p>

<p>La recommandation fondamentale de notre hadith est de poursuivre cette activité avec persévérance et par tous les moyens dans chaque lieu et région où il existe une possibilité d'enseigner la religion, la connaissance religieuse, les obligations religieuses <em>(Farâ’id)</em> et le Coran. Parce qu’une nation et une Oumma dépourvues de savants sont vouées à disparaître dans les ténèbres de l’ignorance et de la méconnaissance.</p>

<p>Il ne faut pas oublier que la guidance islamique ne s'étendra à l'univers que dans la mesure où la connaissance du Coran sera largement répandue.</p>

<p><strong>LES MESURES DÉSINTÉRESSÉES DE LA SUNNA</strong></p>

<p>Le désintéressement ou le fait de ne rien attendre en retour de quelqu'un d'autre qu'Allah est le critère de qualité et de cohérence recherché dans tout le travail d'un musulman. Le désintéressement, c’est le renoncement au négoce. C’est accomplir sa mission de façon claire et simple sans contrepartie.</p>

<p>« <strong><em>C'est pour le visage d'Allah que nous vous nourrissons : nous ne voulons de vous ni récompense ni gratitude</em></strong>. » (Sourate Al–Insân, verset 9).</p>

<p>L’idéale et fondamentale réponse se trouve probablement à ce stade.</p>

<p>Lisons ensemble le hadith suivant :</p>

<p>Selon une narration d’Abû Hurayra (t), le Prophète (r) a déclaré :</p>

<p><em>« Celui qui soulage, en ce bas monde, un croyant d’une calamité, Allah le soulagera d’une calamité au Jour de la Résurrection. Celui qui accorde une facilité de remboursement à une personne en difficulté, Allah lui accordera une facilité en ce bas monde et dans l’au-delà. Celui qui couvre les défauts d’un musulman, Allah le couvrira en ce bas monde et dans l’au-delà. Et Allah vient en aide au serviteur tant que celui-ci vient en aide à son frère. Celui qui emprunte une voie à la recherche d’un savoir, Allah lui facilitera grâce à cela une voie vers le Paradis. Il n’est pas de groupe de gens qui se réunissent dans l'une des demeures d’Allah afin d'y réciter le Livre d’Allah et de l’étudier ensemble sans que la sérénité ne descende sur eux, que la miséricorde ne les couvre, que les Anges ne les entourent et qu’Allah ne les mentionne à ceux qui sont auprès de Lui. Quant à celui qui est ralenti par ses œuvres, ce n’est pas sa lignée qui le fera avancer plus vite. »</em> (Muslim, <em>Dhikr</em>, 38, 2699).</p>

<p>La beauté musulmane se manifestera de façon différente en fonction du degré de bénévolat qu'atteindra le musulman.</p>

<p>La Sunna invite et encourage les musulmans à atteindre ce niveau.</p>

<p>L'invitation, l'encouragement et la bonne nouvelle sont pour nous...</p>

<hr />

<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Dârimî, <em>Mukaddima</em> 24, <em>Farâ’id</em> 1; At-Tirmidhî, <em>Farâ’id</em>, 2; Ibn Mâja, <em>Farâ’id</em> 1; Al- Dâraqutnî<em>, Sunan</em>, IV, 67, 81-82.</p>

<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Voir Al-Dâraqutnî, <em>Sunan</em> IV, 81-82 (Notes de bas de page).</p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>La raison et la guidance</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/la-raison-et-la-guidance/</link>
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<pubDate>Sun, 21 Apr 2024 16:21:30 GMT</pubDate>
<dc:creator>Süleyman Derin</dc:creator>
<description>Il ne fait aucun doute que la raison est une grande bénédiction accordée à l’homme. Le renouveau de la religion et du monde est lié à la bonne santé de l’esprit. Toutefois, de nombreux anciens soufis, en particulier…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Il ne fait aucun doute que la raison est une grande bénédiction accordée à l’homme. Le renouveau de la religion et du monde est lié à la bonne santé de l’esprit. Toutefois, de nombreux anciens soufis, en particulier l'Imam Rabbanî et Mawlânâ (Rûmî), ont critiqué l'esprit qui n'était pas formé à la Révélation. L’homme peut utiliser chaque bénédiction qu’Allah lui a accordée à la fois pour le bien et pour le mal. De la même manière, il peut utiliser sa raison pour connaître Dieu, mais aussi pour Le nier.</p>

<p>De nos jours, les gens essaient de résoudre toute sorte de problème avec la raison, et même les personnes connues comme religieuses agissent en matière religieuse selon leur raisonnement en formant des phrases commençant par « je pense ». D’autres tentent de faire de leur esprit un « <strong>prophète des temps modernes</strong> » en occultant les prophètes. En examinant les rapports entre la raison et les questions religieuses, l'Imam Rabbanî explique la faiblesse de l'esprit, qui est loin d'être révélée, et quel grand don divin nous ont fait les prophètes :</p>

<p> <em>« La plus grande bénédiction qu'Allah ait envoyée aux gens est l'envoi des prophètes. Dans quelle langue le remerciement peut-il être fait ? Quel cœur peut-il saisir la bonté de cet envoi ? Quel corps ou quel membre peut-il faire quelque chose pour être reconnaissant pour les faveurs ? Sans l’existence bénie de ces grands personnages, qui nous montrerait, à nous les gens myopes, l’existence du Créateur de ce monde ?</em> » (Lettre 259).</p>

<p> L'Imam Rabbanî nous donne un exemple issu des philosophes grecs de l’Antiquité pour montrer que l'esprit seul ne suffit pas à nous guider. Même si chaque philosophe grec de l’Antiquité était intelligent au point de devenir résolument génial, il ne pouvait même pas comprendre qu'un tel créateur était nécessaire, et encore moins découvrir l'existence du Créateur à l’aide de leur propre esprit.</p>

<p>Ceux parmi les philosophes ultérieurs qui ont accepté l’existence de Dieu ont tiré ce développement des informations de la Révélation divine apportée par les prophètes.</p>

<p>Contrairement à cette croyance, l'Imam Rabbanî critique également les érudits comme Al-Mâturidî qui soutiennent que seul l'esprit peut découvrir l'existence et l'unité du Créateur. Selon l’école mâturidî, même si une personne vit au sommet d’une montagne et qu'aucun message clair ne lui parvient, elle doit trouver l'existence et l'unité d'Allah par le biais de son propre esprit. Si cela n’arrive pas, elle sera châtiée par l’Enfer éternel.</p>

<p>Contrairement à ce point de vue, l’Imam Rabbanî pense que ceux qui ne reçoivent pas un message clair ne seront pas punis par l’Enfer éternel. Bien que l’esprit ait été créé pour trouver le bon chemin, il ne peut pas trouver Allah seul. Pour parvenir à la direction, l’esprit a toujours besoin de la connaissance de la Révélation divine.</p>

<p> Selon l'Imam Rabbanî, les individus mécréants qui ne reçoivent pas le message seront ressuscités dans l'Au-delà, comme les autres êtres vivants, leurs comptes seront retenus puis ils seront anéantis. Tel est le jugement concernant la situation des polythéistes de l'interrègne, dont l'invitation n'est parvenue à aucun prophète, et la situation de leurs enfants. Il n’y a ni punition éternelle ni récompense éternelle pour eux.</p>

<p> Cependant, selon l’Imam Rabbanî, il existe très peu d’endroits sur terre où la lumière de la prophétie ne soit pas parvenue.</p>

<p> Dans une lettre adressée à son fils, il exprime ce problème ainsi :</p>

<p><em> « Ô mon fils ! En pensant profondément et grandement à ce pauvre, je comprends qu'il n'y a aucun endroit au monde qui n'ait pas reçu la nouvelle de notre Prophète (r). Je vois bien que le monde entier est illuminé comme le soleil par la lumière de Son invitation qui a même atteint Gog et Magog qui se situent derrière le mur. »</em> (Lettre 259).</p>

<p>Une idée erronée selon laquelle aucun prophète n’a été envoyé dans la région de l’Inde était présente dans l’esprit des gens. Alors l’Imam Rabbanî a expliqué que, contrairement à la croyance populaire, de nombreux prophètes ont été envoyés en Inde :</p>

<p> <em>« Même dans les terres indiennes, que vous voyez loin de l'invitation prophétique, des prophètes ont été envoyés parmi les Indiens et ceux-ci ont été invités à Allah. Dans certaines terres indiennes, la lumière des prophètes est visible telle une torche allumée au sein des ténèbres du polythéisme. Je puis vous donner les noms de ces lieux si vous le souhaitez. Par exemple, si une personne n’a pas accepté l’invitation d’un prophète, on constate alors qu’elle a cru en un autre prophète.Deux autres personnes l’ont approuvé et ainsi trois personnes y ont cru. Je n’ai jamais vu de prophète en Inde en qui plus de trois personnes ont cru. » </em>(Lettre 259).</p>

<p>Selon l'Imam Rabbanî, les informations contenues dans les Textes sacrés auxquels croyaient les Indiens étaient en fait tirées de la connaissance de la révélation apportée par les prophètes :</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2024/03/image_2024-03-03_192517521.png" alt="" /></figure>

<p><em> « Parce qu'à chaque communauté du passé, à chaque période, un prophète est sans aucun doute venu lui apprendre l'obligatoire existence d'Allah le Très-Haut, de Ses attributs évidents, de Sa pureté et de Sa sainteté. Si ces grands personnages n’étaient pas apparus, comment ces gens déshonorés auraient-ils pu atteindre cette bénédiction avec leur esprit aveugle et faible, contaminé par l’incrédulité et la rébellion ?»</em></p>

<p>Selon l'Imam Rabbanî, ceux qui n'acceptent pas les prophètes et la Révélation divine sont en réalité des gens qui prétendent être des dieux :</p>

<p> « L’esprit étroit de ces gens méprisables qui n’acceptent pas les prophètes déclare en réalité leur divinité. Ces gens n'acceptent pas d'autres dieux qu'eux-mêmes. En effet, Pharaon a dit : “...<strong><em> Je ne connais pas de divinité pour vous, autre que moi…</em></strong> ” » (Al-Qaṣaṣ, 38).</p>

<p>Et dans un autre verset : <strong><em>« Si tu adoptes, dit [Pharaon], une autre divinité que moi, je te mettrai parmi les prisonniers</em></strong>.<strong> »</strong> (Ash-Shu'arâ, 29).</p>

<p>Selon l’Imam Rabbanî, la raison est comme un couteau à double tranchant. Parfois, au lieu de trouver Allah, elle incite à vouloir être partenaire de Sa divinité.</p>

<p>En utilisant la croyance en Dieu qui était courante parmi les gens, Pharaon affirmait que sa propre divinité avait été créée et que lui-même était devenu divin.</p>

<p><em>« En apprenant que l'univers avait obligatoirement un Créateur, grâce aux nouvelles données par les prophètes, certaines vilaines allégations vinrent à l'esprit de ces gens ignobles. En dissimulant leur intention malveillante, ils feignirent d’accepter l’existence obligatoire du Créateur en affirmant que le Créateur était entré en eux et qu'ils étaient unis avec Lui-Même. À l’aide de cette astuce, ils appelèrent les gens à les adorer. Mais Allah est exalté au-dessus des prétentions des oppresseurs. »</em></p>

<p>Les cercles soufis doivent être vigilants face à de telles croyances, particulièrement visibles dans certaines écoles mystiques indiennes perverties.</p>

<p>Dans les distiques rappelés ci-dessous, Mawlânâ Djalâl-od-Dîn Rûmî résume succinctement l'attitude d'un philosophe matérialiste qui, ne faisant confiance qu'à son esprit, laissa de côté le Coran et les conseils des prophètes :</p>

<p><em>Comment un philosophe témoigna de l’incrédulité lors de la récitation (du texte coranique) <strong>Si l’eau dont vous disposez était absorbée par la terre</strong>, c’est- à-dire, « si J’empêche l’eau de parvenir jusqu’à la source, si Je cache l’eau dans les profondeurs et rends les sources taries et un lieu de sécheresse, qui amènera à nouveau l’eau à la source, excepté Moi qui n’ai point       de pareil, le Miséricordieux, le Glorieux ? »</em></p>

<p><em>Un misérable philosophe et logicien passait près de l’école à ce moment.</em></p>

<p><em>Quand il entendit ce verset, il dit avec désapprobation : « Nous amenons l’eau avec une pioche ; avec des coups de bêche et un pic acéré, nous faisons venir l’eau d’en-bas. »</em></p>

<p><em>La nuit, il s’endormit et vit un homme valeureux qui lui donna un coup         sur le visage et aveugla ses deux yeux,</em></p>

<p><em>Et lui dit : « Ô misérable, si tu dis la vérité, apporte au moyen d’un pic la lumière de ces deux sources de vision. »</em></p>

<p><em>Le jour venu, il se leva, et trouva que ses deux yeux étaient aveugles ; la lumière débordante avait disparu de ses deux yeux.</em></p>

<p><em>S’il s’était lamenté et avait imploré son pardon, la lumière disparue serait reparue, par la générosité de Dieu ; </em>(Mathnawî, II, 1633-42)<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a>.</p>

<hr />

<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Source : Djalâl-od-Dîn Rûmî – <em>Mathnawî</em> – La Quête de l’Absolu II – Traduit du persan par Eva de Vitray Meyerowitch et Djamchid Mortazavi – Publication : Éditions Culturelles de la Municipalité de Konya.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>L&apos;éducation du caractère en islam</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/leducation-du-caractere-en-islam/</link>
<guid isPermaLink="true">https://www.magazine-islam.com/articles/leducation-du-caractere-en-islam/</guid>
<pubDate>Sun, 21 Apr 2024 16:20:29 GMT</pubDate>
<dc:creator>Faruk Kanger</dc:creator>
<description>En considérant l&apos;histoire de notre civilisation, nous constatons que la religion islamique tisse, comme une broderie, tous les domaines de notre vie. Tout au long de l&apos;histoire, les principes de croyance, de culte ainsi…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>En considérant l'histoire de notre civilisation, nous constatons que la religion islamique tisse, comme une broderie, tous les domaines de notre vie. Tout au long de l'histoire, les principes de croyance, de culte ainsi que les valeurs morales de l'Islam ont pénétré profondément jusque dans la moelle de nos os. Et les grandes personnalités qui ont évolué dans cette culture ont eu l'honneur d'être à la fois les architectes et les maîtres d'une magnifique civilisation vieille de quatorze siècles.</p>

<p>Les valeurs sur lesquelles notre civilisation s'est bâtie respectent strictement la feuille de route de la nature humaine, qui s'étend depuis le début de la création jusqu'à l'éternité, et cela en suivant une voie médiane loin de toutes sortes d'excès et d'euphémismes. Parce que la taille, la magnificence, la durabilité et la longévité d'un bâtiment sont directement liées à la qualité de son plan, de ses fondations et des matériaux utilisés.</p>

<p>S'il en avait été autrement, comment des milliers de savants, d'hommes d'État et de personnalités monumentales que le monde entier commémore avec gratitude, tels Abû Hanifa, l'Imam Shafi'î, Piri Reis, Ali Kuşçu, Al-Kindî, Ibn Sina, Al-Farabî, Ibn Rushd, Al-Ghazâlî, Mawlana Jâlal od-Dîn Rûmî, les sultans Yâvuz Selim, Suleyman le Magnifique, Fatih Sultan Mehmet, Mimar Sinan, Ibn ‘Arabî , l'Imam Rabbanî, Ibn Khâldun, Kâtip Çelebi, İbrahim Hakkı d'Erzurum, İsmail Hakkı Bursawi, Muhammed Hamdi Elmalı, auraient-ils pu être éduqués ?</p>

<p>Les valeurs morales, sur lesquelles s'appuyaient leurs vertus, n'ont rien perdu de leur valeur et de leur originalité. Elles se présentent devant nous aussi fraîches et vivantes qu'elles l'étaient dans les premiers temps.</p>

<p>Voici le Saint Coran qui, défiant les âges, est gravé avec la plume de la nature humaine et se révèle à nouveau à chaque instant. Voici les Compagnons du Prophète, comme les étoiles qui tirent leur lumière infinie de leur « Soleil » et nous guident à tout moment.</p>

<p>Tant que nous sommes sur la bonne voie et que nous poursuivons notre lutte, ils seront avec nous sur notre chemin à la condition que nous essayions, dans la mesure de nos capacités, de garder vivantes nos valeurs spirituelles et islamiques et de nous y tenir.</p>

<p>Nos principes de croyance et de culte, nos principes moraux, nos belles coutumes et traditions, d'autres éléments culturels, notre histoire, la conscience de l’Oumma sont nos valeurs fondamentales. Nos vertus, nourries par la source divine, s'élèvent au-dessus de toutes ces valeurs et suffisent à élever des personnalités uniques qui reconstruiront la plus puissante civilisation de toute l'histoire de l'humanité.</p>

<p>La plus importante question à laquelle nous devons trouver une réponse ici est de savoir comment procéder, autrement dit comment nos valeurs vont-elles se transformer en vertus sur nous et comment nous pourrons garder ces valeurs vivantes dans nos personnalités ?</p>

<p> Les réponses correctes à ces questions décriront, en même temps, notre principal devoir de servitude. En effet, Allah nous rappelle notre devoir fondamental de croyant et nous montre le chemin en disant :</p>

<p><strong>« Ils<em> croient en Allah et au Jour dernier, ordonnent le convenable, interdisent le blâmable et concourent aux bonnes œuvres. Ceux-là sont parmi les gens de bien.</em></strong> <strong>»</strong> (Al-‘ Imrân, 114).</p>

<p>Comme on peut le voir, les valeurs de croyance, qui forment la dynamique de base de la personnalité, sont mentionnées dans le verset dès le début, puis les vertus de ces valeurs qui se sont transformées en actions sont énumérées. Un autre point très important est qu’il n’y a pas de limite supérieure aux vertus comme le souligne l’expression « concourir aux bonnes œuvres ».</p>

<p>Un autre verset décrit la situation susceptible de nous atteindre si nous perdons notre capacité d'acquérir ces valeurs de foi ‒ celles-ci étant la raison de notre création et notre seule responsabilité ‒ et de transformer ces valeurs de foi en vertu. Il y est dit:</p>

<p>« <strong><em>O les croyants ! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Allah va faire venir un peuple qu'Il aime et qui L'aime, modeste envers les croyants et fier et puissant envers les mécréants, qui lutte dans le sentier d'Allah, ne craignant le blâme d'aucun blâmeur. Telle est la grâce d'Allah. Il la donne à qui Il veut. Allah est Immense et Omniscient.</em></strong> » (Al-Mâ'ida, 54). </p>

<p> Il est évident qu'éduquer un être humain est une œuvre ardue, étant donné que les âmes ont une influence qu'il est difficile de discipliner. Surtout si notre objectif est de gagner ou d’élever des personnalités fortes ayant acquis des vertus morales. En effet, cela nécessite un processus très long et laborieux. Comme l’éducation de l’être humain est continue de la naissance à la mort, aucune étape, de la petite enfance, l'enfance, la jeunesse ou l'âge adulte ne doit être privilégiée par rapport à une autre, car, en fait, l’éducation du caractère fait partie intégrante de tous les aspects de la vie. Nous ne pouvons pas nous permettre de considérer comme importante ou insignifiante une tranche de vie plus qu'une autre, alors qu'on ne sait pas en fait où on en est. Chaque instant est autant précieux que notre moment présent. En d’autres termes, la valeur de la vie ne nous est connue qu'en fonction de ce que nous pouvons évaluer.</p>

<p> Les valeurs religieuses et spirituelles que nous possédons se sont potentiellement répandues dans tous les domaines sociaux, économiques, familiaux et privés de notre vie. C'est la structure générale de la religion musulmane. L’Islam n’est pas une religion que l’on pratique seul à la maison ou ailleurs. Quand on considère les cultes obligatoires qu'il a ordonnés, on voit qu'outre le jeûne, la prière, le pèlerinage et la zakat, ils peuvent être accomplis dans une communauté aux dimensions sociales élargies. Le mois du Ramadan, au cours duquel le jeûne est pratiqué, a ses propres caractéristiques qui mettent en avant des valeurs communautaires telles que l'iftar, l'infaq, le tarawih et l'Aïd. Il est bien évidemment naturel que les valeurs d'une religion, qui déclare que les croyants répandus partout dans le monde sont frères et qui considère la terre entière comme une famille, englobent tous les aspects de la vie de l’individu.</p>

<p>Une bonne personnalité se construira sur des caractères développés, solides et sains, et ce sont les vertus qui donnent au caractère ses qualités fondamentales. Les vertus sont les attitudes qu'une personne a acquises grâce à un comportement constant au fil de nombreuses années. Elle émerge en vivant de manière équilibrée et harmonieuse en termes de connaissance, de pensée et de comportement. Si on le dit de manière simple :</p>

<p>Vivre harmonieusement en fonction des pensées et des actions bien intentionnées ouvre la voie au développement d'habitudes et d'attitudes. Les habitudes et les attitudes orientées vers le positif et le bénéfique, c'est-à-dire les actes vertueux, s'acquièrent en tant que vertus au bout d'une longue période. L'unité harmonieuse des vertus forme le caractère de l’individu.</p>

<p>Finalement, ces traits de caractère, une fois acquis, deviennent les éléments qui constituent l’intégrité de la personnalité.</p>

<p> Cette image ‒ qui indique par quelles étapes la connaissance, la pensée et le comportement de l’individu construisent sa personnalité ‒ montre également à quel point un processus d'éducation du caractère est difficile et long.</p>

<p>Une personne qui vit en parfaite harmonie et cohérence entre ce qu'elle sait, ce qu'elle pense et ce qu'elle fait peut développer en elle-même, après des années d’efforts dans la même direction, les attitudes et les habitudes souhaitées. Ces attitudes et habitudes deviennent des vertus dans la mesure où elles sont soutenues par les croyances et les valeurs de chacun, et sont souhaitées, mises en pratique et stables (compassion, miséricorde, humilité, générosité, être juste, etc.) Le caractère commence à prendre forme et la personnalité commence à se modeler.</p>

<p>Par conséquent, l’éducation du caractère en Islam, c’est :</p>

<p>1. Faire des efforts, à la lumière des valeurs de l’Islam, pour acquérir et faire gagner les vertus que l’Islam prescrit.</p>

<p>2. Cela n’est possible uniquement qu’avec une bonne connaissance des valeurs et des vertus correctement assimilées. Parce qu’un bon comportement ne peut être obtenu qu’à travers la bonne information.</p>

<p>3. Une activité consciente que les individus accompliront selon leur propre volonté et leurs désirs. Parce que personne ne peut éduquer quelqu’un qui ne le veut pas.</p>

<p>4. Une éducation bidimensionnelle qui s’adresse à la fois à l'individu lui-même et à son environnement. Autrement dit, l’individu doit être une personne qui voudra à la fois s'éduquer personnellement et contribuer à son éducation extérieure.</p>

<p>5. Ce n’est pas une éducation à recevoir à une période particulière de la vie. Il s’agit au contraire d’un processus qui se déroule avec la même importance lors de chaque étape de la vie, de la naissance à la mort.</p>

<p>6. Une activité qui ne nécessite pas de lui accorder un temps spécial pour l’accomplir dans la vie quotidienne. Au contraire, le désir d’acquérir les vertus doit être une idée présente en permanence dans l’esprit.</p>

<p>7. Un domaine d’application qui est pratiqué en chaque endroit où se déroule la vie quotidienne de l’individu, comme la maison, le lieu de travail, l'école, ou tout autre environnement extérieur.</p>

<p>8. C'est une formation qui requiert une ou des personnalités exemplaires encore vivantes ou ayant vécu dans le passé.</p>

<p>9.  Puisqu’il s’agit d’une éducation centrée sur l’individu lui-même, tout commence et finit avec lui qui est soumis à l’éducation.</p>

<p>10. Un processus très long qui demande une vigilance et une patience constantes. S’attendre à obtenir des résultats rapides affecte négativement ce processus.</p>]]></content:encoded>
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<title>Une vie de la guidance au martyre : La Vie de Samir Nebil…</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/une-vie-de-la-guidance-au-martyre-la-vie-de-samir-nebil/</link>
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<pubDate>Sun, 21 Apr 2024 16:19:51 GMT</pubDate>
<dc:creator>Lokman Helvacı</dc:creator>
<description>La vie humaine est un mystère composé par de nombreuses inconnues. Certaines vies contiennent des surprises que l&apos;on peut décrire comme étant « une vie passée comme dans un film ». La vie de Samir Nebil, né d&apos;une mère…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>La vie humaine est un mystère composé par de nombreuses inconnues.</em> <em>Certaines vies contiennent des surprises que l'on peut décrire comme étant « <strong>une vie passée comme dans un film</strong> ». La vie de Samir Nebil, né d'une mère serbe et d'un père yéménite, dont nous avons reçu des nouvelles au cours des derniers mois, présente des traits qui correspondent à cette phrase. Samir Nebil a décrit comment sa vie a changé ce jour-là lorsqu'il a lu le livre “Méditation sur l'Univers, l'Homme et le Coran” qu'il a lu en ligne sur Internet :</em></p>

<p>« Je suis un jeune homme nommé Samir Nebil. Aujourd'hui, je participerai à la session Internet d'une manière très différente, pas de la façon que j’employais auparavant lorsque j'encourrais la colère de Dieu. Tout comme j'ai été guidé moi-même, je vais tâcher de vous raconter mon histoire qui, je l'espère, jouera également un rôle déterminant dans votre orientation.</p>

<p>Mes amis, je m’appelle Samir Nabil. Mon père est yéménite et ma mère est serbe. J'étudie la médecine en Serbie. J'ai vécu toute ma vie en niant Dieu. Je n’acceptais pas son existence et croyais à l’idéologie marxiste qui prétend que l’univers est né par hasard. J'ai passé toute ma vie à pécher et j'invitais les jeunes au déni et au blasphème sur Internet...</p>

<p>Mais, Alhamdulillah, je renais à présent. Je suis devenu un être qui n'a rien à voir avec mon état antérieur et je me suis tourné vers la lecture du Coran.</p>

<p>Cela s'est produit à cause d'un livre que j'ai lu sur la page Facebook de <strong>Salih</strong>. Le titre du livre est "<strong>Méditation sur l'Univers, l'homme et le Coran</strong>". Son auteur est Osman Nuri Topbaş. Ce livre parle des miracles d'Allah dans l'univers et du fait que nous devrions méditer sur ces miracles. Je l'ai lu avec beaucoup d'attention et à cœur ouvert. J'ai réalisé que cet univers et tout ce qui le compose ne pouvait pas avoir été créé par hasard.</p>

<p>J'en suis définitivement arrivé à la conclusion que ce monde possède un Créateur qui n’est autre qu’Allah.</p>

<p>En lisant ce livre, je suis tombé sur ce verset : <strong>«</strong> <strong>…</strong> <strong>ainsi qu'en vous-mêmes. N'observez-vous donc pas ? »</strong> Conséquemment, j'ai pleuré violemment.</p>

<p>Je ne sais pas comment j'ai pu passer toute ma vie à renier le Créateur. Mais, Alhamdulillah, grâce à ce beau livre que j'ai lu aujourd'hui, j'ai compris la vérité…</p>

<p>Finalement, je suis arrivé à la conclusion définitive suivante :</p>

<p>Le confort de l'humanité, la paix des êtres humains, la grandeur, l'abondance, la propreté ne peuvent s’obtenir qu'en se tournant vers Allah. Ce soir, je déclare mon repentir et je dis : «<em> Ash-hadou an lâ ilâha ill Allâh wa Ash-hadou anna Muhammadun Rasoûloullah </em>(Je témoigne qu’il n’y a de Dieu qu’Allah et je témoigne que Muhammad est Son Messager) ».</p>

<p>Je commencerai à prier dès que j’aurai appris comment procéder.</p>

<p><strong><em>Ô mon Seigneur, accepte mon repentir, pardonne-moi et accorde des bénédictions aux éditeurs et à l'auteur de ce livre.</em></strong></p>

<p>Écrivez la récompense de ce repentir parmi les bonnes actions de cet auteur.</p>

<p>Je demande aux éditeurs de ce livre, si disponible, de mettre la copie anglaise et serbe sur Internet afin que nous puissions également la publier sur les sites web serbes.</p>

<p><strong>Félicitations pour la guidance…</strong></p>

<p>Il fallait féliciter l’homme courageux avec un tel cœur.</p>

<p>Le vénérable auteur du livre de la Contemplation s'adressa également à lui ainsi :</p>

<p>Mon vénérable frère Samir Nebil,</p>

<p>Tout d'abord, je vous félicite pour la guidance que vous avez obtenue, car atteindre la guidance signifie, selon l'expression coranique, « <strong>se débarrasser des ténèbres et atteindre la Lumière </strong>».</p>

<p>Cher frère Samir Nebil, en fait, vous avez maintenant rencontré la substance pure dans votre cœur et dans votre nature, car, comme le dit le Coran, l'homme a été créé comme étant « <strong>la plus honorable créature</strong> » et « <strong>dans la forme la plus parfaite</strong> ».</p>

<p>En apprenant un peu plus à connaître l'Islam chaque jour et en apprenant la vie et les paroles du Prophète, vous vous apercevrez que vous, comme tout être humain, avez été créé sur la base de la <em>"Fitra salim"</em> (saine nature). Mais votre entourage, vos parents, peut-être ont-ils essayé de vous éloigner de cette pureté en vous rendant insouciant. Mais votre cœur était si pur que cela a suffi à dissiper le nuage de brume entre vous et la Vérité.</p>

<p>J’espère que beaucoup d’autres trouveront des conseils sur ce chemin béni et atteindront le plus grand honneur et le plus grand règne. La vraie vie est la vie de l’au-delà. Nous sommes les étudiants de cette école universelle.</p>

<p>Je souhaite qu'Allah Tout-Puissant nous permette de vous rencontrer en frères dans ce monde et dans l'au-delà.</p>

<p><strong>Martyre de Samir Nebil...</strong></p>

<p>Alors que seulement deux mois et demi s'étaient écoulés depuis le jour où la nouvelle de la direction de Samir nous avait rendu heureux, nous avons reçu la nouvelle de la part de Husam Bey selon laquelle Samir avait été martyrisé au Yémen.</p>

<p>Voici la nouvelle que l'ami de Samir au Yémen a partagée sur Facebook :</p>

<p>« Ces lignes relatent l'histoire d'un homme courageux qui a bu le sorbet du martyre après s'être repenti. Je vous la transmets en espérant qu'elle conduira à l'orientation d'autres jeunes de l'Oumma.</p>

<p>Alors qu'il apportait une assistance médicale aux blessés suite aux tirs mutuels échangés avec les partisans au Yémen, il est tombé en martyr, touché par un éclat d'obus.</p>

<p>Je l'ai entendu dire en rendant son dernier souffle :</p>

<p>“Ne vous inquiétez pas pour moi, je m’en vais à la rencontre d’Allah Tout-Puissant et du Bien-aimé Mustafa (r). Après m’avoir honoré par le don de l'Islam, il y a de cela quelques mois, mon Seigneur Tout-Puissant me fait désormais boire le sorbet du martyre. Mon souhait auprès d'Allah Tout-Puissant est qu'Il me réunisse avec le Messager d'Allah (r) dans les jardins du Paradis éternel.</p>

<p>J'ai deux requêtes à formuler à mes frères :</p>

<p>La première demande est que vous mettiez dans ma tombe le livre “Méditation”, grâce auquel j'ai été honoré par l'Islam ! Que Dieu bénisse son auteur et son éditeur. Mettez-le dans ma tombe pour qu'il soit mon oncle et mon compagnon de voyage vers l'au-delà.</p>

<p>Ma deuxième requête est que, comme j'ai perdu nombre de perspectives par le simple fait de n’avoir pas pu me rendre ni au Hajj ni à l’Omra, que celui qui, parmi mes frères musulmans, a la possibilité d’accomplir le Hajj ou l’Omra en mon nom, le fasse. Qu'Allah soit satisfait de tous !</p>

<p> Enfin, priez mon Seigneur pour qu'Il m'octroie Son pardon et Sa miséricorde ! »</p>

<p>Puis il dit : "Maintenant, je vous fais mes adieux, le cœur plein du dhikr d'Allah."</p>

<p>Et il prononça l'attestation de foi (Chahada).</p>

<p>Il décéda cinq jours plus tard et s'en fut vers l'Esprit de purification, Allah le Très-Haut.</p>

<p>Mes frères et sœurs, laissez-moi vous annoncer l'heureuse nouvelle que son visage souriait, et qu’une belle odeur de musc embaumait les quatre coins de l'endroit où il consomma le sorbet du martyre. »</p>

<p>Voici le rapport des amis de Samir.</p>

<p>Il semble que sa première volonté soit destinée à son ami au Yémen.</p>

<p>« Notre frère accomplira, incha Allah, la deuxième volonté de notre frère en accomplissant en son nom une Omra.</p>

<p>Qu'Allah lui fasse miséricorde.</p>

<p>Pour l'âme de <strong>Samir Nebil, </strong>récitez une Fatiha et trois Ikhlas. »</p>

<p><strong>Le Hafiz Süleyman Işık d'Adana</strong></p>

<p>Le mois dernier, nous avons confié à la miséricorde de Dieu notre frère Hafız Süleyman Işık d'Adana, dont la vie peut être un exemple pour tout musulman.</p>

<p>Après l'école primaire, pour devenir hafiz, Hafız Süleyman suivit les cours de Coran à la mosquée Yeşil Cami de Bayrampaşa d’Istanbul.</p>

<p>Après avoir terminé son cursus, il poursuivit ses études en rentrant à Adana et termina l'école secondaire avec des examens externes et la partie lycée de l'Imam Khatib.</p>

<p>Après avoir travaillé comme imam honoraire à Adana pendant quelques années, il remporta en 1996 le concours de la Faculté d'Histoire d'Azerbaïdjan.</p>

<p>Et une nouvelle ère commença dans la vie de Süleyman.</p>

<p>Alors qu'il fréquentait l'école, il commença à enseigner au cours de Coran ouvert par les bénévoles de <strong>Hüdayi à Shaki</strong>.</p>

<p>C'est là qu'il demanda exactement à trente élèves d'achever leur cursus <em>(hafizlik)</em>. Il alla jusqu’à écouter quarante d’entre eux puis, en raison de la répartition du travail, il les confia à un autre enseignant.</p>

<p> Après avoir travaillé comme administrateur dans le cours d'<strong>Ismailli</strong>, il fut nommé imam à <strong>Sakarya,</strong> puis il travailla comme employé du bureau du Mufti d'Adana, Seyhan.</p>

<p>Notre frère Süleyman, avec qui nous avons travaillé ensemble pendant dix ans en <strong>Azerbaïdjan</strong>, avait beaucoup de principes. Il était organisé et travailleur.</p>

<p>Alors que l'Azerbaïdjan traversait des moments parmi les plus difficiles, lui se concentrait sur son travail et travaillait jusqu'à la réussite.</p>

<p><strong>Abdurrahman Nouriyev,</strong> directeur du cours coranique de<strong> Shaki</strong>, a déclaré à son sujet : « Les hafizs formés par notre professeur Süleyman, en plus de réussir très bien dans l'entraînement et le tajwid, ont aussi une très forte mémoire. On a pu détecter que la majorité des étudiants que nous envoyions à l’étranger aux concours hafiz étaient ses étudiants. »</p>

<p>Il y avait peut-être chez lui nombre de splendeurs à admirer, mais il faut souligner deux de ses belles qualités :</p>

<p>Il était un serviteur de l'humilité et de la modestie (qui cache ses bonnes actions).</p>

<p>Ramiz Mammadov, le directeur du cours d'Ismailli, confirme sa moralité avec les mots suivants :</p>

<p>« En général, nous méconnaissions les bonnes actions de Süleyman Hoca. Nous n’en avons eu connaissance qu’après son départ. »</p>

<p>Nous prions la Miséricorde divine pour Süleyman Hodja qui est parti à l'hôpital le mois dernier en marchant et qui en est sorti dans son cercueil.</p>

<p>Nous souhaitons à sa famille, à ses proches et à ses amis une belle patience.</p>

<p>Pour l'âme de Süleyman Hodja,  récitez une Fatiha et trois Ikhlas.</p>]]></content:encoded>
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<title>Lorsque vient la guidance</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/lorsque-vient-la-guidance/</link>
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<pubDate>Sun, 21 Apr 2024 16:18:59 GMT</pubDate>
<dc:creator>M. Yaşar Kandemir</dc:creator>
<description>Il y a des secrets que nous ne révélons à personne et que nous cachons au plus profond de notre cœur. Avez-vous déjà pensé à ce qui se produirait si nous entendions de la bouche de notre interlocuteur ce mystère, alors…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a des secrets que nous ne révélons à personne et que nous cachons au plus profond de notre cœur. Avez-vous déjà pensé à ce qui se produirait si nous entendions de la bouche de notre interlocuteur ce mystère, alors qu’on était certain que personne d'autre ne le savait ?</p>

<p>Nombreux sont ces chanceux qui cachèrent leurs affaires à notre Maître la Fierté des Mondes. Puis, profondément abasourdis lorsqu'il les eut informés de ces situations, ils embrassèrent l'Islam en prononçant la Parole d'attestation de foi (la Chahada). Dans la conversation d’aujourd’hui, nous nous envolerons, même si ce n’est qu’un rêve, vers cet âge des roses. Nous assisterons à quelques événements de conversion eurent lieu en présence du Messager d’Allah (r).</p>

<p><strong><u>Accord secret</u></strong></p>

<p>Umayr ibn Wahb était un polythéiste farouche qui a beaucoup tourmenté le Prophète (r) et les musulmans. On croyait qu'il était mort à cause de la grave blessure qu'il avait reçue lors de la bataille de Badr, mais il s'était rétabli à minuit et, s'échappant d'entre les morts, il rentra avec difficulté à La Mecque. Son fils fut fait prisonnier et emmené à Médine lors de cette bataille.</p>

<p> Avec le temps, les blessures d'Umayr avaient guéri, mais son adversité contre l'Islam s'était approfondie.</p>

<p>Un jour, alors qu'il était assis dans la région du Hijr en compagnie de son oncle Safwan ibn Umayya, il parla de leurs proches à Badr.</p>

<p>Umayr dit :</p>

<p>‒ Si je n'avais pas eu ces dettes et mes enfants, je serais monté à cheval et, parvenu à Médine, j'aurais tué Muhammad. De plus, le fait que mon fils se trouve prisonnier entre leurs mains, est aussi une bonne occasion pour que j'accomplisse cette tâche.</p>

<p>Safwan était un polythéiste très riche. En pensant aux proches qu'il a perdus à Badr, il ne cessait pas de dire :</p>

<p> ‒ À quoi ça sert de vivre après eux ? </p>

<p>Ses paroles ravivèrent la vengeance qui brûlait dans le cœur d'Umayr. S'accrochant aux mains de son oncle, il déclara :</p>

<p> ‒ Si tu tues Muhammad, je paierai toutes tes dettes. Tes enfants resteront avec les miens jusqu'à la mort et je prendrai soin d'eux comme d'une rose. </p>

<p>C’était ce que voulait Umayr. Il dit :</p>

<p>‒ Et bien qu'il en soit ainsi. </p>

<p>Et il les avertit :</p>

<p>‒ Mais gardez cette entente secrète et n'en parlez à personne.</p>

<p> Umayr aiguisa son épée et l'empoisonna. Il monta à cheval et se rendit à Médine.</p>

<p> Parvenu à Médine, il se tint à la porte de la Masjid an-Nabawi ‘Umar (r) était, quant à lui, en alarme :</p>

<p> ‒ Voici Umayr, l'ennemi d'Allah. Il est définitivement venu ici pour faire quelque chose de mal. </p>

<p>Ce disant vint voir le Prophète (r) et lui expliqua la situation.</p>

<p>La Fierté des Univers (r) lui dit :</p>

<p>‒ Amenez-le-moi ! </p>

<p>Alors ‘Umar (r) fit demi-tour et vint à Umayr.</p>

<p>Il attrapa l'épée d'Umayr par sa sangle et la plaça sur sa poitrine.</p>

<p>Puis il dit à un Ansar qui était là :</p>

<p>‒ Va auprès du Prophète ! Celui-ci n’est pas venu pour rien.</p>

<p>Il tenait fermement l’épée autour du cou d’Umayr.</p>

<p>Le Prophète (r) lui cria à nouveau :</p>

<p>‒ Laisse-le tranquille, ‘Umar ! Approche-toi, Umayr !</p>

<p>Il lui demanda alors pourquoi il était venu là.</p>

<p>Puis la conversation suivante eut lieu entre eux :</p>

<p>‒ Mon fils est prisonnier entre vos mains. Je suis venu ici pour que tu puisses lui rendre service et le laisser partir. </p>

<p>‒ Mais alors, que fait cette épée sur ton cou ? Ce n'est pas nécessaire ! À quoi pourrait-elle nous servir ? Dis-moi la vérité ! Pourquoi es-tu venu ici ? </p>

<p>‒ Je te l'ai dit, je suis venu te demander de me rendre mon fils.</p>

<p>‒ Si c'est ainsi, alors dis-moi ce qu'était l'accord que tu as conclu dans la région du Hijr avec Safwan ?</p>

<p>Umayr, qui était soudainement effrayé, commença à bégayer :</p>

<p>‒ De quoi avons-nous parlé avec Safwan ?</p>

<p>Notre Maître, le Messager d'Allah (r) lui dit :</p>

<p>‒ Vous avez évoqué les personnes jetées dans le puits de Badr. Ensuite, vous avez dit : « Sans ma dette et mes enfants, je serais allé tuer Muhammad. » Alors Safwan s'est engagé à payer ta dette et à prendre soin de tes enfants. Alors tu t'es levé et tu es venu, mais Allah ne permettra pas l’action que vous comptiez accomplir.</p>

<p>Pendant que la Fierté des Univers parlait, Umayr changea de couleur en couleur. Puis, en commençant à prononcer la Chahada, il dit :</p>

<p>‒ Seuls Safwan et moi avons parlé de ceci. Il n'y avait personne d'autre avec nous. Personne, à part Allah, ne peut te l'avoir révélé. Je comprends que tu es le Messager d'Allah. Louange à Allah qui m'a montré le bon chemin…</p>

<p> Umayr apprit l'Islam en peu de temps puis, avec la permission du Messager d'Allah (r). Il retourna à La Mecque et commença à y propager l'Islam.</p>

<p>Alors que son oncle Safwan, avec qui il avait conclu un accord, donnait implicitement de bonnes nouvelles aux polythéistes qurayshites en disant qu'ils entendraient bientôt parler d'un événement qui les choquerait. En fait, le pauvre Safwan fut choqué de voir un autre Umayr devant lui...</p>

<p><strong><u>Cela m'a traversé l'esprit.</u></strong></p>

<p>Kabbas, un des fis de Kinana, était un compagnon de longue date du Messager d'Allah (r).</p>

<p>Alors même que notre Prophète (r) avait vu le jour durant l'Année de l'Éléphant, Kabbas se souvenait que des éléphants venaient à La Mecque.</p>

<p>Il participa en l'an 15 de l'Hégire à la bataille de Yarmouk.,</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2024/04/dieu.jpg" alt="" /></figure>

<p>Marwan, l'un des califes omeyyades, l'interrogea sur son âge :</p>

<p>‒ Est-ce que c'est toi qui es plus grand ou bien le Messager d'Allah ?</p>

<p>La réponse de Kabbas fut extrêmement élégante :</p>

<p> ‒ Le Messager d'Allah est plus grand que moi, et je suis plus âgé que lui.</p>

<p>Il est dit qu’un jour, avant d’être honoré par l’Islam, Kabbas avait été invité à une nouvelle religion. Mais Kabbas se leva immédiatement et se rendit auprès du Prophète (r).</p>

<p>La Gloire des Univers (r) l’invita à s’asseoir et lui posa une question qui l’étonna :</p>

<p>‒ Vous dites que si les femmes de Quraysh se rassemblaient, elles chasseraient Muhammad et ses compagnons.</p>

<p> Kabbas, qui avait la chair de poule, lui répondit ceci :</p>

<p>‒ Par Celui qui t'a envoyé comme prophète, je jure que ma langue n'a pas prononcé une telle parole. Rien de tel n'est sorti de mes lèvres, et mes oreilles n'ont pas entendu une telle phrase. Ces mots ont juste traversé mon esprit. J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah et qu'Il n'a pas d'associé. Je veux affirmer avec certitude que Muhammad est le Messager d'Allah. La religion que tu as apportée est la vraie religion.</p>

<p><strong><u>Quelles nouvelles des chameaux ?</u></strong></p>

<p> En l’an 5 de l’Hégire, lors de l’expédition contre les Banu Mustaliq, de nombreux membres de cette tribu furent faits prisonniers. Parmi les captifs, le chef de la tribu, Haris b. Abû Dirar avait une belle fille, Berre, qu’il voulait sauver de la captivité. Pour cela, il emmena avec lui ses deux fils et suffisamment de chameaux, puis partit pour Médine. Lorsqu’ils arrivèrent dans la vallée de l'Agate, au sud-ouest de Médine, ils s’arrêtèrent pour faire une pause. Dans cette vallée verdoyante, célèbre pour ses sources, deux de ses chameaux étaient magnifiques. N’étant pas disposé à les donner en rançon, il décida de les cacher dans un lieu où il les récupérerait à son retour.</p>

<p>Arrivé à Médine, il se rendit auprès du Prophète avec ses fils et quelques membres de la tribu et dit :</p>

<p>‒ Ô Muhammad ! Vous avez fait prisonnière ma fille. J'ai apporté sa rançon. Rendez-la-moi.</p>

<p>Le Prophète (r) lui demanda :</p>

<p>‒ Quelles nouvelles as-tu des chameaux que tu as cachés dans la vallée d'Agate ? »</p>

<p>Haris fut stupéfait en entendant cela. Personne d'autre n'avait remarqué cet événement. Comment cet homme qui se disait prophète pouvait-il être au courant de cet événement ? Il était donc vraiment un prophète.</p>

<p>Haris se mit alors à prononcer la Chahada. Lui, ses deux fils et les membres de sa tribu embrassèrent l'Islam.</p>

<p>Mais, en fait, d’autres surprises l’attendaient. Sa fille avait également accepté l'Islam. Le Prophète (r) avait changé son nom en Juwayriya, et plus encore, cette femme heureuse devint l'épouse du Messager d'Allah (r).</p>

<p><strong><u>Comment l’avait-il su ?</u></strong></p>

<p>Ces merveilleux événements que nous avons mentionnés ont préoccupé certains esprits qui se posaient toujours la même question :</p>

<p>« Le Prophète connaît-il l’invisible ? »</p>

<p>La réponse à cette question est très courte et claire :</p>

<p>Personne ne connaît l'invisible, si ce n’est Allah.</p>

<p>Alors une deuxième question vient à l’esprit :</p>

<p>« Alors comment le Prophète a-t-il eu connaissance de ces fascinants évènements ? »</p>

<p> Il vaut mieux répondre à cette question en relatant un autre incident survenu dans la vie du Prophète (r).</p>

<p> D'après ce qui est rapporté dans le livre de <em>Sira d’al-Meğâzî</em> d'Ibn Ishaq, alors que le Prophète (r) se rendait à l’expédition de Tabuk avec ses compagnons, son chameau se perdit en chemin. Certains compagnons partirent aussitôt à sa recherche.</p>

<p> Un hypocrite nommé Zayd ibn al Lusayt, qui avait rejoint le groupe d'Ibn Hazm al-Ansari, apprit que le chameau du Prophète avait disparu et dit aussitôt :</p>

<p>‒ Il se dit prophète. Il donne des nouvelles du ciel et il ne sait pas où est son chameau. Qu'est-ce que cette situation ?</p>

<p> Tandis que Zayd ibn al Lusayt prétendait tout cela, Umara b. Hazm était avec notre Maître, le Messager d’Allah (r), qui dit :</p>

<p>‒ En fait, je ne sais seulement que ce qui m'est révélé par Allah. Allah Tout-Puissant vient de me révéler l’endroit où se trouve le chameau. Le chameau se trouve dans cette vallée, où son licou est resté coincé dans un arbre.</p>

<p>En entendant cela, quelques compagnons se précipitèrent pour aller chercher le chameau dans la situation décrite par le Prophète Muhammad (r) et le ramena.</p>

<p>Témoin de cet événement, Umara b. Hazm, en revenant de sa caravane, relata l’incident à ses amis qui lui dirent en lui montrant Zayd ibn al Lusayt :</p>

<p>‒ C’est ce qu’il a dit juste avant votre arrivée. </p>

<p>Emporté par une grande colère, Umara se releva et dit en agrippant le cou de Zayd :</p>

<p>‒ Il y avait dans ma caravane une calamité, mais je ne le savais pas. Va-t’en, ennemi d’Allah !</p>

<p> Et il le congédia en lui disant :</p>

<p>‒ À partir de maintenant, plus jamais tu te trouveras à mes côtés.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>Faire des invocatıons pour des Péchés qu’on n’a pas commis</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/faire-des-invocations-pour-des-peches-quon-na-pas-commis/</link>
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<pubDate>Sun, 21 Apr 2024 16:17:29 GMT</pubDate>
<dc:creator>Durak Pusmaz</dc:creator>
<description>À propos de l&apos;importance de la prière, un des guides présents a déclaré lors d&apos;un discours éducatif : « Ô les gens ! Si vous voulez que votre invocation soit acceptée, priez Allah avec une bouche qui ne pèche pas et qui…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>À propos de l'importance de la prière, un des guides présents a déclaré lors d'un discours éducatif :</p>

<p>« Ô les gens ! Si vous voulez que votre invocation soit acceptée, priez Allah avec une bouche qui ne pèche pas et qui ne prononce pas de mauvaises paroles, Allah n'accepte pas l’invocation faite avec une bouche pécheresse. »</p>

<p>Un de ceux qui écoutaient le guide a dit :</p>

<p>« C’est bien, mais Cheikh, nous ne possédons pas une telle bouche. Où pourrions-nous trouver une bouche pure qui n'a pas prononcé de mauvaises paroles et qui n'est pas impliquée dans les péchés ? »</p>

<p> Le guide répondit alors :</p>

<p> «  S’il en est ainsi, faites donc des invocations avec la bouche d'un autre, car puisque vous n'avez pas péché avec sa bouche, celle-ci est pure à votre égard. »</p>

<p> Celui qui écoutait demanda :</p>

<p>« Cheikh ! Comment pourrais-je invoquer avec la bouche d’un autre, est-ce qu’une telle chose est possible ? »</p>

<p>Alors le guide lui rétorqua :</p>

<p>« “El-insân abîdü'l-ihsan/l'homme est le serviteur et l'esclave du bien.” »</p>

<p>Les gens n’oublient pas la gentillesse qui leur est faite, ils la rendent de même, et s’ils ne peuvent rien faire, ils prient pour vous en votre absence.</p>

<p>L’invocation faite par un musulman en l'absence de son frère religieux est acceptée par Allah.</p>

<p>En effet, un hadith rapporte que notre Prophète (r) a dit :</p>

<p> <em>« Il n'y a aucun serviteur musulman qui invoque pour son frère en son absence sans que l'ange ne dise : “et à toi la même chose”. » <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a> </em></p>

<p> Le fait de dire “Amin” a pour signification “agréée l’invocation qui a été faite”.</p>

<p>Comme on peut le voir, toute personne qui fait du bien à une autre reçoit non seulement ses invocations, mais également celles des anges.</p>

<p>En fait, notre Prophète (r) a déclaré que l’invocation la plus rapidement acceptée est celle faite par contumace.</p>

<p>En effet, Abdallah, le fils d'Amr ibn As (t), le conquérant de l'Égypte, qui fut l'un des compagnons les plus dévoués et les plus ascétiques, a déclaré :</p>

<p> Notre Noble Prophète (r) a dit :</p>

<p> <em>« L’invocation la plus rapidement acceptée est celle qu’un musulman fait pour un autre musulman en son absence. »</em><a href="#_ftn2" id="_ftnref2">[2]</a></p>

<p>C'est pour cela que les Compagnons (y) se recommandaient mutuellement l’invocation par contumace.</p>

<p>Safwan b. Abdullah, qui était marié à Darda, la fille d'Abû Darda (t), a décrit ainsi un événement qu’il a personnellement vécu :</p>

<p>« Je me rendis à Damas chez mon beau-père, Abû Darda. Mais une fois arrivé, celui-ci n’était pas chez lui. J'y ai trouvé ma belle-mère Umm Darda qui me demanda :</p>

<p>« Veux-tu accomplir le Hajj cette année ? »</p>

<p>Et je répondis : « Oui, je le veux. »</p>

<p>« Alors invoque Allah pour nous aussi, car le Prophète (r) a dit :</p>

<p><em>« L'invocation du musulman en faveur de son frère musulman en son absence est exaucée. Un ange lui est assigné près de sa tête avec pour tâche de dire : "Amin ! Et que la même chose te soit accordée", après chacune de ses invocations en faveur de son frère. »</em><a href="#_ftn3" id="_ftnref3">[3]</a></p>

<p>On apprend de ces hadiths que :</p>

<p>a - L’invocation faite par un musulman par contumace pour son frère en religion sera acceptée,</p>

<p>b- Cette invocation est la plus rapidement acceptée par d'Allah,</p>

<p>c- L'ange qui se trouve à côté de celui qui invoque en faveur de son frère, dit : "Amin, et pour toi de même".</p>

<p>C’est pour cela que certains prédécesseurs, désireux de faire des invocations pour eux-mêmes, invoquaient en faveur de leurs autres frères musulmans. Parce qu'ils savaient que de telles invocations seraient acceptées et que l'ange en charge invoquerait pour qu’ils reçoivent la même chose.<a href="#_ftn4" id="_ftnref4">[4]</a></p>

<p>L’invocation faite par contumace, mentionnée dans le hadith, a pour objectif soit d’invoquer en faveur d’une personne qui n'est pas dans l'assemblée ou bien d’invoquer en secret pour que la personne concernée, si elle fait partie de l'assemblée, n'entende pas cette invocation.<a href="#_ftn5" id="_ftnref5">[5]</a></p>

<p>En raison de ces hadiths, les musulmans sont indirectement encouragés à faire mutuellement des invocations les uns pour les autres.</p>

<p>Le Saint Coran nous éclaire sur la façon dont nous devons formuler nos prières :</p>

<p><strong>« <em>Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu'à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets dans nos cœurs aucune rancœur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux</em></strong>. <strong>»</strong><a href="#_ftn6" id="_ftnref6">[6]</a></p>

<p><strong>«</strong> <strong><em>O notre Seigneur ! Pardonne-moi, ainsi qu'à mes père et mère et aux croyants, le jour de la reddition des comptes</em></strong>. <strong>»</strong><a href="#_ftn7" id="_ftnref7">[7]</a></p>

<p>S'adressant à notre Prophète, Allah Tout-Puissant dit :</p>

<p><strong>«</strong> <strong><em>… implore le pardon pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes. Allah connaît vos activités (sur terre) et votre lieu de repos (dans l'au-delà).</em><em> » <a href="#_ftn8" id="_ftnref8"><strong>[8]</strong></a></em></strong></p>

<p>Invoquer avec une bouche qui n’a pas péché peut se faire de deux manières :</p>

<p>La première consiste à faire du bien aux autres et ainsi à bénéficier de leurs invocations.</p>

<p>La seconde consiste à se souvenir beaucoup d'Allah, à Le glorifier, à réciter le Coran et à purifier sa langue des péchés.</p>

<hr />

<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Sahih Muslim, <em>Dhikr</em>, Hadith 2732.</p>

<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Abû Dâwûd, <em>Salât</em>, 362 (362).</p>

<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Muslim, <em>Dhikr</em>, 88 (VIII, 221); Sourate Muhammad (47), verset 19.</p>

<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> Al-Manhal, VIII, 194.</p>

<p><a href="#_ftnref5" id="_ftn5">[5]</a> Al-Manhal, VIII, 194.</p>

<p><a href="#_ftnref6" id="_ftn6">[6]</a> Sourate Al-Ḥashr (59), verset 10.</p>

<p><a href="#_ftnref7" id="_ftn7">[7]</a> Sourate Ibrâhîm (14), verset 41.</p>

<p><a href="#_ftnref8" id="_ftn8">[8]</a> Sourate Muhammad (47, verset19.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>Par quelle porte ?</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/par-quelle-porte/</link>
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<pubDate>Sun, 21 Apr 2024 16:16:39 GMT</pubDate>
<dc:creator>İdris Arpat</dc:creator>
<description>Allah Tout-Puissant se décrit pratiquement partout dans le Saint Coran, notamment dans la sourate Al-Fatiha. Il Se décrit à travers Ses Noms, en désignant le monde extérieur (l&apos;univers), à travers Sa création, et en…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Allah Tout-Puissant se décrit pratiquement partout dans le Saint Coran, notamment dans la sourate Al-Fatiha. Il Se décrit à travers Ses Noms, en désignant le monde extérieur (l'univers), à travers Sa création, et en s’adressant aux gens par l’intermédiaire de leur conscience.</p>

<p>Pourquoi fait-Il cette explication ?</p>

<p>Quelle est l’intention d’Allah l’Omnipotent ?</p>

<p>Pourquoi continue-t-Il à parler autant de Lui aux gens ?</p>

<p>Comment veut-Il positionner l’être humain par rapport à Lui-Même ?</p>

<p> Je pense que ces questions sont très importantes, mais je ne sais pas comment y répondre.  Peut-être que la réponse cachée à ces questions réside dans le but d'Allah Tout-Puissant dans la création des êtres humains et de Sa vision des humains. La question du bonheur de l'être humain et la transformation de ce monde et de l'au-delà en paradis est peut-être cachée dans ces réponses.</p>

<p> Peut-être qu’Allah Tout-Puissant veut attirer les gens vers une vie très élevée en les occupant avec Ses noms et attributs. Il veut que les gens vivent sur terre, non seulement physiquement, mais aussi avec leur cœur et leur âme. En d’autres termes, Il veut que l’homme « s’élève et s’exalte » pour que celui-ci puisse s’adresser à Lui, le Dieu Tout-Puissant. Afin qu’une personne qui puisse vivre au contact du Créateur Tout-Puissant soit « la chance de l'humanité ».</p>

<p> Si Allah (Y) décrit ainsi Son essence, cela signifie que la compréhension par l'être humain est aussi une question importante. Car, en fait, Il s'adresse directement aux gens, et notamment aux musulmans, car celui qui lit assidûment le Saint Coran, rencontrera constamment les explications d'Allah Tout-Puissant et conclura que L’appréhender est un devoir primordial. Il est impossible qu’un musulman qui lit le Coran, du moins dans son sens littéral, n’y pense pas.</p>

<p> Si Allah Tout-Puissant, qui connaît le mieux ce qu'Il a créé et donc l'être humain<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a>, parle constamment de Lui-Même, Le connaître et ne pas L'oublier est un besoin vital comme le sont le pain, l'eau et l'air.</p>

<p> L’âme de l’être humain éprouve un désir constant de proximité avec Dieu. L’explication d’Allah Tout-Puissant peut satisfaire ce désir, car sans cette explication, l’homme sera incapable de rester lui-même et vivre conformément à sa nature originelle. Dans un verset faisant référence à ceux qui L’oublient, Allah Tout-Puissant déclare :</p>

<p><strong><em>« Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Allah ; [Allah] leur a fait alors oublier leurs propres personnes… »</em></strong> (Sourate Al-Ḥashr (59), verset 19).</p>

<p> Il est clair que dans ce verset, le fait que l’homme « s’oublie » est présenté comme étant une punition d’Allah infligée pour L’avoir oublié. Alors que signifie le fait <strong><em>« … qu’Allah leur a fait alors oublier leurs propres personnes… » </em></strong>?</p>

<p> Est-ce que cela signifie que l'homme oublie le but de la création, ses devoirs fondamentaux et sa mission principale ? Ou bien encore l’affirmation suivante : « Un être humain n'est un être humain que s'il n'oublie pas le but de sa création et vit sa nature dans son ensemble. » Ou bien encore le sens de cette affirmation est-il : « Que signifie cette insouciance de l’être humain alors que les plus beaux Noms divins (<em>Asma al-Husna) </em>brillent de toute leur lumière (respective) dans l’univers tout entier ? »</p>

<p>Quelle est la différence entre une personne qui ne s’oublie pas et une personne qui oublie ?</p>

<p> Les versets que nous lisons sont comme l'index de chaque être de l'univers qui montre en guise d'appel permanent le Dieu Omnipotent. Cela amène les gens à penser constamment à Allah (Y), car ils réalisent que "l'appel de Dieu revient constamment dans notre conscience." Cette situation nous amène à la conclusion que les gens ont grand besoin de ne pas oublier Allah. Sinon, pourquoi Allah (Y) continuerait-Il à s'expliquer ?</p>

<p>Puisqu’Allah Tout-Puissant est : « <strong><em>Allah (Qui) se passe largement des mondes.</em></strong> »<a href="#_ftn2" id="_ftnref2">[2]</a> (Al-‘Imrân, 97).</p>

<p> En revanche, en ce qui concerne les humains, il est nécessaire de savoir ce que leur permanente préoccupation au sujet d’Allah Tout-Puissant leur apporte. Quoi qu’il en soit, c’est l’aménagement d’une vie adaptée au Coran et à la Sunna. Si on n’oublie pas Allah (Y), on n’oubliera pas ce qu’Il attend de nous. Il sera alors possible d’établir un monde qui nous permettra de nous souvenir constamment de Lui. Un monde où tous les chemins mèneront à Dieu. La connaissance et la pensée d'Allah font qu’on L’admire. Admirer, c'est vivre avec des sentiments d'amour et de respect.</p>

<p> Penser à Allah (Y) et détenir Sa connaissance nous rendent admiratifs devant Lui. Admirer, c'est vivre avec des sentiments d'amour et de respect. C’est atteindre la joie de vivre, la volonté de servir et le désir d’attendre tout ce que nous attendons de cette porte. Désormais, notre attention se porte uniquement sur la porte que nous servons. Cette porte est à la fois miséricordieuse et puissante. Elle est toujours de notre côté, et c’est toujours une porte amicale. C'est une porte sensible qui ne reste ni indifférente ni exploiteuse. C'est ainsi qu'Allah Tout-Puissant prend soin de l'homme et le mène sous sa protection. Ce qu’on trouve à cette porte, on ne le trouvera jamais à aucune autre porte.</p>

<p>Ce sont ces opportunités au service de cette porte puissante qui font du musulman une personnalité. Désormais, l’attention du musulman est toujours portée sur cette porte. Son cœur est à l'aise. Il n’attend rien de personne. Ce qui se passe dans le monde humain le préoccupe dans une certaine mesure, mais son véritable dialogue est avec Allah Tout-Puissant.</p>

<p>Les autres portes sont toutes très limitées et présentent de nombreuses faiblesses. À quoi nous servent les portes qui s’ouvrent au service ?</p>

<p>Nos attentes ne sont pas que matérielles parce que nous attendons aussi un sentiment de sécurité, de contentement, de joie dans le cœur, de noblesse lorsque nous sommes tristes. Nous sommes désireux également d’être appréciés, d'être débarrassés de l'anxiété face à l'avenir et d'atteindre un état pur dans les émotions et dans les pensées. Nos attentes, qui semblent aller au-delà du pain et de l’eau, ne peuvent être présentés que devant cette « porte puissante et miséricordieuse ».</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2024/04/fleurs-et-papillon.jpg" alt="" /></figure>

<p>Celui qui ne trouve pas cette porte, risque, parce qu'il connaît la faiblesse des autres portes, d'être entraîné dans l’abîme de la dépression en rejetant ses problèmes sur lui-même.</p>

<p>Tourner le dos à cette porte, qui nous appelle toujours à elle à la faveur d’une invitation infinie dont nous pouvons voir la grâce et les faveurs illimitées, nous coûtera très cher.</p>

<p>Aucune autorité n’aura le pouvoir et la capacité de combler le vide causé par le fait que nous nous sommes adressés à la mauvaise adresse. Nous reviendrons donc de toutes les portes les mains vides, humiliés et le cœur triste. Désormais, nous deviendrons des individus emplis d’amertume devant autrui ou bien des robots dénués de pensée et de sentiment, passionnés "d'avidité et de plaisir".</p>

<p>Nous n’aurons plus aucune autre chance, l'océan sera asséché et les routes seront coupées.</p>

<p>* * *</p>

<p>Personne d’autre qu’Allah ne répondra jamais aux demandes de l’homme. Comment la créature peut-elle combler le vide créé en étant séparée de son Créateur ! Être heureux n’est pas quelque chose qui peut être réalisé facilement. En fait, il est très difficile de connaître une personne dans sa globalité. Comment les exigences d’une énigme inconnue seront-elles satisfaites ?</p>

<p>Le sort de l’homme occidental est évident. C’est l'Unique Pouvoir Tout-Puissant Illimité qui peut Seul répondre aux exigences de Son chef-d’œuvre, qu’Il ​​a rendu supérieur à nombre de Ses créatures. Le verset <strong><em>« wa yaka nastaïn</em></strong> / <strong><em>et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours</em></strong> » est l'expression de cette vérité dans le langage du Coran.</p>

<p>Le fait que chaque particule de l'être humain soit pleine de signes montrant Allah Tout-Puissant permet d'attirer l'attention sur le Créateur Tout-Puissant et de toujours rester face à Lui. Où que nous soyons dirigés, notre attention est toujours là. De cette attention naîtra une compréhension très colorée et attrayante de la vie. Parce que le Coran, nos mondes intérieur et extérieur, le monde de la science et de la recherche regorgent de manifestations illimitées. L’homme est désormais occupé par ces manifestations. Une telle vie va bien au-delà de la conception occidentale de la vie. Cette conception de la vie, qui intègre aussi le développement matériel, est pleine de confiance spirituelle et sincère. Désormais, les problèmes de la vie ont disparu et de grandes excitations remplissent la vie des gens. L'être humain est désormais un admirateur de la perfection divine. Il veut toujours des sensations plus élevées, des degrés plus hauts. C'est un voyage de la Terre vers le Trône et de l'Univers vers Allah. Le voyage apporte un changement constant, une innovation constante. Cette situation est une chose que la nature humaine désire. C'est une atmosphère de bonheur. Ainsi, nous pouvons comprendre le dicton : « Dieu ouvre la fontaine du bonheur et Dieu la ferme ».</p>

<p>L'humain n'a qu'une seule chance, celle de se tenir face à la porte de Dieu et s'efforcer de maintenir cet état. Sinon, c'est du gaspillage.</p>

<p>À ce stade de l'exposé, prêtons l'oreille aux explications suivantes :</p>

<p><strong><em>« Ceux qui disent : "Notre Seigneur est Allah", et qui se tiennent dans le droit chemin, les Anges descendent sur eux. "N'ayez pas peur et ne soyez pas affligés ; mais ayez la bonne nouvelle du Paradis qui vous était promis. »</em></strong></p>

<p><strong><em>« Nous sommes vos protecteurs dans la vie présente et dans l'au-delà ; et vous y aurez ce que vos âmes désireront et ce que vous réclamerez, un lieu d'accueil de la part d'un Très Grand Pardonneur, d'un Très Miséricordieux. »</em></strong></p>

<p><strong><em>« Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Allah, fait bonne œuvre et dit : "Je suis du nombre des Musulmans ? »</em></strong></p>

<p><strong><em>« La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur ; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. »</em></strong></p>

<p><strong><em>« Mais (ce privilège) n'est donné qu'à ceux qui endurent et il n'est donné qu'au possesseur d'une grâce infinie. »</em></strong></p>

<p><strong><em>« Et si jamais le Diable t'incite (à agir autrement), alors cherche refuge auprès d’Allah ; c'est Lui, vraiment l'Audient, l'Omniscient. » </em></strong>(Sourate Fuṣṣilat (41), versets 30 à 36).</p>

<p>Je pense que les versets précités ne nécessitent aucune parole supplémentaire.</p>

<hr />

<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Voir Sourate Al-Mulk (67), verset 14 qui stipule : « <strong><em>Ne connait-Il pas ce qu'Il a créé… »</em></strong></p>

<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Voir le verset 97 de la Sourate Al- ‘İmrân (3).</p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>La porte d’Allah est ouverte selon les enseignements du coran et de la sunna</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/la-porte-dallah-est-ouverte-selon-les-enseignements-du-coran-et-de-la-sunna/</link>
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<pubDate>Sun, 21 Apr 2024 16:15:33 GMT</pubDate>

<description>Au nom de Dieu le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux Muhammed Roussel Le sujet traité dans ce numéro 41 d’Islam Magazine revêt la plus grande importance en ce qui concerne la vie de l’être humain et ses rapports…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Au nom de Dieu le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux</p>

<p><strong>Muhammed Roussel</strong></p>

<p>Le sujet traité dans ce numéro 41 d’Islam Magazine revêt la plus grande importance en ce qui concerne la vie de l’être humain et ses rapports avec Son Créateur Allah, qui est aussi le Juge du Jour du Jugement dernier.</p>

<p>Il convient quand même de se rappeler qu’Allah (I), au-delà d’être ce Juge qu’on redoute tant, est Clément et Miséricordieux, et qu’outre cet attribut, il est le Pardonneur et l’Accueillant au repentir.</p>

<p>C’est la raison pour laquelle il nous a semblé utile de rappeler les injonctions coraniques et les recommandations prophétiques sur le présent sujet.</p>

<p>Cet article se compose de trois parties complémentaires les unes par rapport aux autres.</p>

<p>La première porte concerne le rappel de quelques versets coraniques suffisamment éloquents pour évoquer la grandeur d’Allah, Sa Miséricorde et Son pardon.</p>

<p>La deuxième partie concerne le rappel des recommandations prophétiques de notre Bien-aimé Prophète Muhammad (r) qui rappelle le bienfait de l’appel à la voie d’Allah, et sa récompense.</p>

<p>La troisième partie vient en complément de la précédente puisqu’elle est agrémentée d’exemples de la Miséricorde divine pour trois convertis aux différents parcours manifestant la grandeur d’Allah.</p>

<p>COMMENÇONS TOUT D’ABORD PAR LE CORAN</p>

<ul>
<li>La porte de la Miséricorde d’Allah est ouverte :</li>
</ul>

<p><strong><em>«</em></strong><em> <strong>Dis : "Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux".</strong> <strong>»</strong> (Az-Zumar, </em>39 :53).</p>

<ul>
<li>Celui qui entend et répond à l’appel trouve la miséricorde d’Allah :</li>
</ul>

<p><strong><em>« Seigneur ! Nous avons entendu l'appel de celui qui a appelé ainsi à la foi : "Croyez en votre Seigneur" et dès lors, nous avons cru. Seigneur, pardonne-nous nos péchés, efface de nous nos méfaits, et place nous, à notre mort, avec les gens de bien.</em></strong></p>

<p><strong><em>Seigneur ! Donne-nous ce que Tu nous as promis par Tes messagers. Et ne nous couvre pas d'ignominie au Jour de la Résurrection. Car Toi, Tu ne manques pas à Ta promesse".</em></strong></p>

<p><strong><em>Leur Seigneur les a alors exaucés (disant): "En vérité, Je ne laisse pas perdre le bien que quiconque parmi vous a fait, homme ou femme, car vous êtes les uns des autres. Ceux donc qui ont émigré, qui ont été expulsés de leurs demeures, qui ont été persécutés dans Mon chemin, qui ont combattu, qui ont été tués, Je tiendrai certes pour expier leurs mauvaises actions, et les ferai entrer dans les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, comme récompense de la part d'Allah." Quant à Allah, c'est auprès de Lui qu'est la plus belle récompense.</em></strong><em> <strong>»</strong>  (Al-‘Imrân, 3 :193-195).</em></p>

<ul>
<li>Un dernier rappel dans le genre : Les pieux et leur récompense :</li>
</ul>

<p><strong><em>«</em></strong><em> <strong>Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux, qui dépensent dans l'aisance et dans l'adversité, qui dominent leur rage et pardonnent à autrui, car Allah aime les bienfaisants –et pour ceux qui, s'ils ont commis quelque turpitude ou causé quelque préjudice à leurs propres âmes (en désobéissant à Allah), se souviennent d'Allah et demandent pardon pour leurs péchés – et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Allah ? - et qui ne persistent pas sciemment dans le mal qu'ils ont fait.</strong></em></p>

<p><strong><em>Ceux-là ont pour récompense le pardon de leur Seigneur, ainsi que les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Comme est beau le salaire de ceux qui font le bien ! </em></strong><em>» (Al-‘Imrân, 3 :133-136).</em></p>

<p>Après avoir “survolé” les injonctions coraniques, voyons maintenant ce que le plus grand enseignant et pratiquant du Saint Coran : Le Bien-aimé Prophète de l’Islam, Muhammad (r).</p>

<p>C’est ce propose la deuxième partie de l’exposé : La Sunna et les Hadiths.</p>

<p><strong>LA SUNNA &amp; LES HADITHS</strong></p>

<ul>
<li>Guider un homme est meilleur que la dunya et ce qu’elle contient</li>
</ul>

<p>D'après Sahl Ibn Sa'd (t), le Prophète (r) a dit : « <em>Demain, je vais certes attribuer la bannière à un homme grâce à qui Allah va accorder la victoire</em>. »</p>

<p>Les gens passèrent la nuit à se demander à qui il allait la donner. Au matin, ils se rendirent auprès du Prophète (r), chacun espérant qu'il allait lui attribuer la bannière.</p>

<p>Alors il dit : « <em>Où est Ali ibn Abi Talib</em> ? »</p>

<p>Ils répondirent : « Il a mal aux yeux, ô Messager d'Allah ! »</p>

<p>Le Prophète (r) dit : « <em>Envoyez quelqu'un pour qu'il aille me le chercher</em>. »</p>

<p>Une fois sur place, le Prophète (r) cracha dans ses yeux et fit des invocations en sa faveur. Il connut ainsi la guérison, et sa condition fut comme s’il n'avait souffert d'aucun mal. Alors le Prophète (r) lui attribua la bannière.</p>

<p>Ali (t) dit : « Ô Messager d'Allah ! Je les combats jusqu'à ce qu'ils soient comme nous ? »</p>

<p>Le Prophète (r) répondit : <em>« Avance doucement jusqu'à atteindre leur territoire, puis appelle-les à l'Islam et informe-les de ce qui leur est obligatoire concernant le droit d'Allah. Car, je jure par Allah, qu'Allah guidant à travers toi un seul homme est meilleur pour toi que de posséder des chamelles rousses. »</em> (Al-Bukhârî n°3701 ; Muslim n°2406. (Türkçe : Buharî, <em>Fezâilü’s–sahâbe</em> 9 ; Müslim, <em>Fezâliü’s–sahâbe</em> 34).</p>

<ul>
<li>Ceux qui veulent accourir en direction d’Allah:</li>
</ul>

<p>Aïcha (c) rapporte : Le Prophète(r) a dit : <em>Si un serviteur aime à rencontrer Allah, Allah aime à le rencontrer, s’il déteste à le rencontrer, Allah déteste également à le rencontrer. Ô Messager d’Allah, est-ce que c’est à cause du dégoût de la mort, puisque nous détestons tous la mort ? »</em></p>

<p><em>Le Prophète ﷺ dit : « Ce n’est pas cela, mais plutôt quand le croyant reçoit des nouvelles de la miséricorde d’Allah, de Son approbation et de Son Paradis, il aime à rencontrer Allah et Allah aime à le rencontrer ; mais quand un mécréant reçoit des nouvelles de la punition d’Allah et de Son mécontentement, il déteste rencontrer Allah et Allah déteste le rencontrer. »</em> (Muslim, 48,2684; Al-Bukhârî, <em>Riqâq </em>41; Muslim, <em>Dhikr</em> 14, (2683); At-Tirmidhî, <em>Janaza </em>67, (1066); An-Nasa’î, <em>Janaza</em> 10, (4, 10).</p>

<ul>
<li>Allah est très satisfait du repentir de Son Serviteur</li>
</ul>

<p><em>Certes, Allah est plus heureux du repentir de Son serviteur, lorsque celui-ci se repent à Lui, que l’un d’entre vous dont la monture s’échappe, emportant avec elle sa nourriture et sa boisson alors qu’il se trouve sur une terre désertique. Désespéré, il finit par s’allonger à l’ombre d’un arbre en ayant perdu l’espoir de la retrouver. Tandis qu’il se tient ainsi, voilà sa monture qui se présente devant lui. Il la saisit alors par son mors, puis s’exclame, fou de joie : “Ô Allah ! Tu es mon serviteur et je suis Ton seigneur !”</em> <em>Il voulait dire : “Ô Allah ! Tu es mon Seigneur et je suis Ton serviteur ! ”, mais il s’est trompé à cause de l’intensité de sa joie. »</em> (Muslim, 50, 2744. (Türkçe : Buhârî, <em>Da'avat</em> 4 ; Müslim, 3, (2744) ; Tirmizî, <em>Kıyamet</em> 50, (2499, 2500).</p>

<p>Abû Hurayra (t) relate que le Messager d’Allah (r) a dit : « Allah a dit : "<em> Celui qui s’en prend à l’un de Mes alliés, Je lui déclare la guerre ! Mon serviteur ne s’approche pas de Moi par une chose que j’aime plus que lorsqu’il accomplit ce que lui ai imposé ; et Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi au moyen des œuvres surérogatoires, jusqu’à ce que Je l’aime. Et lorsque Je l’aime, Je suis l’ouïe par laquelle il entend, la vue par laquelle il voit, la main par laquelle il prend et le pied par lequel il marche. S’il Me demande quelque chose, Je le lui donne et s’il cherche refuge auprès de Moi, Je lui accorde refuge. Rien de ce que Je souhaite faire ne Me fait autant hésiter que de prendre l’âme du croyant. Car celui-ci répugne à mourir, et Moi, Je répugne à lui faire du mal ! </em>» (Al-Bukhârî 6137. (Buharî, <em>“Rikâk”</em>, 38).</p>

<p><strong>EXEMPLES DANS L’HISTOIRE : LES ENNEMIS DE L’ISLAM CONVERTIS</strong></p>

<p>Les exemples historiques sont si nombreux qu’un seul numéro d’Islam Magazine ne suffirait pas à les détailler. Par conséquent, nous avons choisi de faire une liste non-exhaustive de ceux qui furent ennemis de l’Islam et combattirent le Messager d’Allah (r) avant d’embrasser l’Islam. On peut donc citer parmi eux :</p>

<ul>
<li>Amr ibn al-As (t) qui fut parmi les plus virulents ennemis de l’Islam avant d’embrasser l’Islam et de devenir le libérateur de l’Egypte.</li>

<li>Khâlid ibn al-Walid (t) qui fut le plus violent des combattants contre l’armée musulmane avant d’embrasser l’Islam au cours d’une cérémonie durant laquelle, lorsqu’il déposa son arme devant le Messager d’Allah r, celui-ci lui dit : « Garde ton épée Khalid et qu’elle soit aussi dure contre nos ennemis qu’elle le fut contre nous. » Il devint le commandant des croyants et fut surnommé <em>« Sayf Allah »</em>,c’est-à-dire « l’épée d’Allah ».</li>

<li>‘Umar ibn al-Khâttab qui, alors qu’il partait avec l’intention de tuer le Messager d’Allah, entendant la lecture d’un passage du Coran, renonça à son intention et embrassa l’Islam avant de devenir le deuxième Calife de l’Islam.</li>

<li>Hind bint Ukbâ qui, par vengeance, voulut qu’on lui apporte le foie (ou le cœur) d’Hamza (t) et qui, lors de la bataille de Badr, fut responsable de la mort de son père, de son frère et de son oncle.</li>

<li> Abû Sufyan, le mari de Hind qui, après avoir été un farouche ennemi de l’Islam, est devenu musulman lors de la conquête de La Mecque…</li>
</ul>

<p><strong>HISTOIRES RÉELLES :</strong></p>

<p>Dans cette partie de l’exposé, je vais tâcher de vous narrer quelques évènements dont j’ai eu connaissance ou que j’ai moi-même vécus. Ces histoires réelles montrent la grandeur de la Miséricorde divine qui guide ceux qui vivent de tels faits à reconnaître l’incontestable vérité : « Il n’est de divinité qu’Allah, l’Unique et sans associé et Muhammad est Son Serviteur et Son Messager. »</p>

<p>Le premier évènement s’est produit il y a plus de vingt-cinq ans en région parisienne :</p>

<p><strong>OTHMAN LE JEUNE PORTUGAIS CONVERTI À L’ISLAM</strong></p>

<p>Alors que j’avais coutume de fréquenter le Merkez des Jemaates de Tabligh à Saint Denis, il me fut raconté l’histoire d’un jeune chrétien portugais âgé de 17 ans qui, touché par le prêche et l’invitation à l’Islam prodigués par un groupe qui était en « sortie », embrassa l’Islam et choisit de s’appeler Othman. Le jeune Othman décida tout de suite de sortir avec des groupes pour se perfectionner et participer à l’appel à l’Islam. C’est ainsi qu’il sortit deux week-ends de suite.</p>

<p>La troisième semaine, un jeudi, en prenant son vélo, il fut victime d’un accident et décéda.</p>

<p>Du fait qu’il avait embrassé l’Islam, les musulmans demandèrent à ce qu’il soit enterré dans le quartier musulman du cimetière et sa famille accepta. Son enterrement eut lieu selon le rite musulman à Creil, ville où il résidait. Sa famille assista à son enterrement. Son frère, impressionné par la tenue de la cérémonie et de la présence de nombreux musulmans, décida lui aussi d’embrasser l’Islam.</p>

<p><strong>MUHAMMED ISSA L’ARGENTIN ET SA FAMILLE</strong></p>

<p>Ayant eu l’opportunité de résider quelques mois (trop courtement) dans les lieux saints, Abdelwadoud, un enseignant français de Toulouse qui avait embrassé l’Islam et qui vivait à La Mecque, me fit connaître un Argentin converti à l’Islam qui vivait aussi là et qui étudiait à la Faculté islamique de La Mecque. Son histoire est si belle que je ne peux m’empêcher de vous la raconter.</p>

<p>Influencé par le prêche des Jemaates de Tabligh en Argentine, ce jeune chrétien d’origine fit le pas et embrassa l’Islam. Jusqu’ici, cela n’a rien de spécial, mais la suite est tout simplement remarquable.</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2024/04/image_2024-04-18_151746956.png" alt="" /></figure>

<p>Ce jeune converti vivait avec une jeune Argentine, mais après sa conversion, il lui dit qu’il ne pouvait pas continuer leur relation parce qu’il avait embrassé l’Islam et que les relations en dehors du mariage étaient prohibées. Qu’à cela ne tienne, la jeune fille décida d’embrasser l’Islam et tous deux se marièrent. De leur union naquit une petite fille et tous trois, comme un seul homme, prirent la route de La Mecque et notre frère devint étudiant à Umm al-Qura, son épouse à Dar al-Hadith et leur fille étudia aussi à La Mecque. À présent, notre jeune frère est devenu un grand frère prédicateur dans son pays et en Amérique Latine.</p>

<p><strong>REPORTAGE : LE CHANTEUR FRANÇAIS CONVERTI À L’ISLAM</strong></p>

<p>La Rédaction d’Islam Magazine</p>

<p><em>Julien Drolon a une histoire particulièrement riche et nous avons voulu partager avec nos chers lecteurs l’histoire résumée de sa conversion à l’Islam, lui qui s’est maintenant investi dans le domaine de l’Appel et la Communication de l’Islam (Dawah &amp; Tabligh) avec son organisme de Media international </em>Halis Media (<a href="https://www.youtube.com/@HalisMedia" rel="nofollow ugc">https://www.youtube.com/@HalisMedia</a> et <a href="https://www.youtube.com/@HalisMediaFrancophone" rel="nofollow ugc">https://www.youtube.com/@HalisMediaFrancophone</a>)</p>

<p><em>Cher frère, As Salam alaykoum wa Rahmatoullahi wa Barakatouhou, présentez-vous succinctement</em> :</p>

<p>Wa alaykoum as Salam wa Rahmatoullahi wa Barakatouhou. Je suis né en 1982 à Nantes et je me suis converti à l'Islam en 2012 à Manille aux Philippines. En Islam, j’ai choisi de m’appeler Abdul Jamil.</p>

<p><em>Racontez-nous votre cheminement vers l’Islam :</em></p>

<p>Avant ma conversion, j'ai eu la chance de voyager dans plus de cinquante pays, ce qui m'a ouvert l'esprit à d'autres cultures et religions. Après avoir fait ma première communion en tant que chrétien à l’âge de sept ans, je me suis intéressé au bouddhisme et à la méditation.</p>

<p>Après des études de commerce international, j'ai travaillé sur Barcelone puis je suis devenu reporter international, ce qui m'a donné l'occasion de voyager en Afrique et d'interviewer le Président de la Sierra Leone de l'époque, Ahmad Tejan Kabbah. Avant cela, j'ai travaillé pendant deux mois en Tanzanie du temps du Président Kikwete. J'ai eu aussi la chance de visiter l'Afrique du Nord au Sud en passant par la Tunisie, mais aussi l'Afrique du Sud lors de la tournée internationale de notre documentaire Liberté (<a href="https://vimeo.com/ondemand/lefilmliberte" rel="nofollow ugc">https://vimeo.com/ondemand/lefilmliberte</a>) où nous avons interviewé avec mon entreprise de production Halis Media cinquante convertis, de vingt-cinq pays différents, en quinze langues.</p>

<p>Avant ma conversion, j'ai marché mille kilomètres depuis la frontière de l'Espagne et de la France, depuis Irun jusqu'à Santiago de Compostelle, au Nord-Ouest de l'Espagne. Ce voyage m'avait pris trente jours.</p>

<p>Beaucoup de raisons ont entraîné ma conversion et ce voyage vers Dieu en fait partie. Le récit de ma conversion a été visionné plus de quinze millions de fois sur Internet et a été traduite en douze langues. Elle est disponible aussi sur notre chaîne <strong><em>You Tube Halis Media</em></strong> en anglais et en arabe. Nous venons de lancer une chaîne You Tube et un compte Instagram pour les musulmans francophones du monde entier : <strong><em>Halis Media Francophone</em></strong>. Insha Allah, nous mettrons bientôt beaucoup de contenu sur l'Afrique.</p>

<p>Nous sommes aussi les fondateurs de la Conférence Mondiale des Nouveaux Musulmans que nous avons organisée avec succès en Angleterre et en Malaisie. Nous aimerions aussi beaucoup organiser La Conférence Africaine des Nouveaux Musulmans. Un jour peut-être.</p>

<p>Aux Philippines, avant ma conversion à l’Islam, je jouais de la musique dans un groupe de reggae. J’étais chanteur compositeur. Nous avions sorti un Album : “Phil So Good”, et nous avions déjà joué dans plusieurs pays comme la Chine, Hong Kong et l'Australie.</p>

<p>Dans une de mes chansons, je me suis adressé à Dieu en lui demandant : "Ô Dieu, s'il te plaît, montre-moi la lumière pour être libre, libre d'aimer".</p>

<p>Deux ans plus tard, je me suis converti à l'Islam après le Ramadan.</p>

<p><em>Quelle est votre analyse de l’Islam depuis votre conversion ?</em></p>

<p>Cela fait plus de dix ans maintenant que je suis musulman et je me suis rendu compte qu'il y avait beaucoup de branches spirituelles différentes dans l'Islam.</p>

<p>La spiritualité et le soufisme <em>(tasawwuf)</em> m'ont toujours attiré, ainsi que le travail sur mon ego. Celui qui apprend à se connaître apprend aussi à connaître son Créateur. Cet apprentissage se fait à travers les enseignements d'un Shaykh. Je vis maintenant entre la Turquie et la Malaisie puisque ma femme Zara Shafie est malaisienne et que notre entreprise Halis Media a été créée ensemble en Malaisie. Zara parle français aussi. Elle a aussi visité l'Afrique pendant la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud en 2010. </p>

<p><em>Que voudriez-vous nous dire en guise de conclusion ?</em></p>

<p>Je remercie l'équipe d’Islam Magazine et mon ami Muhammad Roussel pour m'avoir donné la possibilité de partager l'histoire de ma conversion.</p>

<p>Je souhaite à tous les lecteurs du magazine une très bonne continuation en attendant la sortie de notre prochain documentaire : « LE DERNIER ESPOIR » qui n’est autre que le Prophète Muhammad (r).</p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>S’abstenir de commettre des erreurs pour ne pas avoir à demander le pardon</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/sabstenir-de-commettre-des-erreurs-pour-ne-pas-avoir-a-demander-le-pardon/</link>
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<pubDate>Sun, 21 Apr 2024 16:14:20 GMT</pubDate>
<dc:creator>İbrahim Emiroğlu</dc:creator>
<description>Nos ancêtres disaient : « Il est impossible qu&apos;un serviteur soit sans défaut » et « Les individus peuvent s&apos;égarer ». Le musulman, en tant qu&apos;être humain, n&apos;échappe pas à cette règle. D&apos;ailleurs, notre Prophète Bien-aimé…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Nos ancêtres disaient : « Il est impossible qu'un serviteur soit sans défaut » et « Les individus peuvent s'égarer ».</p>

<p>Le musulman, en tant qu'être humain, n'échappe pas à cette règle.</p>

<p>D'ailleurs, notre Prophète Bien-aimé (r) a annoncé cette réalité humaine en déclarant : </p>

<p><em>« Tous les fils d'Adam sont fautifs</em>. »</p>

<p>Il fait suivre cette affirmation par cette autre déclaration :</p>

<p>« <em>Et les meilleurs des fautifs sont ceux qui se repentent </em>».<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a></p>

<p>Notre Prophète Bien-aimé (r) nous a, en tout temps et avec persistance, encouragés à nous abstenir de commettre des erreurs et à nous repentir aussitôt que nous en commettons.</p>

<p>Il nous a aussi mentionné l'infinie miséricorde d'Allah, Son pardon et l'ampleur de la porte du repentir. C'est pour cela qu'un musulman ne sous-estimera pas son erreur et la corrigera immédiatement.</p>

<p>Il ne sied pas au bon musulman de se préoccuper des erreurs des autres plutôt que des siennes. L’une des qualités et capacités supérieures des humains est celle de « se corriger ». Il convient à l’être humain, et en particulier au musulman qui vise le plus excellent, de corriger chaque erreur qu'il commet et de manifester son talent supérieur à cet égard. Au lieu de persister à commettre une erreur, il faut insister pour la corriger parce que c'est un remède pour être « bon ». Ce qui devrait nous faire réfléchir et agir est la nécessité de corriger notre erreur en prenant en considération, non pas l'importance de l'erreur, qu'elle soit grande ou petite, mais l'étendue de la miséricorde d’Allah Tout-Puissant qui nous pardonnera cette erreur. En fait, un musulman ne peut pas sous-estimer son erreur.</p>

<p>Un hadith rapporte que notre Prophète Bien-aimé (r) a déclaré :</p>

<p>« <em>Certes, le croyant voit ses péchés comme s'il était assis sous une montagne craignant qu'elle ne tombe sur lui, et certes, le pervers voit ses péchés comme une mouche qui passe vers son nez et alors il fait comme cela ». </em>(Abû Shihâb a alors expliqué cela en faisant un geste de la main au-dessus de son nez.)<a href="#_ftn2" id="_ftnref2"><em><strong>[2]</strong></em></a></p>

<p>En bref, le bon musulman n’est pas celui qui ne commet jamais d’erreurs, mais celui qui s’excuse pour l’erreur qu’il a commise ou qui cherche des moyens de se faire pardonner cette erreur.</p>

<p>L'humain est un être social et civilisé. C'est une créature qui peut être bien éduquée, qui peut parfaitement organiser la vie sociale et qui a la capacité d'entretenir des relations à un niveau humain. L'une des caractéristiques qui semble simple et sans importance, mais qui montre la position d'une personne dans la vie civile et sociale, est le fait de savoir demander pardon.</p>

<p>Ces demandes ne doivent pas être présentées uniquement par ceux qui ont une position sociale modeste, un statut inférieur et qui sont inférieurs en termes de rang et de position. Face aux injustices, aux méfaits et aux erreurs commises, le gouvernement, et même l’État, devraient présenter des excuses. On voit que des États procèdent à des restitutions, notamment en cas d’injustice, et que le nom de la personne lésée est donné à diverses zones, places ou bâtiments comme symbole de réparation.</p>

<p>Demander le pardon ne diminue pas l’individu. Au contraire, cet acte le magnifie et l’exalte. Notre Prophète Bien-aimé (r) ‒ qui était connu pour son innocence, sa protection contre les erreurs, et qui traitait les gens avec beaucoup de gentillesse ‒ a présenté ses excuses en s'adressant à la foule dans un de ses sermons.</p>

<p>« <em>Musulmans, si j’ai frappé quelqu’un de vous, voici mon dos ; qu'il me frappe. Si quelqu'un a été outragé par moi, qu'il me rende injure pour injure. Si j'ai pris à quelqu'un son bien, tout ce que je possède est à sa disposition ; qu'il reprenne ce qui lui est dû. Qu'on ne craigne pas en cela de s'attirer ma haine, la haine n'est pas dans mon caractère.</em> » (Muhammad Hamidullah, <em>Le Prophète de l'Islam</em>, Istanbul, 1980, Vol. II, 1165).</p>

<p>Que nous apporterons nos demandes d'excuse ?</p>

<p>Être capable de demander le pardon montre que nous réalisons que nous sommes avant tout des êtres humains. Cela nous fait comprendre que nous ne devons pas nous considérer comme étant supérieur à quiconque ; cela crée aussi en nous le désir et la volonté de ne plus commettre de telles erreurs.</p>

<p>La capacité de demander le pardon nous oblige en plus à être honnêtes, et enfin, cela nous apprend à valoriser et à respecter les autres.   </p>

<p>La personne à qui on demande le pardon doit être une personne respectable. La personne respectée sera toujours respectueuse avec les autres. La base de l’ordre social est le respect mutuel. En fin de compte, le fait de pouvoir demander le pardon améliore l'opinion que nous avons de nous, nous fait gagner la compréhension du respect des autres, et enfin cela ouvre la voie à un fonctionnement convenable de l'ordre social. </p>

<p>La question du repentir et de la demande de pardon à Dieu, sur laquelle notre religion insiste, est en fin de compte un aveu de culpabilité, une déclaration de regret et une demande d'excuse. Un croyant qui sait demander le pardon d'Allah doit également savoir demander aux gens leur pardon.</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2024/04/image_2024-04-21_181202450.png" alt="" /></figure>

<p>En examinant notre vie, nous pouvons remarquer que nous demandons le pardon à quelqu'un si on lui marche sur le pied ou si nous avons sali sa tenue vestimentaire, mais en revanche, nous ne penserons pas à demander le pardon à autrui pour lui avoir rendu la vie misérable ou pour lui avoir assombri ses perspectives d'avenir.</p>

<p>Le fait qu’un individu puisse demander le pardon est un aveu et une reconnaissance de son impuissance. C'est une expression de son honnêteté et de sa sincérité et, à cet égard, c'est une vertu. La société humaine doit également être transformée en un cercle de personnes vertueuses.</p>

<p>Notre système d’éducation, notre politique et nos médias ont une responsabilité à cet égard. Parfois, des écrits mensongers ou de fausses nouvelles sont propagées délibérément et dans le but de calomnier autrui. Et, plus tard, lorsque la vérité est révélée, personne n'a la décence de s'excuser. Pourtant, pour donner l’image d’une personne honnête, il faut savoir demander le pardon.</p>

<p>C'est une maladie grave et un trouble lié à la personnalité d'une personne de ne pas savoir demander le pardon. Une lutte de plusieurs manières est nécessaire pour sauver la nation de cette grave maladie.</p>

<p>Comme nous venons de le dire, la question du repentir et de la demande de pardon à Dieu, sur laquelle notre religion insiste, est en fin de compte la déclaration d’amende honorable et la demande de pardon.</p>

<p>Un croyant qui sait demander le pardon à Allah devrait également savoir s’excuser auprès des gens.</p>

<p>C'est pour cela que le croyant qui ne remplit pas ses responsabilités religieuses sera blâmé par Allah, les politiciens qui ne peuvent pas mettre en œuvre ce qu'ils ont promis seront blâmés par la nation, les enfants irrespectueux le seront par leurs parents, comme le seront les petits-enfants qui ne parviennent pas à protéger leur héritage et le souvenir de leurs grands-parents, le conjoint qui n'est pas respectueux et affectueux, les enfants dont les parents n'agissent pas avec compassion, l'employeur qui ne verse pas l'intégralité de ses droits à son salarié, l'employé brutalisé par son chef,  le fonctionnaire qui ne fait pas son devoir fidèlement, le professeur qui ne prépare pas bien son cours et, conséquemment, l'élève qui ne réussit pas son cours parce que son professeur et ceux qui l'ont formé attendent de lui qu'il obtienne son diplôme, le passager qui dérange son entourage et les autres passagers, le chauffeur grossier avec les passagers qu'il transporte, Les commerçants qui n'agissent pas avec honnêteté et sympathie envers leurs clients... Tous devraient savoir demander le pardon.</p>

<p>Ne pas avoir la décence de demander le pardon est une maladie grave.</p>

<p>Iblis est maudit dans le Coran parce qu'il est devenu arrogant, s'est opposé à Allah et n'a pas renoncé à ses erreurs. Il nous est interdit, à nous les croyants, de suivre sa voie.</p>

<p>Alors, tous ensemble, essayons de ne pas commettre d’erreurs et si, accidentellement nous en commettons une, ou que nous soyons injustes, sachons immédiatement demander le pardon en surmontant notre arrogance et notre fierté qui nous en empêchent et vivons dans l'unité et dans la paix.</p>

<hr />

<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Sunan Ibn Maja, <em>Zuhd</em>, 2451 ; At Tirmidhî, <em>Qiyama,</em> 2499, etc… (N.d.T.)</p>

<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Al-Bukharî, <em>Tawba</em>, 6308. (N.d.T.)</p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>Les conditions pour obtenir de l’espoir</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/les-conditions-pour-obtenir-de-lespoir/</link>
<guid isPermaLink="true">https://www.magazine-islam.com/articles/les-conditions-pour-obtenir-de-lespoir/</guid>
<pubDate>Sun, 21 Apr 2024 16:13:39 GMT</pubDate>
<dc:creator>Cafer Durmuş</dc:creator>
<description>Il est dit dans le verset 53 de la sourate Az-Zumar (39): « Dis : &quot;O Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d&apos;Allah. Car Allah pardonne tous les péchés…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Il est dit dans le verset 53 de la sourate Az-Zumar (39):</p>

<p>« <strong><em>Dis : "O Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux. »</em></strong></p>

<p>Nous pouvons expliquer le sens du verset comme suit :</p>

<p>« Ô mes serviteurs qui avez été extravagants avec votre âme et qui avez commis des péchés ! Ne perdez pas espoir dans la miséricorde d'Allah, ne désespérez pas qu'Il vous pardonne. Certes, s'Il le veut, Allah pardonnera les péchés de Ses serviteurs qui évitent le polythéisme et ils n’en seront pas tenus responsables. Le Détenteur de la générosité vous pardonnera. Tant que vous ne perdez pas espoir en Sa miséricorde infinie, repentez-vous et cherchez refuge dans Son pardon en Lui revenant repentant. »</p>

<p>Selon les exégètes, ce verset a été révélé pour une communauté qui craignait que s'ils devenaient musulmans, leurs péchés majeurs antérieurs tels que le polythéisme, les meurtres injustes, l'adultère, l'inimitié envers le Prophète (r) et les combats contre lui ne leur seraient pas pardonnés. Ceci à un tel point que notre Prophète (r) fut heureux de la révélation de ce verset et que ses Compagnons (y) y virent l'annonce du pardon total de leurs péchés. À cette occasion, il fut révélé que la porte du repentir est toujours ouverte à ceux qui ont perdu une partie de leurs temps en commettant des erreurs et de la rébellion.</p>

<p>D'après ce qui est mentionné dans le <em>Rûhu'l-Beyân</em>, notre Prophète Bien-aimé (r) a déclaré ce qui suit à propos du verset qui constitue notre sujet :</p>

<p><em>« Pour rien au monde, je n’échangerais ce verset contre ce monde et ce qu'il contient ! »</em></p>

<p>En d’autres termes, je ne souhaite pas posséder le monde et tout ce qu’il contient en échange de ce verset. Parce qu'Allah Tout-Puissant a promis à Ses serviteurs qui dépassaient leurs limites de pardonner tous leurs péchés et qu’Il  leur a interdit de désespérer de Son abondante miséricorde.</p>

<p>Cependant, ce verset ne déclare pas que tous les péchés (de tous) seront pardonnés, mais que seuls les péchés de ceux à qui Allah souhaite pardonner seront pardonnés. C'est pour cela que le commandement relatif à la repentance mentionné dans ces versets, qui donne la nouvelle que les rebelles seraient punis en premier, ne contredit pas l’exigence de sincérité dans les actes et la menace de punition.</p>

<p>Allah Tout-Puissant ne pardonne le polythéisme qu'à ceux qui se repentent et s’en détournent. Il pardonne les autres péchés mineurs et majeurs avec repentance ou bien sans repentance pour qui Il le souhaite. Autrement, cela ne veut pas dire qu’Il ​​pardonne à tous les pécheurs.</p>

<p> Selon une narration, un jour, Ibn Mas’ud (t) entra dans la mosquée alors que le prêcheur évoquait le feu de l’Enfer, les chaînes et les fers.</p>

<p> Ibn Mas’ud (t) se leva et lui dit : « Pourquoi désespérez-vous ainsi les gens ? »</p>

<p>Puis, après cela, il demanda s’il avait mentionné le verset qui dit :</p>

<p><strong><em>Dis : « Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah… »</em></strong></p>

<p>Ici, nous voudrions d’abord souligner que le fait que le verset ait été révélé pour une raison précise n’empêche pas que le jugement soit général. En fait, il est indiqué dans presque tous les <em>tafsirs</em> que quiconque dépasse les limites en commettant des péchés sera inclus dans le champ de la miséricorde et du pardon annoncé dans ce verset. Ce verset du Saint Coran est celui qui inspire le plus d’espoir aux gens.</p>

<p>À cet égard, Allah Tout-Puissant déclare ici l'étendue de la miséricorde divine et le caractère infini du pardon pour toutes les personnes qui entrent dans le cercle de l'Islam.</p>

<p>Quand on considère les versets suivants, on voit que deux conditions importantes sont mentionnées pour ne pas désespérer de la miséricorde de Dieu.</p>

<p>La première consiste à retourner au Seigneur avant que le châtiment n’arrive, à s’abandonner complètement à Lui, à L’adorer en observant Ses commandements et en évitant Ses interdictions. C’est être conscient, qu’à défaut, il ne trouvera pas d’aide.</p>

<p>La seconde, c’est de suivre les plus belles paroles (les règles du Coran) avant que les tentations ne surviennent. Cela signifie appliquer les problèmes brièvement mentionnés ici en suivant la Sunna.</p>

<p>Ceux qui ne respectent pas ces deux conditions fondamentales en se laissant emporter par l’orgueil et l’arrogance n’entrent pas dans le cercle de la foi.</p>

<p>Ce sont ceux qui insistent pour nager dans le marais du péché, qui ne cherchent pas à se réfugier à la porte du repentir. Ceux-là ne pourront pas bénéficier de la miséricorde divine qui se reflète dans le verset que nous tentons d’expliquer présentement.</p>

<p>Leur situation exemplaire est d’ailleurs décrite dans les versets suivants. Il y est dit qu'ils diront le Jour du Jugement dernier : <strong><em>« Malheur à moi pour ma désobéissance excessive à Allah ! » En effet, je faisais partie de ceux qui se moquaient </em></strong>(<a>Az-Zumar,56)</a><strong><em>. </em><em>»</em></strong> On rapporte aussi qu'ils se repentiront : <strong><em>« Si j’avais eu l’opportunité de revenir une fois pour pouvoir faire partie des pieux ! </em></strong>(Az-Zumar, 57)<strong><em>. »</em></strong></p>

<p>Cependant, ce jour-là, leurs prières de remords ne seront pas appréciées et il leur sera dit : <strong><em>« Nos signes vous étaient parvenus, mais vous les avez reniés, vous avez été arrogants et vous étiez parmi les mécréants </em></strong>(Az-Zumar, 59)<strong><em>. </em>»</strong> Et : <strong><em>« Allah guide ceux qui ont de la piété vers le salut. Aucun mal ne les touchera. Et ils ne seront pas tristes... </em></strong>(Az-Zumar,61)<strong><em>. »</em></strong></p>

<p>En résumé, les conditions pour espérer sont courtes et concises, le chemin qui mène à la miséricorde divine est droit et lisse. Il y a donc de nombreuses raisons d’espérer parce qu’il n’y a pas d’autres obstacles que ceux créés par l’âme. Les portes sont ouvertes jusqu'au dernier moment, celui où le repentir ne sera pas accepté. Il nous est possible de tenir bon, de marcher, de chercher refuge.</p>

<p>LIS ET RÉFLÉCHIS : LA GUÉRISON DES MALADIES DU COEUR</p>

<p>Dans le verset 17 de la sourate Al-Qamar (54) il est dit :</p>

<p> <strong><em>« En effet, Nous avons rendu le Coran facile pour la méditation. Y a-t-il quelqu'un pour réfléchir? »</em></strong></p>

<p>Et le verset 82 de la sourate Al-Isrâ (17) donne cette bonne nouvelle :</p>

<p><strong><em>« Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants… »</em></strong></p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2024/04/image_2024-04-21_181719811.png" alt="" /></figure>

<p> Nous savons que le Saint Coran est la plus grande bénédiction qui offre aux gens la possibilité de communiquer avec Allah. C'est le <em>dhikr </em>qui ouvre la porte à la contemplation. C'est la clé du bonheur des deux mondes. Lire et écouter la Parole divine avec sincérité et contempler ses pages est un acte d’adoration. Parce que la récitation guérit les maladies spirituelles telles que l’orgueil, l’arrogance et l’hypocrisie. Et cela active les canaux qui s’ouvrent profondément dans le cœur. Elle ouvre le cœur à la proximité spirituelle du Créateur Tout-Puissant.</p>

<p>En effet, le verset 152 de la sourate Al-Baqara (2) enseigne :</p>

<p><strong><em>« Souvenez-vous de Moi donc, Je vous récompenserai. »</em></strong> <a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a></p>

<p>Ce verset est considéré comme le signal de la tranquillité que l'on obtient en se souvenant de Sa présence.</p>

<p>Selon ce qui est évoqué dans le <em>tafsir</em>, la plus grande maladie du cœur est d'être privé de ce rappel <em>(dhikr) </em>pour ne pas s'en être soucié, comme il est dit dans le verset 67 de la sourate At-Tawba (9) :</p>

<p><strong><em>« Ils ont oublié Allah, et alors Il les a oubliés... »</em></strong></p>

<p>Dans ce cas, il ne faut pas négliger l’alimentation du cœur afin que les maladies intérieures ne puissent pas l’envahir. Ne laissez pas le tempérament se corrompre en oubliant Allah, et ne laissez pas la douceur et la paix du cœur se transformer en dureté et en rigidité. Ne laissez pas l’humilité se transformer en arrogance, la docilité en désaccord, l’unité en séparation, l’amour en inimitié.</p>

<p>Si la cause principale des maladies cardiaques est le manque de <em>dhikr</em> et de gratitude, un traitement peut-il être possible sans un diagnostic précis ?</p>

<p>Quelqu'un qui ne connaît pas son problème peut-il chercher son remède au bon endroit ?</p>

<hr />

<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Sous-entendu (comme l’indiquent d’autres exégètes) : Je vous aurais présent à l’esprit. (N.d.T.)</p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>Éditorial</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/editorial-23/</link>
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<pubDate>Fri, 22 Dec 2023 23:34:14 GMT</pubDate>

<description>Chers lecteurs, Nous voici parvenus à la période estivale. Pour certains, c’est un temps de repos, de détente absolue. Ne rien faire, profiter du soleil et des accommodations qu’offrent tout un panel d’offres…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Chers lecteurs,</p>

<p>Nous voici parvenus à la période estivale. Pour certains, c’est un temps de repos, de détente absolue. Ne rien faire, profiter du soleil et des accommodations qu’offrent tout un panel d’offres touristiques de tous genres. Un été empli d’insouciance en quelque sorte. Mais pour d’autres, pour ceux et celles qui sont engagés dans le chemin d’Allah le Très-Haut, cette période est plutôt propice à l’adoration du Seigneur, comme le stipule le verset coranique précité,</p>

<p>C’est ainsi que nous, croyants musulmans, adultes et enfants, sommes appelés à profiter de cette période ‒ synonyme de plus de temps à consacrer aux œuvres utiles ‒ pour lire davantage le Saint Coran et méditer sur son contenu, étudier la vie de notre Bien-aimé Prophète Muhammad (r) et de ses nobles Compagnons (y), mais également pour s’émerveiller de la création divine qui est manifeste tout autour de nous.</p>

<p>L’été qui vient doit aussi nous permettre de travailler sur notre comportement, de parfaire nos bonnes habitudes en vue de manifester en nous les plus belles qualités propres à tout musulman. En témoigne ce fameux hadith du Prophète (r) : <em>« Le meilleur d’entre vous est celui dont on espère le bien et dont on est à l’abri</em> <em>du mal… » </em>(Rapporté par At-Tirmidhî)</p>

<p>Les articles de ce numéro 40 d’Islam Magazine veulent mettre en exergue tous les différents aspects de notre thème et permettre à tous nos lecteurs de jouir de la période estivale en toute quiétude, avec cependant le souci d’adopter en tout temps et en tout lieu le bon comportement, la bonne parole et la bonne œuvre en relation avec la crainte révérencielle d’Allah le Très-Haut qui Lui est constamment due tout au long de l’année.</p>

<p>Que ce temps estival soit pour vous source de joie et de paix, ainsi qu’une occasion d’exprimer votre gratitude envers notre Seigneur Tout-Puissant.</p>

<p>Que la paix soit sur vous.</p>

<p><strong><em>Magazine Islam</em></strong></p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>Le droit chemin</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/le-droit-chemin/</link>
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<pubDate>Fri, 22 Dec 2023 23:33:54 GMT</pubDate>
<dc:creator>Osman Nuri TOPBAŞ</dc:creator>
<description>Être sur le droit chemin, dans son sens général, signifie avancer continuellement vers un but noble sans contradiction ni hésitation. Mais dans le soufisme, il est question de préserver la nature saine et la pureté de…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Être sur le droit chemin, dans son sens général, signifie avancer continuellement vers un but noble sans contradiction ni hésitation. Mais dans le soufisme, il est question de préserver la nature saine et la pureté de l’âme sans la corrompre.</p>

<p>Suite à la préservation de la pureté du cœur, le nafs se rapproche des bonnes mœurs et le cœur se rapproche de la spiritualité et de la moralité “<em>muhammadienne-s”</em>. Les secrets divins commencent à se manifester à lui. Allah –Exalté soit-Il - devient son ultime but. Il perd l’intérêt pour tout ce qui ne concerne pas Dieu. À ce stade, le croyant s’investit corps et âme dans tout ce qui lui permettra d'atteindre son Créateur.</p>

<p>Bien que le Prophète r fût le meilleur exemple d'une telle personnalité parfaite, Dieu Tout-Puissant n’a pas manqué de lui dire « <em>Fa'stakim kama umirta</em> (<strong><em>Demeure sur le droit chemin comme il t'est commandé !</em></strong>)<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a> » pour signifier à point il s’avère très difficile de préserver cet état de droiture.</p>

<p>En fait, l’Envoyé de Dieu qui a déduit de ce passage coranique la difficulté de cette condition, a dit un jour face au lourd fardeau de sa responsabilité prophétique :</p>

<p>« <em>La sourate Hûd m'a fait vieillir...</em> »</p>

<p>Les Compagnons demandèrent :</p>

<p>« Ô Messager d'Allah ! Est-ce les histoires des prophètes qui y sont racontées qui t'ont fait vieillir ? »</p>

<p>Le Prophète r répondit :</p>

<p>« <em>C’est le verset</em> {<strong><em>Demeure sur le droit chemin comme il t'est commandé !</em></strong>} ... »</p>

<p>En effet, après la révélation de ce verset, les cheveux blancs ont commencé à apparaître dans la chevelure bénie et dans la barbe bénie du Messager d'Allah, qui étaient si noires alors qu'il n'y avait aucun cheveu blanc jusqu'alors.</p>

<p>Les exégètes commentent ainsi ce verset en quelques mots :</p>

<p>« Ô Prophète ! Tu dois agir conformément à la morale et aux règles du Coran et être un exemple d'une direction concrète, afin qu'il n'y ait aucune place pour le moindre doute ou hésitation à ton sujet ! N'écoute pas les paroles des polythéistes et des hypocrites, laisse-les à Allah ! Sois dans la bonne direction, comme cela t’a été commandé dans tes devoirs particuliers et généraux, et ne t’éloigne pas du droit chemin ! Quelle que soit la difficulté de l'exécution de l'ordre qui t’a été révélé, ne sois pas découragé par aucun obstacle dans la mise en application et la transmission de cet ordre ! Ton Seigneur demeure à tes côtés. »</p>

<p>À cet égard, Abdullah ibn ‘Abbâs a déclaré :</p>

<p>« Dans le Coran, il n'y a jamais eu d’adresse divine plus sévère envers le Messager d'Allah que ce verset."</p>

<p>D’autre part, l’ordre divin donné au Prophète dans le verset susmentionné est également valable pour tous les membres de sa communauté. En fait, ce qui a fait que ce verset a fait vieillir le Prophète r, c'est le souci de ce dernier pour les croyants, étant donné que c’est eux qui sont les plus concernés par cet ordre divin. Car, Dieu Lui-Même a dit au sujet du Prophète :</p>

<p><strong><em>« (Ô Mon Bien-aimé !) Tu es sur un droit chemin ! »<a href="#_ftn2" id="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a></em></strong></p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2023/12/image_2023-12-16_151506022.png" alt="" /></figure>

<p>Ceci dit, tout comme il n'y a pas d'autre moyen pour atteindre Dieu que de suivre le droit chemin, il n’y a pas d’ordre divin plus difficile à accomplir et de dimension plus élevée que le fait de persévérer dans ce droit chemin nonobstant tous les obstacles et épreuves. Et c'est d’ailleurs à cause de cette grande difficulté à accomplir cet ordre divin que cela a été soumis à la communauté comme une prière/supplication, et donc un avertissement dans la sourate Al-Fâtiha que nous récitons plusieurs fois par jour.</p>

<p>Le fait que la supplication pour être guidé dans le droit chemin soit formulée sous la forme de "<strong><em>Ihdina (Guide-nous) ..."</em></strong> dans la sourate Al-Fâtiha et qu'elle soit ainsi récitée par un croyant au moins quarante fois par jour démontre à quel point il est difficile de se maintenir dûment sur la bonne direction.</p>

<p><em>Sirât al-mustaqîm</em>, selon les expressions du Coran, signifie la voie d'Allah, la voie droite, la bonne voie, le Livre d'Allah, la croyance et les choses liées à la croyance, l'Islam et la charia islamique, la voie du Prophète et des nobles Compagnons, la voie de la Sunna et de la communauté bien guidée, la voie des justes, la voie des martyrs, la voie du bonheur dans ce monde et dans l'Au-delà, la voie du Paradis, etc.</p>

<p><em>Sirât al-mustaqîm</em> est donc la voie des serviteurs distingués qu'Allah Tout-Puissant a bénis. Ces serviteurs sont d'abord les prophètes, puis les véridiques, les martyrs et les justes. Les adeptes du droit chemin sont donc ceux qui suivent les pas de ces derniers.</p>

<p><em>Sirât al-mustaqîm</em> signifie un chemin droit et direct qui n'a aucune inclinaison, courbure ou détours.</p>

<p><em>Sirat al-mustaqîm</em> est le chemin qui mène à Allah. Allah Tout-Puissant dit :</p>

<p><strong>«</strong> <strong><em>Le chemin d'Allah à Qui appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. Oui, c'est à Allah que s'acheminent toutes les choses</em><em>.</em></strong> <strong>»</strong><a href="#_ftn3" id="_ftnref3">[3]</a></p>

<p>Demeurer sur le droit chemin est une véritable adoration d'Allah. Il est dit dans les versets en relation :</p>

<p><strong>«</strong> <strong><em>Adorez-Le donc : voilà le chemin droit ! »</em></strong><a href="#_ftn4" id="_ftnref4"><strong><em><strong>[4]</strong></em></strong></a></p>

<p><strong><em>« </em><em>Quiconque s'attache fortement à Allah, il est certes guidé vers un droit chemin</em><em>.</em></strong> <strong>»</strong><a href="#_ftn5" id="_ftnref5">[5]</a></p>

<p>Sirat al-mustaqîm est décrit comme suit dans la sourate Al-An'âm :</p>

<p>« <strong><em>Dis : « Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien ; et soyez bienfaisants envers vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. N'approchez pas des turpitudes ouvertement, ou en cachette. Ne tuez qu'en toute justice la vie qu'Allah a fait sacrée. Voilà ce qu'[Allah] vous a recommandé de faire ; peut-être comprendrez-vous.</em></strong></p>

<p><strong><em>Et ne vous approchez des biens de l'orphelin que de la plus belle manière, jusqu'à ce qu'il ait atteint sa majorité. Et donnez la juste mesure et le bon poids, en toute justice. Nous n'imposons à une âme que selon sa capacité. Et quand vous parlez, soyez équitables même s'il s'agit d'un proche parent. Et remplissez votre engagement envers Allah. Voilà ce qu'Il vous enjoint. Peut-être vous rappellerez-vous.</em></strong></p>

<p><strong><em>« Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc ; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. » Voilà ce qu'Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété.</em></strong> <strong>»</strong><a href="#_ftn6" id="_ftnref6">[6]</a></p>

<p>Le serviteur ne pourra atteindre et demeurer dûment dans le droit chemin à moins que son amour pour Allah surpasse son amour et sa dévotion pour tout ce qui est autre qu'Allah. Pour cela, il est nécessaire de connaître Allah à travers Ses attributs, c'est-à-dire détenir la science de la <em>mârifatullah</em>. Ceci dit, <em>sirât al-mustaqîm</em> est donc la <em>mârifatullah</em>. Car, le serviteur qui atteint la <em>mârifatullah </em>et organise tous les aspects de sa vie selon les nécessités de celle-ci, sera préservé du mal de son âme et des incitations de Satan, et ne vivra qu’en aspirant à la satisfaction d'Allah. Son cœur sera envahi par les manifestations de la grâce divine. À cette dimension, il aura ouvert une fenêtre spirituelle au-delà du monde apparent que l'œil voit et l'oreille entend, et l'univers entier s’ouvrira à lui tel un livre truffé de sagesses et de réalités divines.</p>

<p>Abû Sa’id al-Harraz, l'un de nos grands savants, a vu Satan dans son rêve et a voulu le frapper avec une baguette. Iblis lui a dit :</p>

<p>"Ô Abû Sa’id ! Je n'ai pas peur de ce bâton parce qu’il est visible. Ce dont j'ai peur, ce sont les rayons lumineux du soleil de l'ingéniosité émis depuis la voûte du ciel des cœurs des vertueux, et qui consument et réduisent en cendres tout ce qui ne concerne pas Allah."</p>

<p>D’autre part, tous les efforts et sacrifices du serviteur qui n'est pas dans la droiture seront vains. L'argent qu'il dépense dans cette voie ne lui profitera pas. D’ailleurs, demeurer sur le droit chemin est considéré comme le plus grand miracle.</p>

<p>Selon un autre concept, le <em>sirât al-mustaqîm</em> consiste à persévérer, de façon modérée, sur le chemin de la Vérité, sans tomber dans l'excès ou bien dans le laxisme. C'est faire ce qui est ordonné comme cela a été ordonné et de la plus belle manière possible. C’est comme par exemple, sur le plan financier, l’avarice est interdite tout aussi que le gaspillage.</p>

<p>L’évènement suivant est très exemplaire. En fait, certains Compagnons avaient avisé de se détourner de tout ce qui est lié à ce bas-monde, de passer leur temps, jour et nuit, en état d'adoration, et de ne pas fonder de famille ; puis ils en ont parlé au Prophète. (Pour toute réponse) le Messager d'Allah r leur avait également ordonné la modération.</p>

<p>Il faut savoir que le Prophète r a vécu toute sa vie selon un programme bien défini et dans les limites de la force humaine, afin qu'il soit l'exemple (type) pour les autres. Dans le cas contraire, les actes qu’il aurait accomplis et dont l’accomplissement nécessite des particularités prophétiques, n’auraient pas été un exemple pour personne. Ses journées étaient consacrées à l’accomplissement de ses devoirs sociaux, à savoir l’adoration en communauté, les relations familiales et sociales, le repos et la transmission des enseignements divins. Le Messager d'Allah r accomplissait ces devoirs de la meilleure façon et donnait l’exemple à sa communauté.</p>

<p>Dans ce cas, il n'est donc pas juste de sortir du cadre des enseignements et pratiques du Messager de Dieu, de faire preuve de négligence concernant certains de ses enseignements et de se concentrer jusqu’à l’excès sur d’autres. En d'autres termes, il convient d’organiser notre vie conformément aux principes de vie qui nous ont été soumis par le Prophète r, et non selon nos propres principes.</p>

<p> Abdul Khâliq Ghujduwanî a très bien expliqué ce point. Un jour, on lui posa la question suivante :</p>

<p>« ‒ Doit-on faire ce que l'âme veut ou ce qu'elle ne veut pas ?"</p>

<p>L’homme pieux répondit comme suit :</p>

<p>« ‒ Il est très difficile de trancher entre les deux. La plupart des gens se trompent au sujet des aspirations de l’âme, à savoir si elles sont nobles ou sataniques. Pour cette raison, on ne doit faire que ce qu'Allah ordonne, pas ce qu'Il interdit. Telle est la vraie servitude envers Dieu. »</p>

<p>Allah Tout-Puissant dit :</p>

<p><strong><em>« Dis : « Voici ma voie, j'appelle les gens à [la religion] d'Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. »</em></strong><a href="#_ftn7" id="_ftnref7">[7]</a></p>

<p>À des époques de l’humanité où la plupart des gens étaient esclaves de leurs âmes et s’adonnaient à grande échelle à l’injustice, à l’oppression et à toutes sortes d’actes ignobles, Dieu leur a envoyé des serviteurs exceptionnels, à savoir des prophètes pour les guider dans le droit chemin. Ces êtres bénis, désignés comme exemples et symboles de droiture pour leurs communautés, ont été chargés d’accomplir ces trois devoirs principaux :</p>

<p>a. Annoncer et propager les versets d'Allah,</p>

<p>b. Enseigner le Livre divin et la Sagesse,</p>

<p>c. Guider les gens dans le chemin de droiture en purifiant leurs âmes.  </p>

<p>Cette ligne de conduite bénie, qui a commencé avec Adam u, a atteint la perfection avec le Prophète Muhammad r.</p>

<p>Le Coran, qui émerveille les croyants et rappellent aux impies leurs faiblesses, et le <em>sirât al-mustaqîm</em>, qui est une manifestation de la personnalité et de la vie du Prophète, ont été soumis à toute l'humanité comme un parfait échantillon.</p>

<p><em>Sirât al-mustaqîm</em> est un ensemble de bonnes actions. Les bonnes actions dépendent de deux conditions :</p>

<p>1. <em>"Tâzîm li-amrillâh"</em>, c'est-à-dire pouvoir accomplir l'ordre divin avec crainte et humilité,</p>

<p>2. <em>"Shafkat li-khalkillâh"</em>, c'est-à-dire manifester de l’amour, de la compassion et de la miséricorde envers toutes les créatures par amour pour le Créateur.</p>

<p>En d'autres termes, le droit chemin consiste à entretenir la flamme d’amour pour le Messager de Dieu, à s’efforcer à bénéficier d’une part de sa personnalité exemplaire, à se moraliser avec ses valeurs morales, à vivre avec l'esprit du Coran et de la Sunna, à s'éloigner autant que possible des plaisirs mondains, pour pouvoir finalement atteindre les secrets de l’adoration, de la servitude envers Dieu et de la connaissance divine.</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2023/12/image_2023-12-16_151625557.png" alt="" /></figure>

<p>Il est essentiel pour une personne de garder son monde intérieur sous surveillance permanente afin de pouvoir toujours déterminer la vérité et la bonne direction. D’autre part, si le serviteur accomplit les bonnes actions, aussi nombreuses soient-elles, et qu’il s’avère qu’il ne les fait pas en aspirant à la satisfaction divine, ses œuvres seront sanctionnées par un manque de sincérité et n’auront aucun mérite auprès d'Allah. Pour cette raison, tout comme les actes accomplis doivent être conformes aux ordres divins, on doit veiller également à ce qu’ils soient accomplis uniquement en vue de l’agrément divin. Dans le cas contraire, nos œuvres seront réduites à de la cendre abandonnée au gré du vent.  </p>

<p>Même ‘Umar r avait du mal à maintenir la ligne de la sincérité et du droit chemin dans sa vie.  Devenu calife, il demanda dans son sermon (d’introduction) :</p>

<p>« ‒ Ô gens ! Que ferez-vous si je m'écarte du chemin d'Allah ? »</p>

<p>Sur ce, un Bédouin se leva et dit :</p>

<p>« Ô Calife ! Ne t'inquiète pas, si tu te trompes, nous te redresserons avec nos épées ! » Suite à ces paroles du Bédouin, le Calife ‘Umar fut satisfait et le remercia. Puis il ajouta :</p>

<p>« Louange à Toi, ô Seigneur ! Tu m'as béni avec une communauté qui me corrigera quand je me tromperai ! »</p>

<p>Pour préserver la sécurité de la communauté, le Prophète avait seulement informé Hudhayfa de ceux qui avaient des traces d'hypocrisie dans leurs cœurs. ‘Umar, ayant su cela et s’inquiétant pour son propre sort, demanda un jour à Hudhayfa :</p>

<p>« Ô Hudhayfa ! Dis-moi, pour l'amour de Dieu, suis-je sur la liste de ces hypocrites ? »</p>

<p>            Hudhayfa répondit :</p>

<p>« Ô Calife ! Ce n’est qu’à toi que je le dirai ; tu ne fais pas partie de ces hypocrites. »</p>

<p>Hasan al-Basrî fit savoir ceci à son élève Tâwûs, un savant (réputé) en matière de Hadith :</p>

<p>« ‒ Ô Tâwûs ! Si enseigner les hadiths te rend arrogant, arrête alors d'enseigner cette science ! »</p>

<p>Alors que l’Imam Al-Ghazalî était en train d’enseigner à trois cents étudiants, il fut soudainement angoissé par la pensée suivante :</p>

<p>« En enseignant à tant d'étudiants, suis-je vraiment sur la voie de la satisfaction divine ou bien suis-je sur le point d'être englouti dans le bourbier de la notoriété ? »</p>

<p>Suite à cette introspection, l’Imam Al-Ghazalî réduisit ses biens et ses propriétés à un niveau modéré. Il arrêta ses cours quelque temps et s’isola dans le but de se réfugier auprès d'Allah Tout-Puissant. Ainsi, l'esprit du Messager d'Allah s'est manifesté en lui et il fut habité par la quiétude. Finalement, afin de signifier qu’il avait été libéré de ses angoisses, il déclara : « Je suis en paix, gloire à Dieu. » Désormais, un tout autre Al-Ghazalî s’était réveillé en lui.</p>

<p>Alors que Yâvuz Sultan Selim Han revenait de la campagne d'Égypte où il avait remporté nombre de victoires, il apprit que les habitants d'Istanbul l'attendaient avec une grande excitation. À ce moment-là, et bien qu'il se fût approché de la ville, il ne pénétra pas immédiatement dans Istanbul, mais fit camper son armée dans les plaines en arrière situées à Çamlıca. Angoissé par la peur de ne pas succomber à son égo, il dit à son proche conseiller Hasan Can :</p>

<p>« Mon cher conseiller ! Lorsque la nuit tombera et que la foule se dispersera, nous ferons notre entrée discrètement dans Istanbul. Que les applaudissements, les arcs de triomphe et les compliments des mortels ne nous rendent pas fiers de nous et ne nous livrent pas à nos passions ! »</p>

<p>Finalement, le soir tomba et après la tombée de la nuit, ils entrèrent dans la ville en toute discrétion.</p>

<p>Le cœur est un lieu d’observation de Dieu. La vertu de l'adoration est basée sur la pureté du cœur. Il est dit dans le verset suivant :</p>

<p><strong>« <em>Le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d'aucune utilité, sauf celui qui vient à Allah avec un cœur sain.</em> »</strong><a href="#_ftn8" id="_ftnref8"><strong>[8]</strong></a></p>

<p>Mawlânâ Rûmî donne l'exemple suivant concernant le cœur pur :</p>

<p>« Yûsuf u a demandé à un ami qui revenait d'une expédition :</p>

<p>"Quel cadeau m'as-tu apporté ?"</p>

<p>Son ami répondit :</p>

<p>"Qu'est-ce qui te manque à toi ? Cependant, puisqu'il n'y a rien de plus sublime que ta beauté, je t'ai apporté un miroir pour que tu puisses toujours observer les manifestations de ta beauté..." »</p>

<p>Allah Tout-Puissant est au-dessus de tout. Il est la Véritable Beauté et la Source de toutes les beautés. Il convient donc se présenter à Lui en préservant toute la pureté du cœur afin que puissent se manifester à nous les secrets et les réalités infinis de Sa Beauté Sublime.</p>

<p>En effet, il est dit dans un hadith shârif :</p>

<p>« <em>En vérité, Allah ne regarde ni vos apparences ni vos actes, mais Il regarde vos cœurs.</em> »</p>

<p>Ô Allah ! Guide-nous et maintiens-nous sur le droit chemin ! Guide-nous sur la voie qui mène à Toi et à Tes faveurs incommensurables, la voie des prophètes, des véridiques, des martyrs et des justes ! Ne nous égare pas ! Éloigne-nous des sentiers de ceux qui encourent Ton courroux, des voies qui mènent à l’opprobre, à la destruction et au malheur éternel !</p>

<p>Amin !</p>

<hr />

<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Sourate Hûd, verset 112.</p>

<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Sourate Yâ-Sîn, verset 4.</p>

<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Sourate Ash-Shûra, verset 53.</p>

<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> Sourate Al-‘Imrân, verset 51.</p>

<p><a href="#_ftnref5" id="_ftn5">[5]</a> Sourate Al-‘Imrân, verset 101.</p>

<p><a href="#_ftnref6" id="_ftn6">[6]</a> Sourate An-An’âm, versets 151-153.</p>

<p><a href="#_ftnref7" id="_ftn7">[7]</a> Sourate Yûsuf, verset 108.</p>

<p><a href="#_ftnref8" id="_ftn8">[8]</a> Sourate Ash-Shu’arâ’, versets 88 et 89.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title>Le croyant doit être un ambassadeur du bien</title>
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<pubDate>Fri, 22 Dec 2023 23:32:45 GMT</pubDate>
<dc:creator>Abdullah SERT</dc:creator>
<description>Abdullah Sert est né en 1948 à KütahyaTavşanlı. Il acheva ses études primaires et secondaires à Tavşanlı et ses études secondaires au lycée confessionnel Balıkesir İmam Hatip. En 1966, il intégra l&apos;Institut islamique…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Abdullah Sert est né en 1948 à KütahyaTavşanlı. Il acheva ses études primaires et secondaires à Tavşanlı et ses études secondaires au lycée confessionnel Balıkesir İmam Hatip. En 1966, il intégra l'Institut islamique supé</em></p>

<p><strong><em>La communauté islamique est une communauté bénie, comme le déclare le Coran. Elle demeure une communauté bénie compte tenu du fait que ses adeptes, tant sur le plan individuel que communautaire, luttent pour le salut de leurs propres âmes ainsi que celui des autres, et ordonnent le bien et interdisent le mal autour d’eux. Car, Dieu Tout-Puissant récompense pour les bonnes actions tout comme Il châtie pour les péchés.  </em></strong></p>

<p>Après avoir créé l’être humain en tant que plus noble des créatures, le plus grand cadeau de Dieu à l'humanité s’est traduit par l'envoi des prophètes en vue d’assurer son salut et son bonheur éternel. La caractéristique commune de tous les prophètes était de rappeler les ordres et interdits divins aux communautés qui se dépravaient au fur et à mesure qu’elles s’éloignaient de la vérité et des réalités divines.</p>

<p>Ces rappels ont toujours été dans un double sens : l’annonce de bonnes nouvelles et les avertissements contre le châtiment. Allah Tout-Puissant a cité cette parole au sujet de tous les prophètes : « <strong><em>Les gens formaient (à l'origine) une seule communauté (croyante). Puis, (après leurs divergences,) Allah envoya des prophètes comme annonciateurs et avertisseurs ; et Il fit descendre avec eux le Livre contenant la vérité</em><em>.</em></strong> »<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a> ; tandis que particulièrement au sujet du Prophète Muhammad r, Il a dit : « <strong><em>Et c'est en toute vérité que Nous l'avons fait descendre (le Coran), et avec la vérité il est descendu, et Nous ne t'avons envoyé qu'en annonciateur et avertisseur.</em></strong> »<a href="#_ftn2" id="_ftnref2">[2]</a></p>

<p>Tout en mentionnant les qualités d’annonciateur et d’avertisseur du Messager d'Allah r, ce verset attire également l’attention sur une particularité du Saint Coran. En effet, tous les avertissements et bonnes nouvelles annoncés par l’Envoyé d'Allah sont les révélations du Seigneur Suprême qui a fait descendre ce Livre. Le Prophète r s’est donc acquitté de sa mission prophétique en transmettant toujours la révélation divine.</p>

<p>Allah, Exalté soit-Il, a ordonné à Son bien-aimé Prophète, dont le cœur s’affligeait de temps en temps par les paroles et les comportements indignes des personnes insensibles aux avertissements divins, de continuer à prêcher Sa parole et à réconforter les cœurs en lui révélant ceci : « <strong><em>Nous savons mieux ce qu'ils disent. Tu n'as pas pour mission d'exercer sur eux une contrainte. Rappelle donc, par le Coran celui qui craint Ma menace.</em></strong> »<a href="#_ftn3" id="_ftnref3">[3]</a></p>

<p>La communauté islamique est une communauté bénie, comme le déclare le Coran. Elle demeure une communauté bénie compte tenu du fait que ses adeptes, tant sur le plan individuel que communautaire, luttent pour le salut de leurs propres âmes ainsi que celui des autres, et ordonnent le bien et interdisent le mal autour d’eux. Car, Dieu Tout-Puissant récompense pour les bonnes actions tout comme Il châtie pour les péchés. </p>

<p>Notre Sublime Livre déclare que la différence entre les croyants et les hypocrites réside dans l’accomplissement des bonnes actions et l’éloignement des péchés :</p>

<p>« <strong><em>Les hypocrites, hommes et femmes, appartiennent les uns aux autres. Ils commandent le blâmable, interdisent le convenable, et replient leurs mains (d'avarice)</em><em>. </em></strong>»<a href="#_ftn4" id="_ftnref4">[4]</a></p>

<p> « <strong><em>Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la Salât, acquittent la Zakat et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage.</em></strong> »<a href="#_ftn5" id="_ftnref5">[5]</a></p>

<p>Les croyants doivent être les défenseurs du bien contre ceux qui veulent faire de l’accomplissement du mal et des péchés un mode de vie.</p>

<p>Tout au long de ses vingt-trois années d’apostolat prophétique, le Messager d'Allah r a étalé, à travers sa personnalité bénie, tous les beaux comportements en tant qu’exemple pour les membres de sa communauté et leur a ordonné de les mettre en pratique dans leur propre vie et aussi de les transmettre à tous. Notre Prophète r racontait comment les tribus du passé, pour avoir été insensibles aux divers maux qui avaient émergé dans leurs sociétés, ont mérité la malédiction divine et l’anéantissement en raison de la généralisation de ces maux. De ce fait, il avertissait sa communauté pour qu’elle ne tombe pas dans la même erreur.</p>

<p>Le Messager d'Allah r a d'abord raconté comme suit comment les enfants d'Israël ont commencé à se corrompre :</p>

<p>  « Au début, lorsqu’ils voyaient quelqu’un commettre un péché, ils l’avertissaient ainsi :</p>

<p>  « - Regarde, mon ami ! Crains Allah et arrête de faire ça ! Car ceci n’est pas permis ! » Plus tard, lorsqu'ils voyaient cette même personne récidiver dans le péché, ils ne l'avertissaient plus ; pire, ils lui tenaient compagnie, mangeaient et buvaient à ses côtés. C'est alors qu'Allah a rendu leurs cœurs identiques.</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2023/12/image_2023-12-16_152623748.png" alt="" /></figure>

<p>Pendant qu’il racontait cela, notre Prophète r était accoudé à une place. Il se redressa brusquement et termina sa parole ainsi :</p>

<p>« <em>Vous aussi vous devez mutuellement vous enjoindre aux bonnes actions, vous interdire le mal et empêchez la cruauté de l'oppresseur, sinon Allah rendra vos cœurs identiques et vous maudira comme Il a maudit les enfants d'Israël.</em> »<a href="#_ftn6" id="_ftnref6">[6]</a></p>

<p>  La plupart du temps, le Messager d'Allah r, en tant que prophète de la miséricorde, a enseigné les décrets divins à l’humanité avec un style affable et miséricordieux ; mais de temps en temps, il n’a pas manqué d’avertir, de façon adéquate, ses Compagnons qu'il aimait beaucoup. Considérons quelques exemples :</p>

<p>  Abû Hafs ‘Umar, le fils d'Abû Salama Abdullah ibn ‘Abd al-Asad, lui-même beau-fils du Messager d'Allah, a dit :</p>

<p>  « J'ai grandi sous les auspices du Prophète. Quand je mangeais, ma main passait par tous les côtés de l'assiette. Lorsque le Messager d'Allah remarqua cela, il m'a dit :</p>

<p>« ‒ <em>Mon enfant ! Prononce la basmala, puis mange toujours devant toi avec ta main droite !</em> " À partir de ce jour, j'ai toujours mangé comme il me l'avait ordonné. »<a href="#_ftn7" id="_ftnref7">[7]</a></p>

<p>  Le Messager d'Allah r a averti ce petit garçon dans une langue qu'il pouvait comprendre, avec un style doux, compatissant et chaleureux. Cet enfant, qui a appréhendé cet avertissement comme un avertissement prophétique, a mis en pratique les conseils du Messager d'Allah tout au long de sa vie.</p>

<p>Le hadith nous rappelle également que les avertissements au sens islamique doivent d'abord commencer au sein de la famille. Les aînés de la famille ont des devoirs importants qui consistent à habituer leurs cadets à l’adoration, à corriger leurs erreurs, et à leur montrer le droit chemin en adoptant toujours un style bienveillant.</p>

<p>Notre Mère ‘Â’isha c parle d’un avertissement que le Prophète r lui avait formulé :</p>

<p>Le jour où j'ai séparé le canapé de ma maison avec un rideau comportant des images avait coïncidé avec le retour du Messager d'Allah d'une expédition. Quand il aperçut le rideau couvert d’images, son visage changea de couleur. Il le retira (aussitôt) puis me dit :</p>

<p>« <em>–‘Â’isha ! Les gens qui souffriront le tourment le plus sévère le Jour du Jugement sont ceux qui comparent leurs œuvres à ce qu’Allah a créé.</em> »<a href="#_ftn8" id="_ftnref8">[8]</a></p>

<p>Le Messager d'Allah r ne pouvait tolérer la moindre chose qui jette une ombre sur la croyance au <em>Tawhid</em>. Il ne pouvait pas supporter que le pilier le plus important de la religion soit sapé. Il n'a pas hésité à montrer son attitude intolérante à ce sujet même face à son épouse bien-aimée Â’isha c qu’il aimait tant. Comme nous l'enseignent d'autres récits, notre Mère Â’isha c a conçu le rideau imagé pour faire plaisir au Prophète r. Et elle s’attendait sûrement qu’il lui fasse de beaux compliments pour cela. Suite à l’avertissement du Prophète, elle s'était rendue compte que ce qu'elle a fait n’était pas convenable ; elle a donc coupé le rideau et en a fait un oreiller. Ainsi, puisque les images sur le tissu étaient déformées, le Messager d'Allah n'en a rien dit.<a href="#_ftn9" id="_ftnref9">[9]</a></p>

<p>Il est également important de rappeler cette narration de notre Mère Â’isha c dans laquelle le Prophète r a averti Usama ibn Zayd qu’il considérait au même titre que ses petits-enfants bien-aimés Hassan et Hussein :</p>

<p>La situation d'une femme de la tribu Mahzum qui avait volé bouleversa beaucoup les Qurayshites. Face à cela, ils se disaient entre eux :</p>

<p>« ‒ Qui peut intercéder auprès du Messager d'Allah au sujet de cette question ? » Certains dirent :</p>

<p>« Personne, hormis Usama Ibn Zayd, le bien-aimé du Messager d'Allah, n'oserait intercéder. »</p>

<p>Usama intercéda également auprès du Prophète r, tout comme cela lui avait été demandé.</p>

<p>Le Messager d'Allah r répondit à Usama :</p>

<p><em>« ‒ Intercèdes-tu pour empêcher l'application d’une des sentences imposées par Allah ?</em> » Puis il se leva pour délivrer le discours suivant :</p>

<p><em>« ‒ Les peuples qui vous ont précédés, et qui ont été anéantis, privilégiaient les nobles aux dépens des gens ordinaires, quand il s’agissait de rendre justice, dans des crimes tel que le vol, les nobles étaient acquittés alors que les plus faibles de la société étaient promptement punis. Je jure par Allah que si Fâtima avait commis ce vol, je lui aurais également coupé la main ! »</em><a href="#_ftn10" id="_ftnref10">[10]</a></p>

<p>La responsabilité la plus importante de chaque membre de la communauté de Muhammad r consiste à enjoindre aux bonnes actions, à faire et à faire faire le bien, à empêcher, tant sur le plan individuel que communautaire, toutes sortes de péchés condamnés par le Livre Saint et la Sunna.</p>

<p>Ô Guide Suprême, par amour pour Ton bien-aimé,</p>

<p>Inscris-nous parmi les serviteurs distingués de sa communauté !</p>

<hr />

<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Sourate Al-Baqara, verset 213. </p>

<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Sourate Al-Isrâ’, verset 105.</p>

<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Sourate Qâf, verset 45.</p>

<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> Sourate At-Tawba, verset 67.</p>

<p><a href="#_ftnref5" id="_ftn5">[5]</a> Sourate At-Tawba, verset 71.</p>

<p><a href="#_ftnref6" id="_ftn6">[6]</a> Abû Dâwûd, <em>Malâhim</em> 17/4336.</p>

<p><a href="#_ftnref7" id="_ftn7">[7]</a> Al-Bukhârî, <em>At'im</em>, 2.</p>

<p><a href="#_ftnref8" id="_ftn8">[8]</a> Al-Bukhârî, <em>Libas</em>, 91.</p>

<p><a href="#_ftnref9" id="_ftn9">[9]</a> Riyâd as-Sâlihîn, C.IV, p.14.</p>

<p><a href="#_ftnref10" id="_ftn10">[10]</a> Al-Bukhârî, <em>Anbiya</em>, 54.</p>]]></content:encoded>
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<title>La dévotion sincère</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/la-devotion-sincere/</link>
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<pubDate>Fri, 22 Dec 2023 23:31:29 GMT</pubDate>
<dc:creator>Prof. Dr. Hasan Kamil YILMAZ</dc:creator>
<description>Le fait d&apos;appartenir à une religion, de se considérer comme un adepte d’un groupe religieux dénote d’un sentiment inné, d’une manifestation de l&apos;instinct d&apos;appartenance et d&apos;affiliation qui existe en chaque être…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le fait d'appartenir à une religion, de se considérer comme un adepte d’un groupe religieux dénote d’un sentiment inné, d’une manifestation de l'instinct d'appartenance et d'affiliation qui existe en chaque être. Cependant, être en mesure de purifier son âme et de préserver sa pratique religieuse contre les passions de l’égo, les intérêts mondains et tout ce qui ne renvoie pas à la notion de Dieu demeure l’œuvre et la particularité des serviteurs qui ont atteint une certaine maturité intellectuelle et spirituelle. Car, la dévotion et la vie religieuse sont une affaire de cœur, de sentiments. Les émotions humaines sont souvent complexes. Elles dépendent de l’influence d'un certain nombre de facteurs internes et externes. À cet égard, seuls ceux qui résistent aux influences négatives internes et externes, et persévèrent sans relâche dans la voie de l’agrément divin et de la rencontre avec le Seigneur accèderont au salut éternel.</p>

<p>En ce qui concerne la sincérité, elle consiste à faire un travail, à accomplir un acte d’adoration ou à observer un comportement pour une raison unique sans y mêler d'autres causes et intentions. Dans notre contexte, il est question de jauger le cœur et de distiller ses intentions à l'alambic pour les rendre pures et sincères avant d’accomplir tout acte d’adoration et toute bonne action, de sorte que les intentions du cœur ne soient souillées par aucune once d’ostentation ou atteintes par une carence de sincérité. Car, tout acte d’adoration accompli pour un intérêt autre que Dieu ne peut être sanctionné par le sceau de la « sincérité » en termes de qualité.</p>

<p>La sincérité est comme le lait qui est filtré des aliments dans le rumen et sort tout propre en passant près des vaisseaux sanguins. Tout comme le lait souillé de sang ou et de saletés est à même de troubler l'estomac, il en est de même pour un acte d’adoration dépourvu de sincérité. La sincérité est l'état qui émane du royaume du cœur pur et limpide, après avoir été purifié des déchets de l’âme polluée par les désirs et passions vicieuses.</p>

<p>La dévotion pure a deux fondements : la véracité et la sincérité. La sincérité consiste en l’adoration, la dévotion et la servitude envers Dieu rien que pour Dieu. Quant à la véracité, c’est l’observation de la dévotion conformément à la Sunna et au modèle du Prophète r. En fait, Allah Tout-Puissant dit :</p>

<p> <strong>«</strong> <strong><em>Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu'il fasse de bonnes actions et qu'il n'associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur.</em></strong> »<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a></p>

<p> « <strong><em>Qui est meilleur en religion que celui qui soumet à Allah son être.</em></strong> <strong>»</strong><a href="#_ftn2" id="_ftnref2">[2]</a></p>

<p>En effet, selon les Soufis, pour le serviteur, il y a ce qui est demandé et ce qui est visé. La véracité est ce qui est demandé et la sincérité est ce qui est visé. La véracité est la caractéristique fondamentale de laquelle naît la sincérité. Cela signifie que la sincérité est liée à la véracité. La sincérité se manifeste juste après le commencement de l’accomplissement d’une action. Ce qu'il faut au serviteur, c'est la sincérité. Tout comme l’action doit être motivée par une intention sincère, elle doit aussi être noble.</p>

<p>La vraie sincérité, c'est quand un serviteur voit sa sincérité et s’efforce de rester sincère. C'est le fait de faire fi de son ego en termes d'adoration et d'obéissance. Car tout ce qui est en dehors de la sincérité au nom de Dieu est intérêt. Les passions vicieuses sont les aspirations de l'âme, tandis que la sincérité est l’aspiration vers Allah Tout-Puissant. Par conséquent, il est nécessaire d'avoir une compréhension qui puisse permettre de distinguer du désir de l'âme du désir de Dieu. Le moyen d'y parvenir demeure la connaissance de la sincérité qui est obligatoire pour tout le monde.</p>

<p>Grâce à la science de la sincérité, l'homme parvient à connaître les états et les maux de l'âme qui rendent vaines ses bonnes actions. Car, tout comme il a été recommandé à l'homme d’accomplir de bonnes actions, il lui a été également recommandé de les accomplir avec sincérité. En fait, il est cité dans le Coran :<strong><em> « </em><em>Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif</em><em>. »<a href="#_ftn3" id="_ftnref3"><strong>[3]</strong></a></em></strong></p>

<p>Les ruses et astuces de l'âme sapent les fondements de la sincérité, c'est-à-dire la piété pure. Pour cette raison, il a obligation de chercher à connaître à la fois la sincérité et les éléments qui la détruisent. Car, "les moyens qui permettent d’accomplir l’obligatoire sont aussi comme obligatoires."</p>

<p>Junayd al-Baghdadî dit : « <em>Al-ikhlâs</em> (la sincérité pure) consiste à rejeter tout ce qui est en dehors de Dieu en traitant avec Lui, pour n’être qu’avec Lui Seul ».</p>

<p>Un dicton parfois attribué à Junayd et parfois à Abû Ya’qûb al-Susi est le suivant : « La sincérité est un secret qu'un ange ne peut sonder pour en écrire les récompenses, que Satan ne peut connaître pour révéler, et que l'âme ne peut détecter pour manipuler. »</p>

<p>Dans un hadith <em>sharif </em>rapporté par Hudhayfa al-Yamânî, il est indiqué que la sincérité est un mystère d'origine divine. En fait, Hudhayfa a demandé : « Ô Messager d'Allah, qu'est-ce que la sincérité ? L’Envoyé de Dieu a répondu : <em>La sincérité est un secret divin que je place dans le cœur de mes serviteurs bien-aimés. </em>»<a href="#_ftn4" id="_ftnref4">[4]</a></p>

<p>La sincérité signifie ne commettre aucun acte juste pour satisfaire les passions de l'âme, ne pas attendre un quelconque avantage ou intérêt mondain pour l'acte accompli. L'une des significations de la sincérité est de se détourner des mauvaises croyances. La plus grande des mauvaises croyances est de croire qu'Allah a un associé.</p>

<p>Dhul-Nûn al-Misrî a dit : « Trois choses sont des signes d'une sincérité pure :</p>

<p>1- Être indifférent tant aux éloges qu’aux dénigrements des gens à notre sujet,</p>

<p>2- Accomplir de bonnes actions sans en tenir compte,</p>

<p>3- Oublier l’idée que les bonnes actions auront une récompense dans l'Au-delà. »</p>

<p>En fait, c’est ce que le noble Compagnon Abû Bakr t a essayé d’exprimer à travers ces mots : « J'ai vu deux groupes de personnes. L’un est celui de ceux qui désirent ce bas-monde et l'autre celui de ceux qui désirent l’Au-delà ; quant à moi, je ne suis un amoureux ni de ce bas-monde ni de l’Au-delà. Moi, je ne veux absolument rien d’autre sinon Dieu. »</p>

<p>La même pensée a été exprimée ainsi par Hazrat Hudâyî :</p>

<p><em>Les amoureux de la vie présente désirent ce bas-monde,</em></p>

<p><em>Ceux de la vie future désirent l’Au-delà,</em></p>

<p><em>Ils désirent tous quelque chose,</em></p>

<p><em>Moi, je ne désire que mon Dieu.</em></p>

<p>Abû ‘Uthmân al-Maghribî a aussi dit :</p>

<p>« La sincérité consiste à ne laisser aucune part à la passion de l’âme dans l’accomplissement d’une bonne action. Telle est la vertu des gens ordinaires. Quant à la sincérité des serviteurs distingués, c’est un état qui se produit spontanément sans aucun effort particulier de leur part. Ces derniers accomplissent un grand nombre d’actes d’adoration et de bonnes actions, mais ils n’en tiennent même pas compte. Ils ne font pas le compte de leurs bonnes actions. Ils sont appelés <em>"Mukhlis"</em> dans le langage du Coran. En fait, le Coran parle d’eux dans les versets<a href="#_ftn5" id="_ftnref5">[5]</a> qui relatent le fait que Satan avait demandé l’autorisation de faire obstacle aux fils d’Adam sur le chemin de droiture afin de les égarer, de même que dans le verset suivant :</p>

<p><strong>"<em>(Allah) dit : « Tu es de ceux à qui un délai est accordé, jusqu'au jour de l'Instant bien Connu. » </em><em>‒</em><em> « Par Ta puissance ! dit [Satan]. Je les séduirai assurément tous, sauf Tes serviteurs élus parmi eux. »</em><em>"<a href="#_ftn6" id="_ftnref6"><strong>[6]</strong></a></em></strong></p>

<p>Bien sûr, il existe une différence entre le serviteur sincère qui essaie d'atteindre la sincérité par ses propres efforts et le serviteur sincère qui a atteint la sincérité avec l'aide de Dieu. Quand Allah souhaite rendre la sincérité du serviteur pure, Il enlève de son cœur le sentiment de considération de sa sincérité. Ainsi, le serviteur devient l'un des dévoués sincères qui jouissent de la sincérité par la grâce d'Allah.</p>

<p>C’est pourquoi il existe une parole dans la tradition soufie qui stipule :</p>

<p>"L'hypocrisie des sages vertueux vaut mieux que la sincérité des disciples (gens ordinaires)."</p>

<p>Puisque le sage vertueux n’est pas conscient de sa sincérité, il ne l’est pas non plus de son hypocrisie dans ses actions. Mais aussi longtemps que le disciple cherchera à atteindre la sincérité, il sera toujours conscient de sa sincérité. Tant qu’on est conscient de notre sincérité, on perd la sincérité. D’ailleurs, la vraie sincérité consiste à faire fi des créatures pour ne considérer constamment que Dieu.</p>

<p>Az-Zaqqaq, l’un des plus éminents adeptes du soufisme, a évalué la sincérité comme suit :</p>

<p>« La personne qui jouit de la sincérité ne devrait pas tenir compte de sa sincérité. Le fait de tenir compte de sa sincérité est une indication de l’imperfection dans la sincérité. Car, c’est Allah Tout-Puissant Lui-Même qui préserve le serviteur sincère contre les mauvaises intentions et les pensées d’intérêt mondain et élève ce dernier à ce rang en le protégeant. Le contraire de la sincérité est l’hypocrisie. L’hypocrisie est le puits dans lequel tombe la plupart des gens. Dans de nombreux hadiths, l’hypocrisie est considérée comme « un polythéisme latent ».<a href="#_ftn7" id="_ftnref7">[7]</a></p>

<p>Parfois, l’hypocrisie est aussi appelée « le plus petit polythéisme ». En fait, il est mentionné dans un hadith : « <em>Ma plus grande préoccupation à votre sujet est le plus petit polythéisme qui est l’hypocrisie. Le Jour du Jugement, quand les serviteurs seront jugés à propos de leurs actes, Allah commandera aux hypocrites : Allez demander votre récompense aux actes que vous accomplissiez par ostentation ! Voyons si vous pourrez les trouver ? »</em><a href="#_ftn8" id="_ftnref8">[8]</a></p>

<p>Selon une narration venant de Safwan b. Asal, le Messager d'Allah r a dit : « <em>Le Jour du Jugement, la sincérité et le polythéisme seront amenés en présence de Dieu, et Allah dira à la sincérité : "Toi et tes adeptes, entrez au Paradis !" Et au polythéisme "Toi aussi et tes adeptes allez en enfer !</em>" »<a href="#_ftn9" id="_ftnref9">[9]</a></p>

<p>Quand un dévot fidèle, qui n'a pas encore atteint le degré de la "sincérité pure", s'accroche à la véracité et la sincérité, il atteint les dimensions atteintes par les amis de Dieu. Il n'y a pas de moyen plus efficace pour être habité par la véracité et la sincérité que d'obéir dûment aux injonctions de la religion et de se détourner des éloges des gens. Les éloges des gens peuvent à tout moment nous faire trébucher et nous égarer du droit chemin.</p>

<p>L'un des moyens les plus importants utilisés par l'âme pour rendre vaines les bonnes actions est le plaisir d'être loué, la soif des compliments. Car, si l'âme reçoit des éloges, elle est à même de s’aviser de porter la terre et les cieux. Mais lorsqu’elle est privée de compliments, de privilèges, elle devient immédiatement paresseuse. En effet, selon la rumeur, un ascète aurait prié au premier rang d'une mosquée pendant des années. Cependant, un jour, il a dû se tenir au deuxième rang à cause d'un empêchement. Après cela, il avait cessé de fréquenter la mosquée et la communauté pendant un certain temps. Et lorsqu’on lui en demanda la raison, il répondit :</p>

<p>« Je pensais que j'avais toujours prié avec sincérité dans les prières que j'ai accomplies pendant tant d'années. Mais j’ai été tellement perturbé d'être vu au deuxième rang que j'ai réalisé que j'avais fait preuve d'hypocrisie toute ma vie. C'est pourquoi je suis resté chez moi pour refaire mes anciennes prières. »</p>

<p>Il se trouve aussi une narration d'Abû Muhammad Murta’ish dans ce sens. Il raconte : « J'ai accompli le pèlerinage seul pendant de nombreuses années, endurant des épreuves. Quand ma mère m'a demandé un jour d'apporter de l'eau, ça a été dur pour moi. Je me suis rendu compte qu'il y avait une part des passions de mon âme dans les maintes fois où j’avais accompli le pèlerinage, et que les compliments des gens avaient réduit les épreuves du pèlerinage à mes yeux. Si dans l’accomplissement de ses actes, le serviteur dispose en y mêlant Dieu, les ordres de la <em>Shari’a </em>ne seront pas un poids lourd pour lui. Ses actes aussi seront dépourvus d’hypocrisie. On voit que la dévotion sincère n'est pas une tâche facile ; de même, aimer être considéré par les gens comme "un religieux" et être apprécié et respecté nuit à la sincérité des actions. Surtout, il n'est pas approprié de mentionner la religiosité dans le même contexte que certaines activités d’intérêts mondains telles que le commerce et la politique. Parce que la religion, la piété et la sincérité ne sont que pour Dieu Seul.</p>

<hr />

<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Sourate Al-Kahf, verset 110.</p>

<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Sourate An-Nisâ’, verset 125.</p>

<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Sourate Al-Bayyina, verset 5.</p>

<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> Al-Zabidî, <em>Ithâfu's-sada</em>, XIII, 80-82.</p>

<p><a href="#_ftnref5" id="_ftn5">[5]</a> Sourate Al-A’râf, versets 14-17.</p>

<p><a href="#_ftnref6" id="_ftn6">[6]</a> Sourate Sâd, versets 80-83.</p>

<p><a href="#_ftnref7" id="_ftn7">[7]</a> Voir Ibn Mâja, <em>Zuhd</em>, 21 ; Ibn Hanbal, III, 30.</p>

<p><a href="#_ftnref8" id="_ftn8">[8]</a> Ibn Hanbal, V,428,429.</p>

<p><a href="#_ftnref9" id="_ftn9">[9]</a> Avârif, Trad, p. 266.</p>]]></content:encoded>
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<title>Est-ce une tradition ou un acte d’adoration ?</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/est-ce-une-tradition-ou-un-acte-dadoration/</link>
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<pubDate>Fri, 22 Dec 2023 23:30:14 GMT</pubDate>
<dc:creator>Prof. Dr. Suleyman Derin</dc:creator>
<description>Süleyman Derin est Professeur-Docteur en islamologie à l’université de Marmara (Istanbul). Sa thèse doctorale intitulée « Towards Some Paradigms of the Sufi Conception of Love : From Râbia to Ibn al-Fârid » (Les…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Süleyman Derin est Professeur-Docteur en islamologie à l’université de Marmara (Istanbul). Sa thèse doctorale intitulée « Towards Some Paradigms of the Sufi Conception of Love : From Râbia to Ibn al-Fârid » (Les différentes compréhensions de l’amour dans la tradition Soufie: de Rabia à Ibn al-Fârid)  fut soutenue à l’Université de Leeds en 1999 et fut publiée aux éditions Insan. Ses travaux se concentrent principalement sur le Soufisme et l’interprétation du Coran (tafsir). Il est notamment l’auteur de Kur’an-i Kerim’de Seyr-u Suluk – Ahmed Ibn Acibe’nin Tefsiri’nde (La voie « sayr-u Suluk » dans le Coran, le Tafsir de Ibn Ajîba) aux éditions Erkam ; et de İngiliz Oryantalizmi ve Tasavvuf (L’orientalisme anglais et le Soufisme) aux éditions Küre.</em></p>

<p>La conscience est utilisée en langue arabe dans le sens de “ressentir, être conscient de soi et des choses qui nous entourent, être capable d'observer objectivement ses propres mouvements, jouir de la volonté”. Au nombre des créatures d'Allah, seuls les anges, les djinns et les humains jouissent de la conscience. La conscience des êtres vivants autres que ceux que nous avons mentionnés n'est limitée qu’à des besoins tels que l’alimentation, la protection, la perpétuation de leur race, et cela peut être appelé instinct plutôt que conscience.</p>

<p>Les instincts des créatures autres que les humains sont innés et ne sont pas développés à travers un effort particulier, alors qu'il faut un effort particulier pour que les êtres humains développent le pouvoir de leur conscience. Plus précisément, la conscience est comme un muscle spirituel et ne peut être développée qu'en étant utilisée. Les personnes qui n'utilisent pas délibérément leur conscience la perdent facilement, c'est-à-dire qu'elles oublient le but de leur venue dans ce monde, car elles ne tirent pas des leçons des événements ; et leur seul but de la vie se résume à manger, boire et se divertir. Des concepts tels que la haute moralité, la religion et l'honneur ne signifient pas grand-chose pour une personne qui entre dans cette catégorie. Cependant, ce niveau de conscience à cette échelle a été jugé approprié par notre Seigneur non pas pour les êtres humains, mais pour les autres êtres vivants. Pour cette raison, ceux qui n'utilisent pas les capacités qu'Allah leur a données, c'est-à-dire ceux qui laissent leur esprit et leur conscience inactifs, sont déchus à un niveau plus bas que celui des animaux tel que le mentionne le Coran.</p>

<p>Ainsi, le premier niveau de conscience consiste pour l’être humain à réaliser qu'il est une créature spéciale dans ce monde, à croire qu'il y a un Seigneur qui l'a créé et à organiser sa vie selon des ordres bien définis. Un tel croyant demeure avec son Seigneur aux heures de prière, dans les mosquées, pendant le Ramadan ; mais durant les autres moments, il se faufilera dans les labyrinthes complexes de son monde intérieur.</p>

<p>Selon les Soufis, un tel niveau de conscience, c'est-à-dire une telle prise de conscience ne suffit pas. Parce que le niveau d'<em>ihsân</em> (perfection) ‒ qui est le plus haut niveau de la religion exprimé par notre Prophète dans le hadith relatif à l<em>'ihsân</em> ‒ est en fait une question de conscience. Un serviteur pieux, qui a atteint ce niveau, n'est apparemment pas différent des autres musulmans dans la prière, le jeûne, le pèlerinage et les œuvres de charité, sauf que lui, il accomplit ces actes à un niveau de conscience différent et sert son Seigneur comme s'il Le voyait. Un pieux jouissant de cette conscience sait intimement que même si nous ne pouvons voir notre Seigneur, Lui Il nous voit à tout moment. Un croyant au niveau d<em>’ihsân </em>se rappelle son Seigneur à travers tout ce qu’il voit et entend.</p>

<p>Quant à l’insouciance, c'est l’indifférence, la perte de conscience, le fait d’agir de façon automatique sans méditer sur les évènements. Selon les Soufis, si une personne s’occupe à ses affaires mondaines au point d’oublier son Seigneur, c'est là un signe de son insouciance et de son inconscience. Toujours selon les Soufis, "dans chaque souffle que prend le serviteur, il y a un chemin vers le Seigneur" ; c’est pourquoi chaque souffle pris sans<em> dhikr</em> et contemplation est considéré comme du temps perdu selon eux.</p>

<p>Alors, quelle est l’origine de l'insouciance et de son contraire, la conscience ?</p>

<p>Les Soufis ont donné les meilleures réponses à cette question. Par exemple, selon l'Imâm Rabbanî, c'est l'esprit qui révèle la conscience chez une personne. Lorsqu'une personne combat son âme et développe son monde spirituel, elle acquiert davantage en conscience. Cependant, ce n'est pas du tout une tâche facile, car Allah a doté l'esprit, depuis sa création, d’un sens d’amour profond pour qu'il puisse s'habituer et s’attacher au corps. Pour cette raison, l'esprit est tombé amoureux du corps et de l’âme, oubliant ainsi son origine divine, et est devenu l'esclave de l'âme. L'Imam détaille cette problématique comme suit :</p>

<p>« À cause de son amour pour l'âme, l'esprit s'est jeté dans le domaine de celle-ci et est devenu sujet à elle, à tel point qu’il s'oublia même et prit le nom de <em>nafs-i ammâra (</em>l’âme instigatrice du mal). Puisque l’esprit jouit d’une grande délicatesse (fluidité et transparence), il prend aisément la forme de tout ce avec quoi il se combine. Eh bien, puisque l’esprit s'est oublié, il a également oublié son état de conscience antérieur, et sa connaissance du Divin s'est complètement immergée dans l'insouciance et a emprunté le chemin des ténèbres. Aussi longtemps que l’union entre l’esprit et l’âme prévaudra, l'insouciance du corps s’étendra à l’esprit et engendrera aussi l'insouciance de celui-ci. »<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a></p>

<p>Dans ce cas, selon l'Imâm, la première étape pour surmonter l'insouciance est de savoir que notre existence consiste en deux pôles opposés constitués de l’âme et de l'esprit. Le hadith "<em>Connaîtra son Seigneur celui qui se connaît</em>", qui est célèbre parmi les Soufis, pointe vers ce secret.</p>

<p>Le cœur du croyant qui développe son âme au moyen du <em>dhikr</em>, des idées nobles, de la contemplation et de la fréquentation des assises religieuses ne sera relié qu'à son Seigneur. Comme le dit l'Imam Rabbanî, même si les gens normaux s’efforcent d’entrer dans le domaine de la spiritualité, ils sont à même de retomber dans l'insouciance après un temps très court ; idem, même si le Soufi qui a parachevé son cheminement spirituel s’efforce à tomber dans le désintéressement de la spiritualité, il ne pourra aucunement oublier son Seigneur un seul instant. Tout comme les gens insouciants pensent à ce bas-monde même étant dans la prière, les sages vertueux, eux aussi, pensent à leur Seigneur même étant plongés dans les affaires mondaines. À mon avis, les mots qui résument le mieux cet état de conscience appartiennent à Al-Ghazalî : « Alors que les musulmans insouciants accomplissent les actes d’adoration comme une tradition ordinaire, le croyant conscient, quant à lui, accomplit même les choses ordinaires que tout le monde fait comme si c’était une adoration. »</p>

<p>Lorsqu’un serviteur pourvu de la conscience spirituelle boit et mange, il le fait pour son bien-être spirituel et obtient ainsi des récompenses ; il accomplit même les tâches mondaines les plus ordinaires avec décence tout en étant habité par la conscience de la Présence divine. Par contre, un Musulman inconscient ne peut tirer profit même des prières qu'il accomplit et des jeûnes qu’il observe ; même dans la prière, il oublie Allah et s’inscrit du nombre de ceux à qui ce verset s’adresse "<strong>فَوَيْلٌۭ لِّلْمُصَلِّينَ</strong> <strong><em>Malheur donc, à ceux qui prient…</em></strong>"<a href="#_ftn2" id="_ftnref2">[2]</a>. Si une personne accomplit un acte au nom d'Allah, même l'acte le plus ordinaire qu’elle exécute lui est compté comme une adoration ; en revanche, si elle agit uniquement pour assouvir les passions de son âme, même ses actes d’adoration seront souillés par le virus de l’hypocrisie et elle les accomplira juste comme une imitation aveugle. C’est pour cette raison que le Prophète r a dit : « <em>L'intention d'un croyant vaut mieux que ses actes</em> ».<a href="#_ftn3" id="_ftnref3">[3]</a></p>

<p>En effet, lorsqu’une personne prend l’intention de commettre un acte, elle agit délibérément ; et puisque l'intention provient du cœur, lors de la prise d’intention, la personne doit la ressentir dans son cœur et dans son âme et en être consciente, car sans conscience, on ne peut parler d'intention. Donc s'il n'y a pas de conscience, il n'y a de toute façon pas d'intention. Mais ce n’est pas le même cas pour l'acte, car en accomplissant un acte, une personne peut oublier la raison de sa motivation et le destinataire, et agir en se disant "Je me suis conformé à la masse". Mawlânâ Rûmî compare l'exécution consciente et inconsciente d'un acte à la personne sourde qui rit deux fois lorsqu'elle assiste à une scène comique. Le premier rire d’un sourd est dû au fait qu’il imite les gens qui rient autour de lui. Le second, qui est son vrai rire, se fait après qu’il ait demandé à la personne à côté de lui et compris réellement la situation.</p>

<p>Comme l'Imâm Ghazalî l'explique dans le discours sur la repentance, la foi et les actes basés sur une imitation inconsciente ne seront d'aucune utilité pour l'homme dans l'au-delà. En fait, selon l’Imâm Ghazalî, les Musulmans qui se repentent difficilement à Allah sont ceux qui sont nés de parents musulmans et qui pratiquent leur islamité juste par imitation. Le fait étant que leurs divers comportements consistent en une imitation inconsciente et aveugle. De plus, bien malheureusement, ils ne sont pas conscients de cette mauvaise situation qui est la leur. Comme appui aux paroles de l'Imâm Ghazalî, les paroles suivantes de l'Imâm Rabbanî concernant des actes que la plupart d'entre nous considèrent comme non-religieux sont particulièrement significatives :</p>

<p>« Ô cher enfant ! Nous devons passer notre temps à nous souvenir d'Allah Tout-Puissant. Tout ce qui est fait conformément à la Loi suprême <em>(Shari’a)</em>, même s'il s'agit de nos activités personnelles, est considéré comme du <em>dhikr</em>. Nous devons nous conformer à la <em>Shari’a</em> dans tous nos états et actions afin que tous soient considérés comme du <em>dhikr</em>. Car le <em>dhikr</em> éloigne de l'insouciance… Tout ce qui nous permet d'accomplir dûment les ordres d'Allah et d'éviter Ses interdits est inclus dans le <em>dhikr</em>. Le commerce fait conformément aux conditions chariatiques est aussi du dhikr... Cependant, le <em>dhikr</em> fait au nom d'Allah Lui-Même a un effet plus rapide, fait naître Son amour dans le cœur et rapproche rapidement de Lui.</p>

<p>De surcroît, le secret pour se débarrasser de l'insouciance et d’être capable de se conformer facilement à la <em>Shari’a </em>dans toutes nos affaires passe par le<em> dhikrullah</em> (le rappel d’Allah). Toujours selon l'Imam, le <em>dhikr</em> des Noms d'Allah crée dans le cœur du serviteur la flamme d’amour pour son Seigneur, et cet amour le rend conscient beaucoup plus rapidement.</p>

<p>Pour cette raison, comme dans tous les <em>tarîqat</em>, le <em>dhikrullah</em> est la nourriture spirituelle la plus importante du dévot dans la Naqshbandiyya. Nous implorons notre Auguste Seigneur de nous sauver de l'insouciance, de nous permettre d'agir consciemment dans tous les domaines, depuis notre vie d’adoration jusqu’à nos affaires mondaines, et de nous éloigner de l'imitation aveugle.</p>

<hr />

<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Maktubat, Vol. I, m. 99.</p>

<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Sourate Al-Mâ’ûn, verset 4.</p>

<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Al-Bayhaqî, <em>Shuabu'l-Iman</em>.</p>]]></content:encoded>
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<title>Lève les voiles !</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/leve-les-voiles/</link>
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<pubDate>Fri, 22 Dec 2023 23:29:28 GMT</pubDate>
<dc:creator>Dr. Adem Ergül</dc:creator>
<description>Le Dr Adem Ergül est né à Konya en 1965 où il a effectué ses études primaires et secondaires. Il a ensuite obtenu une licence à l’Université Théologique de Marmara après y avoir reçu des cours de 1985 à 1989. Il a…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le Dr Adem Ergül est né à Konya en 1965 où il a effectué ses études primaires et secondaires. Il a ensuite obtenu une licence à l’Université Théologique de Marmara après y avoir reçu des cours de 1985 à 1989. Il a ensuite poursuivi ses études dans la même université jusqu’en 1998 lorsque sa thèse portant sur « Le concept du Cœur dans le Noble Coran » lui a permis d’acquérir le titre de Docteur et de se voir confier la mission éducative dans la Fondation Aziz Mahmut Hudayi au sein de laquelle il exerce ses fonctions dans la Direction Générale des Services de l’éducation.</em></p>

<p>C'est ainsi que Mawlânâ Rûmî interpelle l’honorable être humain qui veut se découvrir :</p>

<p><em>Ô humain, honorable ami !</em></p>

<p><em>Ton être ne représente pas qu’une seule personne !</em></p>

<p><em>Tu représentes tout un univers !</em></p>

<p><em>Tu es une mer immense et très profonde !</em></p>

<p><em>Ton existence noble représente peut-être neuf cents fois</em></p>

<p><em>Le volume d’une mer très vaste</em></p>

<p><em>Dans laquelle se sont noyés des centaines d’univers !</em></p>

<p>Il invite donc l’être humain à prendre conscience de la valeur noble de son être. Ceci dit, en tant que créature honorable, ne te vends pas à vil prix, ne gaspille pas le joyau enfoui dans ton être ! Ne te fie pas à ton apparence extérieure, à ton corps ! Voyage à travers ses couches entrelacées afin de découvrir les perles qui y sont dissimilées !</p>

<p>Bien évidemment, tous les prophètes et savants vertueux ont invité les êtres humains, qui ont été immergés dans le bourbier des ténèbres, à lever les voiles sur leur nature saine, à réaliser la conquête de leur être pour ainsi émerger dans la lumière. Notre Seigneur, le Tout Miséricordieux et le Très- Miséricordieux, a envoyé ces émissaires portant Ses messages pour réaliser cet objectif. Il déclare à ce sujet :</p>

<p>« <strong><em>C'est Lui qui fait descendre sur Son serviteur des versets clairs, afin qu'il vous fasse sortir des ténèbres à la lumière ; et assurément Allah est Compatissant envers vous, et Très-Miséricordieux.</em><em> »<a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a></em></strong></p>

<p><strong><em>« (</em><em>Voici) un livre que nous avons fait descendre sur toi, afin que </em><em>‒</em><em> par la permission de leur Seigneur </em><em>‒ </em><em>tu fasses sortir les gens des ténèbres vers la lumière, sur la voie du Tout-Puissant, du Digne de louange.</em></strong> <strong>»</strong><a href="#_ftn2" id="_ftnref2">[2]</a></p>

<p>Qu'est-ce que <em>"zulumat"</em>, l’équivalent en arabe de "ténèbres" ? Quels sont les voiles qui couvrent les yeux du serviteur, bouchent ses oreilles, verrouillent son esprit et rouillent son cœur ? Comment ces voiles se forment-ils ? Comment le serviteur peut lever ces voiles pour conquérir son être et faire prévaloir la réalité de sa nature saine ?</p>

<p>Nous avons appris à travers les versets et les hadiths que le voile le plus épais est le voile de l'incrédulité, du déni et du polythéisme. En tant que mot, <em>"kufr"</em> signifie "voiler" ; voiler la <em>fitra</em> (nature saine) signifie donc voiler la conscience, cacher la vérité et la réalité divine au serviteur. La plupart du temps, les choses qui empêchent une personne de croire en Dieu et de comprendre la réalité divine sont l'ingratitude, l'ignorance, l'obsession du mensonge, l'imitation aveugle, l'obstination et le sectarisme sans preuves ainsi que les préjugés. Ces choses ténébreuses et similaires sont la plus grande cruauté envers la Réalité de la noblesse de l'homme. La nature saine de l’homme appelle à l'aide dans de tels cas, mais personne n'entend ces cris sauf les gens doués de sagesse. Même le concerné lui-même n’entend pas ces cris provenant de son monde intérieur !</p>

<p>Les voiles du péché et de la rébellion contre Dieu forment également des ténèbres qui recouvrent la noblesse humaine. Proportionnellement au degré auquel ces péchés sont commis, ils obscurcissent et emprisonnent l’essence de l’être humain. Le Messager d'Allah r a dit :</p>

<p>« <em>Lorsque le croyant commet un péché, on inscrit un point noir dans son cœur. S’il se repent, cesse, et implore le pardon, son cœur est poli [de ce point], mais s’il persiste, cela continue jusqu’à recouvrir tout son cœur. C’est là la rouille mentionnée par Allah :</em></p>

<p dir="rtl" lang="ar"> كَلَّا ۖ بَلْ ۜ رَانَ عَلَىٰ قُلُوبِهِم مَّا كَانُوا۟ يَكْسِبُونَ</p>

<p><strong>“<em>Non ! Une rouille recouvre plutôt leur cœur en raison de ce qu’ils commettaient.</em></strong> <strong>”</strong><a href="#_ftn3" id="_ftnref3">[3]</a> »<a href="#_ftn4" id="_ftnref4">[4]</a></p>

<p>Lorsque les yeux considèrent l’illicite, cela les couvre d’un voile et crée une plaie empoisonnée dans le cœur. Quant aux oreilles, elles commencent à devenir sourdes aux vérités divines à force d’écouter les médisances, les mensonges, les propos indécents et obscènes jusqu’à ce qu’elles perdent leur sensibilité. Plus la langue profère des paroles illicites, plus elle est souillée et devient comme un poison. Ainsi, l’homme est atteint dans tout son être et devient finalement prisonnier de son âme et de Satan. </p>

<p>D’autres voiles sont l’arrogance, l’amour-propre, l’amour excessif de ce bas-monde, le fait d'idolâtrer ses désirs et passions, de s'en remettre aux mortels, d’envahir le cœur par l’amour des créatures plutôt que du Créateur.</p>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2021/04/015.jpg" alt="" /></figure>

<p>En fait, l'origine de chacun de ces voiles et d'autres est l’insouciance du serviteur vis-à-vis de son Seigneur. L’épaisseur de ces voiles dépend proportionnellement du degré de cette insouciance. Ainsi, cette insouciance augmente et finit par atteindre un niveau auquel l'esprit, le cœur, les yeux, les oreilles, le sens du discernement, et peut-être l’être tout entier du serviteur, cellule par cellule, sont envahis par l'âme et les soldats de Satan, au point d’être incapables d'accomplir les nobles fonctions qui leur ont été assignées. C’est ce que nous révèle notre Seigneur Tout Clément dans ce verset :</p>

<p>« <strong><em>Nous avons destiné beaucoup de djinns et d'hommes pour l'Enfer. Ils ont des cœurs, mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux, mais ne voient pas. Ils ont des oreilles, mais n'entendent pas. Ceux-là sont comme les bestiaux, même plus égarés encore. Tels sont les insouciants.</em></strong> <strong>»</strong><a href="#_ftn5" id="_ftnref5">[5]</a></p>

<p>L'homme doit agir et faire tout son possible pour délivrer son être de cette occupation satanique et faire prévaloir la domination de Dieu sur sa personne. Le nom donné à cet effort est <em>"tazkiya"</em>, c'est-à-dire l’effort de purification et d'illumination de l’âme. Dans ce cheminement vers la conquête de soi, tels sont :</p>

<p><strong>L’objectif</strong> : C'est de sauver notre être de la domination et de l’emprise de tout ce qui est en dehors de Dieu. En d'autres termes, c'est la négation de toutes sortes d'idoles ou d’objets d’idolâtrie, d'idées, d'institutions, de désirs et passions diaboliques appelés <em>"taghut" </em>dans le Coran, et la reconnaissance et l’acceptation de la Vérité et de la Réalité divines. Notre Seigneur déclare :</p>

<p><strong>«</strong> <strong><em>Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient.</em></strong> <strong>»</strong><a href="#_ftn6" id="_ftnref6">[6]</a></p>

<p><strong>La feuille de route</strong> : C'est la Parole de Dieu et la Sunna du Messager d'Allah r. Ce n'est qu'ainsi qu'il sera possible de s’évader de l’emprisonnement des ténèbres pour atteindre la lumière.</p>

<p><strong>Les chefs de file</strong> (à suivre) : Ce sont les savants pieux et les guides vertueux qui sont les héritiers du Prophète r.</p>

<p><strong>Les assistants</strong> : Ce sont tous les croyants justes et véridiques qui s'entraident dans la bonté et la piété. En fait la victoire, même s’il s’agit de la conquête de soi-même, est un objectif trop grand et difficile à atteindre tout seul.</p>

<p><strong>Le devoir personnel</strong> : C'est un effort colossal et une grande lutte qui sera menée avec un total sacrifice de soi en mobilisant tous les moyens pour Allah. Si cette condition est également remplie, le serviteur bénéficiera de l'aide spéciale, de la guidance et du secours de notre Seigneur, et, s’il plait à Dieu, il pourra concrétiser sa conquête. Le Noble Coran nous rappelle :</p>

<p><strong>«</strong> <strong><em>Et quant à ceux qui luttent pour Notre cause, Nous les guiderons certes sur Nos sentiers. Allah est en vérité avec les bienfaisants.</em></strong> <strong>»</strong><a href="#_ftn7" id="_ftnref7">[7]</a></p>

<p>Ce processus de conquête est un processus qui commence par le repentir, se poursuit par l'orientation permanente vers Dieu et se termine par le salut à travers l'obéissance et la <em>taqwa</em>. Notre Seigneur nous informe que ceux qui font des efforts en vue de se purifier atteindront le salut, tandis que ceux qui ne suivent pas un tel chemin et s’abandonneront à leurs passions seront perdants.<a href="#_ftn8" id="_ftnref8">[8]</a></p>

<p>Cette lutte devra se poursuivre jusqu'à ce qu'il n'y ait plus une seule tache de péché dans notre corps, jusqu'à ce que la conquête intégrale de notre être soit réalisée et qu'on ait atteint un état d’apaisement et de quiétude totale. Maintenant, jetons un coup d’œil sur les prières suivantes de Habib-i Hüda r, qui nous a montré le chemin vers cet objectif noble :</p>

<p>« <em>Mon Dieu ! Mets la lumière dans mon cœur, dans mes yeux, dans mes oreilles ! Mets la lumière à ma droite, à ma gauche ! Mets la lumière au-dessus de moi, en dessous de moi, devant moi, derrière moi, et autour de moi !</em> (Dans une autre narration, on y trouve les ajouts suivants) : <em>Mets de la lumière (illumine) dans mes veines, ma chair, mon sang, mes cheveux, mon visage !</em> »<a href="#_ftn9" id="_ftnref9">[9]</a></p>

<p>Sans aucun doute, la délivrance du corps de l’esclavage de l’âme et l’accession au salut ne peuvent être réalisées qu'avec l'aide et la grâce d'Allah, le Seigneur des mondes.</p>

<hr />

<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Sourate Al-Ḥadîd, verset 9.</p>

<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Sourate Ibrâhim, verset 1.</p>

<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Sourate Al-Mutaffifûn, verset 14.</p>

<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> At-Tirmidhî, <em>Tafsir,</em> 83; Ibn Mâja,<em> Zuhd</em>, 29.</p>

<p><a href="#_ftnref5" id="_ftn5">[5]</a> Sourate Al-A’râf, verset 179.</p>

<p><a href="#_ftnref6" id="_ftn6">[6]</a> Sourate Al-Baqara, verset 256.</p>

<p><a href="#_ftnref7" id="_ftn7">[7]</a> Sourate al-Ankabût, verset 69.</p>

<p><a href="#_ftnref8" id="_ftn8">[8]</a> Sourate As-Shams, versets 9 et 10.</p>

<p><a href="#_ftnref9" id="_ftn9">[9]</a> Al-Bukhârî, Da’awat, 9; Muslim, <em>Misafirin</em>, 181.</p>]]></content:encoded>
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<title>Pourquoi les enfants doivent aller aux cours d’été pendant les vacances ?</title>
<link>https://www.magazine-islam.com/articles/pourquoi-les-enfants-doivent-aller-aux-cours-dete-pendant-les-vacances/</link>
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<pubDate>Fri, 22 Dec 2023 23:28:53 GMT</pubDate>
<dc:creator>M. Emin KARABACAK</dc:creator>
<description>Un jour, un sultan se promenait dans la forêt avec ses vizirs. Son chemin croisa un moulin. Le sultan fut très réjoui du savoir étendu du meunier de ce moulin au sujet de toutes les questions concernant la meunerie…</description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Un jour, un sultan se promenait dans la forêt avec ses vizirs. Son chemin croisa un moulin. Le sultan fut très réjoui du savoir étendu du meunier de ce moulin au sujet de toutes les questions concernant la meunerie. Cependant, lorsqu'ils abordèrent les questions religieuses, le sultan, réalisant que le meunier n'avait aucune connaissance religieuse, se mit très en colère contre lui et ordonna qu'il soit emmené en ville pour être puni.</p>

<p>Alors que le sultan rentrait au palais après avoir terminé sa tournée en forêt, il rencontra un garçon qui était berger. Après avoir causé avec l'enfant, le sultan l’admira pour ses connaissances religieuses ainsi que pour son intelligence pratique, et lui proposa de l'emmener au palais. Le garçon dit au sultan : « ‒ J'irai, mais à une condition, que vous relâchiez cet homme aux mains liées. »</p>

<p>« ‒ Sais-tu pourquoi nous avons lié les mains de cet homme ? répondit le sultan. Il a répondu à toutes sortes de questions que je lui ai posées sur la meunerie ; cependant, il n’a pu répondre à aucune des questions religieuses qui lui ont été posées. C'est pourquoi il sera puni pour ne pas avoir appris sa religion autant qu'il a appris la meunerie. »  Le garçon dit alors :</p>

<p>« ‒ Je pense que vous ne devriez pas punir mon père, mais plutôt son père, qui est dans la tombe. En effet, vous venez vous-même de dire à quel point je suis intelligent et versé dans les connaissances religieuses. Je pense que mon père a fait son devoir en me faisant instruire. Si quelqu’un doit être puni, c’est mon grand-père qui a laissé mon père ignorant en matière religieuse. »</p>

<p>La réponse et l'intelligence pratique de l'enfant émerveillèrent davantage le sultan. Il accorda au père un an pour apprendre les connaissances religieuses et emmena avec lui l’enfant au palais.</p>

<p>Nous savons tous que notre bien-aimé Prophète r nous a enseigné que "<em>l'une des trois choses qui seront pour le serviteur une aumône continue après sa mort demeure un enfant vertueux qui prie pour lui</em>". Cela montre à quel point l'éducation religieuse des enfants est très importante tant pour les enfants que pour les parents.</p>

<p>Les cours religieux durant les vacances sont des opportunités inestimables pour l'éducation religieuse des enfants. Cependant, il y a des points sensibles auxquels nous devons prêter attention lorsque nous y envoyons nos enfants. Nous pouvons les énumérer comme suit :</p>

<p>Les points à considérer lors de l'envoi des enfants aux cours de vacances religieux :</p>

<ul>
<li> On doit les encourager à ces cours et veiller à ce qu’ils y participent par amour. Sinon, si l’enfant est contraint d’y participer, ce n’est pas son parent, mais plutôt les cours et la religion qu’il détestera.</li>

<li> On doit bien expliquer à l’enfant l'importance et la nécessité de ces cours.</li>

<li> Les enfants doivent être envoyés à ces cours dans une tenue propre et convenable.</li>

<li> On doit les encourager à prendre les ablutions avant de s’y rendre.</li>

<li> Tout comme le système académique, on doit attirer l’attention des enfants sur les heures d'entrée et de sortie des cours.</li>

<li> On doit veiller à ce que l’enfant ne prenne pas l’habitude de sécher les cours sans raison valable.</li>

<li> On doit consulter le maître de l’enfant avant d’acheter les livres et les supports en rapport avec ses cours.</li>

<li> On doit également assurer le suivi de l’enfant à la maison au sujet des leçons données par le maître à l'école.</li>

<li> Lorsque l'enfant ne veut pas aller en cours, il faut éviter de le traiter avec malveillance et de lui dire des mots à même de le pousser à se désintéresser aux cours et à la religion.</li>

<li> On doit aider l’enfant à mettre en pratique dans la vie quotidienne ce qu'il a appris aux cours afin qu'il ne les oublie pas et qu’il prenne conscience de ses responsabilités.</li>
</ul>

<figure><img src="https://centre.hudayi.fr/uploads/magazine/2023/12/image_2023-12-16_155741202.png" alt="" /></figure>

<p>Par conséquent, comme dans toutes les matières, la première chose à faire avant d’envoyer les enfants aux cours religieux et de leur enseigner la religion consiste à les aborder avec amour et tendresse. Pour éviter que les choses ne tournent mal, nous devons toujours emprunter le chemin de l’amour et de la douceur avec les enfants. Dans le hadith, le Prophète r dit : « <em>Donnez de bonnes nouvelles et ne faites pas que les gens vous détestent ! </em>».</p>

<p>Comme toute personne, les enfants aussi ont tendance à ne pas prendre en considération les conseils de ceux qu’ils n’aiment pas ; ceci dit, nous vous recommandons de commencer par faire en sorte que vos enfants vous aiment…</p>]]></content:encoded>
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