L’Internet et bien au-delà…

Jan 31, 2021 par

L’Internet et bien au-delà…

NE DÉPASSONS PAS LES LIMITES

Nureddin YILDIZ

De nos jours, l’Internet et tous les autres moyens de communication ont atteint un niveau extraordinaire que l’esprit humain pourrait admettre difficilement. Nous pouvons presque dire que des actes dignes des génies sont produits. En effet, ça ne sera point de l’exagération si nous renchérissons sur nos propos en soutenant qu’avec l’Internet, les distances sont réduites à zéro. L’Internet et tous les appareils électroniques fonctionnant avec l’Internet sont aujourd’hui et seront toujours comptés au nombre de nos besoins matériels impératifs. Force est de constater que la technologie a envahi notre existence et que les moyens de communication on, quant à eux, envahi la technologie qui nous entoure.

Pour les hommes de foi qui observent le monde avec l’œil de la croyance, jouir des bienfaits de cette haute technologie dans les limites sacrées est une nécessité de la foi. Le croyant observe toujours les bienfaits divins incommensurables avec cet œil de croyance. Jouir de chaque grâce sans transcender les barrières divines, c’est faire preuve de reconnaissance vis-à-vis du Seigneur. Dans le cas contraire, si l’on en abuse en dehors des prescriptions religieuses, on encourra inéluctablement le châtiment divin. Les membres de notre famille et tous les biens que nous possédons restent dans les limites de ce cadre. 

Tous les moyens de communication et appareils électroniques en notre possession, tels que le téléphone portable ou bien l’Internet seront pour nous un moyen de salut tant que nous ferons l’effort de nous en servir licitement et faire preuve de reconnaissance ; à défaut, ils représenteront un feu qui causera notre ruine.

Des leaders politiques jusqu’aux chefs de famille, cette limite sacrée concerne tout croyant quel que soit son statut social. Aujourd’hui nos bonnes mœurs font face à un danger imminent du fait de l’Internet. En effet on ne peut nieer que l’Internet comporte en effet autant de sujets relatifs aux bonnes mœurs que de titres en rapport avec l’obscénité.

Ces appareils constituent une part de danger du point de vue éthique pour tous ses utilisateurs, depuis les enfants jusqu’aux adultes.

En outre, nous devons prendre en main les différents travaux entrepris sur Internet à travers une différente classification. Cette différence doit être proportionnelle au pouvoir d’influence de l’Internet sur notre mode de vie.

a)  Premièrement, nous ne devons pas nous servir de l’Internet et des appareils qui nous l’assurent sans oublier que c’est un bienfait divin. Nous Musulmans, ne pourrions pas avancer l’idée selon laquelle nous avons admis l’Internet comme une grâce divine, sous prétexte que nous ne l’avions pas utilisé pour l’obscénité. Par exemple, si nous nous avisons à mettre un frein à l’exhibitionnisme en bordures de plages en criant seulement haut et fort aux pratiquants de cette perversité “on ne doit pas profiter ainsi du Soleil“, nous n’aurions pas suffisamment combattu cette ignominie vue l’immensité de ce bienfait divin qu’est le Soleil. En vérité, nous devons obligatoirement aller au-delà de cette simple condamnation orale. Le monde doit strictement percevoir l’Internet comme l’un des bienfaits divins incommensurables de notre siècle et en jouir conformément aux lois de Dieu. Nous devons promouvoir sans relâche ce slogan “l’Internet constitue une grâce divine“.

b) L’Internet est synonyme de grande vitesse, de réduction de coûts et d’insuffisance des moyens. En revanche, aujourd’hui, malgré notre dépendance à l’Internet, nous ne parvenons pas à perfectionner et accélérer nos actes d’adoration et nos relations humaines. Nous ne pouvons pas non plus visiter nos proches en raison de la préoccupation de l’Internet. Nous n’avons également pas le temps d’accomplir nos prières en assemblée. Si les hommes qui vécurent l’époque sans Internet sont parvenus à s’acquitter dignement de leurs responsabilités susmentionnées, comment pourrions-nous donc expliquer que nous, qui dépendons de l’Internet, rencontrions des difficultés d’aménagement de notre temps ? Que c’est étrange de voir qu’à cause de l’Internet, les habitants d’une même maison puissent passer toute la soirée et se séparer au matin pour vaquer à leurs occupations sans même s’adresser le moindre mot. Quelle singularité est donc emblématisée ? Cela représente donc notre deuxième titre principal. La merveille de la vitesse, arrête-t-elle le flux de nos vies ?

c)   Jusqu’à présent, l’Internet qui devait favoriser la conjonction joue aujourd’hui, un rôle inverse car il pousse les hommes à s’éloigner les uns des autres, à se contenter de s’écrire des messages sans chercher à se rencontrer, à entretenir des relations de plus en plus abstraites plutôt que concrètes. Nous sommes en proie à un système au sein duquel les rapports humains sont de plus en plus entretenus à distance. Ne peut être considéré comme un bienfait ce qui est à l’origine de la perte de l’humanité. De plus, la responsabilité revient à nous quant à la transformer en un bienfait. 

d)  À présent, abordons le thème de la moralité. L’Internet corrompt progressivement notre saine nature et nous pousse à adopter des conduites contraires à notre éthique. Au fur et à mesure que notre moralité s’estompe, nous nous estompons nous aussi; lorsqu’elle sera réduite à néant, nous le serons nous aussi. Nous souhaitons un Internet en harmonie avec nos valeurs intrinsèques. À l’image de l’alcool, nous assistons aujourd’hui à un mode de communication qui engendre la dislocation des familles et est un pont qui mène à bon nombre d’actes illicites. Si nous observons dans l’Internet un côté nocif qui l’assimilerait à l’alcool considéré comme la mère de tous les vices, nous saurons ce qui nous reste à faire. Il s’agira pour nous de définir obligatoirement un mode d’emploi à l’Internet, de l’épurer de tous ces aspects compromettants sans limite et de le recadrer dans un champ limité, afin que son utilisation soit bénéfique pour tous. 

Nous sommes croyants. Même notre foi nous a mis certaines limites. Ne pas franchir ces limites est une nécessité de notre foi. Nous pouvons rester sans Internet mais pas sans respecter les limites de la foi.

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