L’Islam & La Femme

Oct 18, 2014 par

Louange à Allah en Qui nous nous remettons et vers Qui nous nous tournons le cœur repentant. Louange à Lui pour nous avoir guidés vers la voie droite et saine de l’Islam, à Lui qui nous enseigne la fraternité comme notre Prophète bien-aimé Muhammad al-Mustafa (saws) l’a si bien expliqué:

D’après Abû Hourayra (raa) l’Envoyé d’Allah (saws) a dit : « …  Soyez frères, serviteurs d’Allah, le musulman est le frère du musulman, il ne lui fait pas d’injustice et ne lui refuse pas son soutien ni ne lui ment et ne le méprise pas. La piété est ici (montrant sa poitrine trois fois). Il suffit à l’homme pour être mauvaise de mépriser son frère musulman. Tout le musulman est interdit au musulman: son sang, ses biens et son honneur [1]. »

Ici le mot «musulman», s’il est employé au masculin, ne signifie pas pour autant qu’il soit réservé uniquement aux hommes. «musulman» ici fait bien entendu référence à tout musulman, qu’il soit homme ou femme, comme ce récit le confirme :

Selon Abou Hourayra (raa) le Messager d’Allah (saws) a dit : « Méfiez-vous de la présomption, car la présomption est le parler le plus mensonger. N’employez pas vos cinq sens à la recherche des défauts des autres et ne vous espionnez pas. Bannissez entre vous toute concurrence déloyale, toute envie et toute haine. Ne vous tournez pas le dos les uns aux autres et soyez frères, ô esclaves de Dieu! Le musulman est le frère du musulman: il ne lui fait pas d’injustice, ne lui refuse pas son soutien et ne le méprise pas. La piété est ici (désignant sa poitrine). Il suffit à l’homme pour être mauvais de mépriser son frère musulman. Tout musulman est sacré pour tout autre musulman: son sang, son honneur et ses biens. Dieu ne regarde pas vos corps, ni vos images, ni vos actions, mais Il regarde vos cœurs[2]. »

Ce récit et son extrapolation pourrait suffire à elle-même pour expliquer les rapports, selon l’Islam, des musulmans avec la femme qui ne l’oublions pas et comme l’a si joliment dit l’écrivain est la moitié de l’humanité, car elle est la mère de l’homme, sa sœur, sa compagne, sa confidente et sa fille.

En complément, voici deux déclarations édifiantes du Messager d’Allah (saws): « De cette vie, j’ai aimé les femmes et le parfum, et on a rendu la prière agréable à mes yeux. »

Évoquant l’égalité homme femme il dit : « Les femmes sont les consœurs des hommes. »

Pour parfaire l’explication, il est nécessaire de survoler la condition féminine telle que l’Islam l’enseigne et de faire le parallèle avec sa condition durant l’ère préislamique.

STATUT DE LA FEMME AVANT L’ISLAM (source : assajidine.com)

> Dans la civilisation grecque la femme n’avait aucune valeur. Elle était traitée avec mépris, elle était vendue et achetée comme une marchandise. Elle était dépouillée de tous ses droits. Cela était basé sur cette déclaration du philosophe grec Socrate: « L’existence de la femme est la source première de la crise et la détérioration dans le monde. La femme ressemble à un arbre empoisonné, son apparence est belle mais quand les oiseaux mangent de ses fruits, ils en meurent sur le coup.»

> Dans la civilisation romaine, si la jeune fille avait hérité de sa mère, de l’argent, il était interdit pour elle de garder cet argent, mais elle devait le remettre à son père. Parce que tout simplement la jeune fille chez eux n’avait pas le droit de posséder de l’argent.

ü Dans la civilisation chinoise, l’homme pouvait vendre sa femme pour n’importe quelle somme d’argent et si la femme devenait veuve, il n’était pas possible pour elle de vivre seul, d’être indépendante mais elle était obligée de vivre soit avec son père ou son frère et si elle n’avait pas de famille, elle devait aller chez un des proches du mari. Il y a une expression chinoise très connue qui dit : « Écoute ta femme mais ne la crois pas. »

> Dans la civilisation hindoue, si la femme devenait veuve, elle devait mourir avec lui. Il était pratiqué une tradition barbare qui consistait à la brûler vive avec son défunt mari. Cette tradition a été pratiquée jusqu’au 17ème siècle.

> En ce qui concerne la civilisation arabe, avant l’Islam, la femme était méprisée, interdite de tous droits et le calife ‘Omar ibn Khattab (raa) disait : « Nous étions des gens de la période préislamique qui ne donnaient aucun droit à la femme. La femme était interdite du droit à l’héritage.»

> La femme n’avait aucun droit sur son mari, le nombre de répudiations n’était pas limité, le nombre d’épouses pour un seul homme ne l’était pas non plus.

> Lorsque le mari décédait, la veuve passait à l’aîné de ses enfants issus d’un autre mariage, en même temps que les biens qui composaient la succession du défunt.

> A l’époque préislamique (al Jahiliyah), la retraite de continence (al ‘idda) durait une année entière qui se passait dans des conditions pénibles pour la veuve.  Zeynab (raa), la femme du Prophète, dit : « La femme qui avait perdu son mari devait vivre dans une pièce sombre et se vêtir de ses habits les plus laids. Elle ne devait ni se parfumer, ni se faire belle pour une période d’une année. »

> Les Arabes de l’époque préislamique contraignaient leurs esclaves à la prostitution et s’accaparaient leur salaire jusqu’à ce qu’Allah fit descendre le verset :[…] « Et dans votre recherche des profits passagers de la vie présente, ne contraignez pas vos femmes esclaves à la prostitution[3]. »

>Avant l’arrivée de l’Islam, il y avait différentes formes de mariages invalides (zawaj fassid) chez les Arabes :

a)    un groupe de moins de dix personnes entrait chez une femme qui avait un rapport sexuel avec chaque homme. En cas de conception d’un enfant, la femme désignait l’homme à qui elle attribuait la paternité.

b)   Le « mariage pour améliorer la lignée ». L’homme cédait sa femme à un homme courageux et de haut rang dans le but d’engendrer un enfant possédant les mêmes caractéristiques que lui.

c)    Le «mariage temporaire (nikah al mout’a) ». L’homme épousait la femme pour un délai déterminé.

d)   Le « mariage par compensation (ach-chighar) ». L’homme donne en mariage une femme sous sa tutelle (sa fille, sa sœur ou toute autre femme) à un tiers à condition que ce dernier lui donne en mariage une femme sans la dot, car l’échange prend la place de la dot.

  • L’enterrement des filles vivantes

Les Arabes de l’époque préislamique haïssaient les filles, ils les enterraient vivantes par crainte du déshonneur.

L’Islam a désapprouvé cette pratique. Le Très Haut (Exalté) a décrit son atrocité et a dit des Arabes de cette époque (al Jahiliyah) :

« Et lorsqu’on annonce à l’un d’eux une fille, son visage s’assombrit et une rage profonde [l’envahit]. Il se cache des gens à cause du malheur qu’on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l’enfouira-t-il dans la terre? Combien est mauvais leur jugement [4]

« Et qu’on demandera à la fillette enterrée vivante Pour quel péché elle a été tuée[5]

Enfin, l’émir des croyants ‘Omar Ibn Al Khattab (raa) dit : «Pendant la Jahiliyah, nous ne donnions aucune valeur à la femme, lorsque l’Islam est venu et qu’Allah a parlé d’elles, nous avons compris qu’elles ont des droits sur nous [6]

LA FEMME EN ISLAM

«O Humains! Nous vous avons créés à partir d’un mâle et d’une femelle et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous connaissiez entre vous. Le plus noble d’entre vous pour Dieu est le plus pieux[7]

Cette citation permet de passer à l’évocation de la femme selon l’Islam: « et comportez-vous convenablement envers elles. Si vous avez de l’aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien[8] . »

Allah précise de plus que la femme a des droits sur de son mari et réciproquement: « … Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance [9]. »

Il dit aussi : « Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour les gens qui réfléchissent[10]. »

Il est erroné de penser que l’Islam n’honore ni ne respecte pas la femme : « Si vous avez de l’aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien[11]. »

Le Messager d’Allah (saws) a dit : « Le plus complet dans la foi est celui qui a le meilleur caractère. Et le meilleur d’entre vous est celui qui est le mieux avec sa femme[12]. »

Et Aïcha (raa) dit à propos du Prophète (saws) après sa mort : « Le Prophète (saws) n’a jamais battu avec sa main, ni une femme, ni un enfant[13]. »

Et Safiya (raa) a déclaré : « Je n’ai jamais vu quelqu’un avoir un meilleur caractère que le Messager d’Allah (saws)[14]. »

LE BON COMPORTEMENT AVEC LA MÈRE

« Nous avons recommandé à l’homme ses deux géniteurs. Sa mère l’a porté en allant d’affaiblissement en affaiblissement. Son sevrage se fait au bout de deux ans. Rends grâce à Moi et à tes géniteurs[15] ! »

Asma (raa), fille de Abou Bakr as Siddiq (raa) a dit : « Du temps du Messager de Dieu (saws), ma mère vint me rendre visite alors qu’elle était encore idolâtre. J’ai été prendre conseil à son sujet auprès du Messager de Dieu (saws). Je lui dis: «Ma mère est venue me demander quelque chose. Dois-je lui faire du bien?» Il dit: «Oui, sois bonne avec ta mère[16] ! »

Muawiya As-Soulamy (raa) a dit : « Je suis allé demander au  Messager d’Allah :

« Ô Messager d’Allah ! Je veux accomplir le djihad en ta compagnie en vue du Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà. »

Il me répondit : « Malheur à toi ! Ta mère est-elle toujours vivante ? »

Je répondis : « oui »

Il me dit alors : « Retourne près d’elle et sois bon envers elle. »

Puis je vins lui parler de l’autre côté : « Ô Messager d’Allah ! Je veux accomplir le djihad en ta compagnie en vue du Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà. »

Il me répondit : « Malheur à toi ! Ta mère est-elle toujours vivante? »

Je répondis : « oui »

Il me dit alors : « Retourne près d’elle et sois bon envers elle. »

Enfin, je me tins face à lui pour lui parler et lui réitérai :

« Ô Messager d’Allah ! Je veux accomplir le djihad en ta compagnie en vue du Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà. »

Il me répondit : « Malheur à toi ! Ta mère est-elle toujours vivante? »

Je répondis: « oui »

Il me dit alors : « Malheur à toi ! Agrippe-toi à ses pieds, c’est là que se trouve le paradis. »

Mais si ! Je jure par le Seigneur de la Kaaba, ceci est bel et bien le paradis : « Agrippe-toi à ses pieds, c’est là que se trouve le paradis [17]..»

Ibnu ‘Omar (raa) a dit à une personne : « As-tu peur de pénétrer en enfer et aimerais-tu entrer au paradis? »

Il répondit: « oui. »

Il lui dit : « Sois bon envers ta mère. Je jure par Allah que si tu lui adresses des paroles douces et tu la pourvois en nourriture, alors tu entreras certainement au paradis, mais ceci, tant que tu éviteras les actions qui ont les conséquences regrettables. »

Selon Abou Hourayra (raa) un homme vint au Messager de Dieu (saws) et lui demanda :

 

« O Messager de Dieu! Qui mérite le plus que je lui tienne compagnie? »

Il dit : « Ta mère ».

Il dit : « Et qui encore? »

Il dit : « Ta mère ».

Il dit : « Et qui encore? »

Il dit : « Ta mère ».

Il dit : « Et qui encore? »

Il dit : « Ton père [18]. »

LE RAPPORT AVEC LES ÉPOUSES

Wahb Ibn ‘Abdullah (raa) a dit : « Le Prophète a fraternisé entre Salman (raa) et Abou darda (raa). Un jour Salman (raa) se rendit chez Abou darda (raa) et trouva sa femme dans une tenue des plus modestes et lui dit : « Pourquoi donc te négliges-tu ainsi ? »

Elle lui dit : « Ton frère Abou darda ne ressent aucun désir pour ce bas monde. » Juste à ce moment arriva Abou darda (raa) qui lui prépara quelque chose à manger et lui dit : « Mange seul car je jeûne. »

Il dit : « Je ne mangerais pas tant que tu ne mangeras pas avec moi. » Il mangea donc avec lui.  Quand la nuit tomba, Abou darda (raa) se plongea dans la prière.

Salman (raa) lui dit alors : « Dors ! » Il s’endormit puis se remit à prier. Il lui dit encore une fois : « Dors ! » et il se recoucha.

Quand vinrent les dernières heures de la nuit Salman dit : «Maintenant remets-toi à prier ! »

Ils prièrent ensemble puis Salman lui dit : « Ton Seigneur a sur toi un droit, ta personne a sur toi un droit et ta famille a sur toi un droit. Donne donc à chacun son droit. »

Abou darda (raa) alla conter la chose au Prophète (saws) qui lui dit : « Salman a dit vrai[19]

LE RAPPORT AVEC LES FEMMES DE LA FAMILLE

Selon Al Bara Ibn ‘Azeb (raa), le Prophète (saws) a dit : «La tante maternelle est comme la mère [20]. »

Al Aswad Ibn Yazid (raa) rapporte: « On demanda une fois à Aïcha (raa) ce que faisait le Prophète (saws) à la maison. Elle dit: «II servait sa famille et, quand venait l’heure de la prière, il sortait à la mosquée[21]. »

Anas ibn Malek (raa) a dit : « II arrivait souvent à la petite fille à Médine de prendre le Prophète (saws) par la main et de l’emmener ainsi là où elle voulait [22]. »

Si l’équité et l’égalité n’avaient pas été prescrites par le Qur’an les femmes auraient eu plus de privilèges que les hommes, car le Prophète (saws) a dit :

« Soyez équitables envers vos enfants quand vous leur faites des dons. Si je devais privilégier quelqu’un, ce sont les femmes que je privilégierais[23]. »

  •  Le droit de choisir son mari : L’Islam respecte l’avis de la jeune fille sur son mariage et le considère comme une des conditions de sa validité en lui donnant le droit d’accepter ou refuser le prétendant, comme le Prophète (saws) l’a dit : « La femme ayant été déjà mariée ne peut être donnée en mariage que sur son ordre ; la vierge ne peut être donnée en mariage qu’après qu’on lui a demandé son consentement. –Et comment donnera-t-elle son consentement ? Ô Envoyé d’Allah, demandèrent alors les fidèles ? « En gardant le silence », répondit-il [24]. »

Ni son père, ni aucun tuteur, n’a le droit de lui imposer un époux qu’elle ne veut pas. Aïcha (raa) a dit : Une femme vint voir le Messager (saws) et lui dit: « Ô Messager d’Allah, mon père m’a donnée en mariage à son neveu pour rehausser son prestige grâce à moi. » Alors le Prophète (saws) lui offrit la liberté d’accepter ou de refuser cela et elle dit : «J’accepte ce que mon père a fait, mais je tenais à ce que les femmes sachent que leurs pères n’ont en cela aucune autorité [25]. »

Le Prophète (saws) insistait sur la nécessité de bien s’occuper des filles, de les honorer, de leur faire du bien et de satisfaire leurs besoins: « Quiconque a trois filles ou trois sœurs ou deux filles ou deux sœurs, les traite bien, leur tient une bonne compagnie et craint Allah vis-à-vis d’elle entrera au Paradis.[26]. »

Le droit à la dot : L’Islam prescrit à l’homme de remettre la dot à femme et il n’est pas permis, même à ses plus intimes proches, d’en toucher quoi que ce soit sans son consentement. De même il n’est pas permis à l’époux, lorsqu’il divorce de son épouse qu’il a décidé lui-même, de rependre quoi que ce soit de la dot qu’il lui a offerte.

Après la conclusion de l’acte, la femme peut en disposer comme elle l’entend: « Et donnez aux épouses leur mahr de bonne grâce. Si de bon gré elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en alors à votre aise et de bon cœur[27]. »

Allah décrit ainsi l’horreur de cet acte : « Si vous voulez substituer une épouse à une autre, et que vous ayez donné à l’une un qintar, n’en reprenez rien. Quoi ! Le reprendriez-vous par injustice et péché manifeste ? Comment oseriez-vous le reprendre, après que l’union la plus intime vous ait associés l’un à l’autre et qu’elles aient obtenu de vous un engagement solennel [28] ? »

Allah dit aussi : « Ô les Croyants ! Il ne vous est pas licite d’hériter des femmes[29] contre leur gré. Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur ravir une partie de ce que vous aviez donné, à moins qu’elles ne viennent à commettre un péché prouvé. Et comportez-vous convenablement envers elles. Si vous avez de l’aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien[30]. »

Le droit à l’équité et à l’égalité : Lorsqu’un homme a plus d’une épouse, il doit être équitable envers elles en ce qui concerne la nourriture, la boisson, l’habillement, le logement et le partage du lit. Le Prophète (saws) a dit : « Quiconque a deux épouses et penche pour l’une d’entre elles viendra le Jour de la Résurrection avec un flanc incliné [31]. »

LE RAPPORT AVEC LES ENFANTS

L’Islam a considéré le fait de bien traiter les filles, de s’occuper d’elles et de leur faire du bien comme faisant partie des voies d’accès au Paradis.

Aïcha –qu’Allah soit satisfait d’elle– a dit : « Une indigente portant deux fillettes à elle vint me voir et je lui donnai trois dattes ; elle donna à chacune d’elles une datte et levant l’autre vers sa bouche pour la manger, ses deux filles lui en redemandèrent ; alors elle divisa entre elles la datte qu’elle voulait manger. Cette scène m’émut et je mentionnai ce qu’elle avait fait au Messager (saws) qui dit alors : « Allah lui a accordé le Paradis à cause de cet acte ou l’a affranchie du Feu à cause de cet acte[32]. »

La Charia recommande l’égalité et l’équité entre les enfants, qu’ils soient mâles ou femelles tant au point de vue moral que matériel jusqu’à la plus petite marque d’affection. Ces deux récits en sont l’illustration :

An-Nou’man ibn Bachir rapporte ceci : « Mon père me fit don d’une partie de ses biens et ma mère Amrah fille de Rawahah dit : « Je ne serai d’accord que lorsque le Prophète (saws) sera pris pour témoin». Mon père se rendit chez le Prophète (saws) pour qu’il soit témoin de mon don. Le Messager d’Allah (saws) dit alors: « As-tu offert autant à tous tes enfants?» Non, dit-il. « Craignez Allah et pratiquez l’équité entre vos enfants». Mon père revint et reprit ce don[33]. »

On rapporte d’après Anas (raa) qu’un homme était assis auprès du Prophète (saws) lorsqu’un de ses enfants vint le trouver, il l’embrassa alors et le fit asseoir sur sa cuisse ; sa fille vint ensuite et il la fit asseoir devant lui. Alors le Messager (saws) dit : « Ne pouvais-tu pas pratiquer l’équité entre les deux[34]

Ainsi donc voici résumée la condition féminine selon l’Islam et lorsqu’on fait la comparaison avec la situation de l’ère préislamique il ne fait aucun doute que la condition féminine s’est vue sublimée par l’Islam et ce d’autant plus que Khadija (raa) la mère des croyants eut lors de l’avènement de l’Islam une position privilégiée en entourant le Messager d’Allah (saws) de toute son affection et en devenant le premier humain à embrasser l’Islam.  À sa suite, Aïcha (raa) et Fatima (raa) furent déterminantes dans la diffusion de l’Islam à travers les exemples nombreux qu’elle communiqua aux compagnons après le décès de l’Habib al Karim Muhammad al Mustafa (saws).

 Mohamed ROUSSEL


[1]               hadith Sahîh Muslim (n°2564); al Bayhaqî (7/303); Ahmad (6/277), (3/110-119-209-277) ; al Humaydî (1183).

[2]                Rapporté par Muslim et Al-Boukharî.

[3]              Saint Coran, sourate An Nour (24), verset 33.

[4]              Saint Coran, sourate An Nahl (16), versets 58 et 59.

[5]              Saint Coran, sourate At Takwir (81), versets 8 et 9.

[6]                Rapporté par Al-Boukharî.

[7]                Saint Coran, sourate Al Hujurat (49), verset 13.

[8]                Saint Coran, sourate An Nisa (4), verset 19.

[9]                Saint Coran, sourate Al Baqarah (2),verset 228.

[10]             Saint Coran, sourate  Ar-Rum (30), verset 21.

[11]              Saint Coran, sourate An-Nisa (4), verset 19.

[12]              Rapporté par At Tirmidhî.

[13]            Rapporté par Muslim.

[14]               Rapporté par At Tabarânî.

[15]               Saint Coran, sourate Lokman (31), verset 14.

[16]               hadith unanimement reconnu authentique.

[17]              Hadith rapporté par Ahmad, An-Nasa’î, et Ibnu Mâjah.

[18]              hadith unanimement reconnu authentique.

[19]             Rapporté par Al Boukharî..

[20]             Rapporté par At Tirmidhî.

[21]            Rapporté par Al Boukharî.

[22]            Rapporté par Al Boukharî.

[23]            Al Bayhaqî (6/177), hadith n° 11780.

[24]            Al Boukharî (5/1974), hadith n°: 4843.

[25]            Mousnad Ahmad (6/136), hadith n°: 25087.

[26]              Ibn Hibban (2/189), hadith n° : 446.

[27]            Sourate 4 : An-Nisa, verset 4.

[28]              Sourate 4 : An-Nisa, verset 20.

[29]            D’hériter des femmes : à l’époque préislamique on héritait des femmes des proches parents.

[30]              Sourate 4 : An-Nisa, verset 19.

[31]               Ibn Hibban (10/7), hadith n° 4207.

[32]             Muslim (4/2027), hadith n° 2630.

[33]              Muslim (3/1242), hadith 1623.

[34]            Al Bazzar n° 1893 et Al Haythamî (8/156).

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