Les caractéristiques de l’éducateur placé sous l’égide du Prophète

Nov 9, 2013 par

Les caractéristiques de l’éducateur placé sous l’égide du Prophète

La pédagogie est une fonction de prophète. Tous les prophètes ont travaillé pour mettre à profit jusqu’à maturité le dépôt dont ils avaient la charge, que ce soit en matière de science sociale, de moralité ou d’adoration, en un mot dans le but d’accroître leur foi et leur obéissance à Dieu.

  1. 1.    L’éducateur doit pouvoir maîtriser son domaine

En un mot, il doit savoir ce qu’il dit et doit dire ce qu’il connaît. Le Prophète (pbsL), par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel (Jibril = sur lui la paix), a partagé avec ses compagnons tout ce qu’il apprenait lui-même. S’il disposait d’une information relative à tous les problèmes qui lui étaient exposés, il donnait immédiatement sa réponse ; dans le cas contraire, il patientait jusqu’à ce qu’une révélation survienne. Cet état est une qualité propre à notre Prophète (pbsL). Autrement dit, de même qu’une révélation déterminante ne viendra pas de Dieu pour nous apprendre ce qui est vrai et faux, de même nous devrions avoir recours aux principes de la dernière religion révélée à l’humanité et en tirer les mesures nécessaires pour notre propre existence. En commençant par le Coran et la Sunna, parler sans avoir recours à des sujets, à des savoirs comme le fiqh (jurisprudence islamique), la sira (vie du Prophète), l’aqaid al-qalam (la théologie), l’histoire, les langues et la littérature, le soufisme et la moralité que les savants musulmans ont mis en place, parler sans avoir de connaissance nécessaire de ces sujets, c’est parler vainement. Cela est beaucoup plus nuisible à l’homme qu’utile. Les guides ignorants s’égarent en se chargeant de la responsabilité des conséquences de leurs propres actions ainsi que de celles effectuées par tous ceux qui leur obéissent. Ils égarent ainsi tous ceux qui les suivent.

2.   L’éducateur doit agir avec qu’il connaît

 Un individu ne peut pas faire croire à un autre un sujet qu’il ne croit pas lui-même. Et de même il ne peut imposer le travail que lui-même n’a pas fait. Le Prophète (pbsL) a d’abord cru aux principes de la foi avant de les enseigner ensuite aux compagnons. En agissant de la sorte, son cœur connaissait le repos.

En dehors de cela, il fut celui qui effectua la première prière suite à l’instruction de Jibril (l’Ange Gabriel = sur lui la paix), le premier jeûne, celui qui accomplit le premier pèlerinage d’une manière purifiée des superstitions, celui qui offrit toute sa fortune à titre de zakat et de sadaqa, celui qui se tint de manière juste face à l’ennemi et qui montra toutes ces choses en les expérimentant personnellement dans sa propre vie.

Le Prophète (pbsL) ne se contenta pas d’enseigner tous ces principes d’adoration, ce processus et cette moralité  en tant que savoir, il fut aussi un exemple vivant de la manière de les ajuster aux phases variantes de l’existence. l’élément le plus important qui a permis la réussite du Prophète (pbsL) dans sa mission d’appel, c’est sa mise en pratique dans sa vie de ce qu’il savait et de ce qu’il a appris, le fait qu’il eût enseigné en appliquant ce qu’il était vraiment : un « Coran vivant ».

Enseigner en appliquant personnellement… appliquer, être un exemple est encore plus efficace que de parler. Aujourd’hui, en matière d’éducation, on utilise aussi la méthode prophétique dont nous remarquons actuellement la défectuosité (voir Coran, al-Azhab, 33/21). Tant que le savoir se transforme en acte, il sauvera son propriétaire. Dans le cas contraire, ce sera une grande charge dont les conséquences seront tout aussi grandes.

  1. 3.   L’éducateur doit bien connaître son interlocuteur

Si le tailleur ne connaît pas les propriétés du tissu qu’il tient dans la main, il est certain qu’il va y avoir préjudice, soit quand il va le couper ou bien soit quand il sera en train de le repasser après l’avoir cousu. Si la couture, qui est un métier simple, demande de la maîtrise, de l’habilité, de l’attention, à combien plus forte raison l’éducation, qui est l’art d’élever l’individu, nécessite ces qualités sinon plus.

L’homme est une grande œuvre d’art à partir de laquelle Dieu décèle différemment les singularités. Par exemple, chaque individu est différent d’un autre quant aux empreintes digitales. Pour cette raison, l’éducation qui a l’homme pour interlocuteur est une condition sine qua non.  Le Très-Haut oriente le Prophète (pbsL) en ces termes : « … tu les reconnaîtras à leurs aspects… » (Coran, al-Baqara, 2/273)

Un niveau de perception qui déchiffre les aspects de l’interlocuteur signifie que « grâce à cette disposition » le riche et le pauvre, l’affamé et le rassasié, le curieux et le naïf, peuvent être distingués.

Le Prophète (pbsL) distinguait les problèmes et les besoins à partir des aspects et des états de l’individu. À ce sujet, concernant particulièrement les croyants, le Prophète (pbsL) est celui qui a déclaré que le sentiment de compréhension ira en s’approfondissant :

« Méfiez-vous de la capacité du croyant parce qu’il regarde avec la lumière de Dieu ! » (Tirmidhî, Tafsir, 15/3127)

Le fait que l’éducateur tente d’enseigner son interlocuteur de façon permanente sans saisir ses soucis et ses épreuves, cela ne donne en aucun cas de résultat positif, car le cœur de l’homme s’occupe d’abord de sa propre détresse. Tant qu’on ne libère pas ce souci et cette épreuve du cœur, il n’y a pas de possibilité de rajouter quoi que ce soit d’autre.

 

Des travaux doivent être entrepris pour déterminer le niveau en matière d’éducation. À l’issue de ces constats, il est nécessaire de s’occuper séparément de ceux dont le niveau s’est révélé faible et de développer encore davantage le niveau de ceux qui ont fait montre de dispositions particulières, entretenant avec ces derniers une relation singulière. La raison en est qu’en matière d’éducation, dans un milieu où les niveaux sont distincts, les individus qui ont un niveau supérieur s’ennuient particulièrement. La solution à cela est l’attention particulière accordée aux individus, peu importe leur niveau.

  1. 4.   L’éducateur doit prendre en considération les différences individuelles

Ce sujet se situe dans le prolongement du point précédent. Un éducateur qui connaît la différence des individus et qui sait comment la traiter aura un bénéfice maximum en vertu des moyens qu’il détient.

En réalité, l’éducateur est l’ouvrier du cœur et l’architecte de l’avenir. Parmi les élèves d’un prédicateur, il y aura des individus qui viendront de familles non cultivées, d’autres de familles cultivées. Tandis que certains viendront en tant qu’enfant unique de la famille, d’autres viendront issus de familles nombreuses. Tandis que certains viendront issus de familles à la nature acrimonieuse, d’autres de familles à la nature plus élégante.

L’éducateur doit savoir observer les différences individuelles en matière de résolution des problèmes et savoir y remédier. Il doit notamment être formé dans le traitement des maladies (si le besoin s’en fait sentir). Il doit faire sienne cette vérité dans tous les cas : « Rien n’est acquis sans obéissance. » En d’autres termes, il est impossible d’attendre le résultat d’un travail sans se donner soi-même totalement à celui-ci.

« Le problème de l’homme que vous avez résolu est le vôtre. » Alors que les gens ont le plus besoin d’aide, si tu restes près d’eux et contribue à remédier à leurs soucis, cette action ouvrira ton cœur. Pour bien résoudre les soucis des gens, il est indispensable de bien les connaître, eux et leurs soucis.

Le Prophète (pbsL) dit à Ibn ‘Abbas (que Dieu soit satisfait de lui) :

« Ô Ibn ‘Abbas ! Ne dis pas aux gens une parole que leur raison ne percevrait pas. Car agir de la sorte pourrait leur occasionner un trouble. » (Daylamî, V, 359)

Quant à Mawlana Rumî :

 

« Quelle que soit ta connaissance, ce que tu dis, c’est ce que ceux qui sont en face de toi peuvent comprendre. »

Cela signifie que l’éducateur doit utiliser une méthode proportionnelle au niveau de perception de ses interlocuteurs. Vouloir expliquer les hautes vérités à ceux qui ont un niveau de compréhension très bas, c’est à la fois se fatiguer et gaspiller ces vérités. Car comme le dit le vieil adage : « la marchandise sans client est une perte », c’est-à-dire vouloir donner une chose dont on ne trouve pas preneur, c’est en fait la gaspiller.

Bien entendu, le contraire de cela est aussi possible. C’est-à-dire que quelle que soit la richesse intellectuelle de l’éducateur, si sa capacité de la transférer est faible, ses interlocuteurs talentueux demeureront stériles.

  1. 5.   Être un enfant avec les enfants

L’éducateur doit savoir être un enfant avec les enfants dans la mesure où sa sincérité n’endommage pas sa dignité ; il doit conquérir leur cœur en pénétrant dans leur monde rempli de jeux et de plaisanteries. Notre Prophète (pbsL) nous a laissé un très bel exemple en la matière :

Un jour, quittant la mosquée, alors que le Prophète (pbsL) s’en retournait dans son heureux foyer, des enfants apparaissant sur son chemin l’apostrophèrent ainsi :

« Si tu ne nous donnes pas quelque chose, comme à Hassan et Hussein, nous ne te laisserons pas (passer) ! »

Le Prophète (pbsL) dit à Bilal (que Dieu l’agrée) :

« Va et apporte-moi tout ce que tu trouveras pour que je puisse m’affranchir de ces enfants ! »

Bilal partit et ramena huit noix. Le Prophète (pbsL) les leur offrit, s’affranchissant du coup de leur demande. Puis il dit avec esprit :

« On a vendu mon frère Youssouf à vil prix. On m’a aussi vendu pour huit noix. »

  1. 6.   L’éducateur doit cultiver les aptitudes en les découvrant lui-même

L’éducation est un investissement. L’éducateur doit faire des efforts pour utiliser son capital sur un terrain où il pourra bénéficier du maximum de rendement. De la même manière que la présence des béliers se distingue instantanément dans un troupeau de moutons, il doit être aussi facile de déterminer en tant qu’éducateur les aptitudes dans les foules. Parce que tout individu ne ressemble pas à un autre. Tandis qu’avec certains une heure d’effort leur permet de progresser de dix mètres, avec d’autres dix heures d’effort ne leur permettent d’avancer que d’un seul mètre. À cause de cela, se familiariser avec des individus possédant des aptitudes supérieures utiles pour guider la société et s’investir davantage à leur éducation est une attitude qui assure beaucoup plus de rentabilité à l’égard de l’effort fourni. Le Prophète (pbsL) s’était davantage intéressé aux « Compagnons de la Suffa », car ils disposaient d’aptitudes supérieures quant au domaine du savoir et de la spiritualité. Grâce à cette attention particulière, le « compagnon de la suffa » a formé encore beaucoup plus de jeunes compétents.

  1. 7.   L’éducateur ne doit pas se quereller avec son interlocuteur

La période prophétique de vingt-trois années, la vie morale de notre Prophète (pbsL) conformément à l’interprétation du Coran ne se sont déroulées qu’à travers l’appel ; jamais il ne s’est chamaillé ni querellé avec qui que ce soit.

En effet nous lisons dans le Coran : « Les serviteurs du Tout-Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, qui, lorsque les ignorants s’adressent à eux, disent : “Paix”. » (al-Furqan, 25/63). Ce verset traduit le fait que l’un des devoirs de tout serviteur pieux est d’éviter de se chamailler ou de se quereller avec quiconque, tout comme l’a si bien dit Mawlana Rumî :

« Face aux ignorants il est nécessaire de demeurer silencieux comme un livre. »

 

Les éducateurs doivent également s’adresser à leurs élèves de façon courtoise et élégante et ne doivent pas donner accès à des disputes inutiles. En outre, ils ne doivent pas oublier qu’une acerbité excessive fait naître l’aversion. Pareillement, l’extravagance de la tolérance affaiblit l’autorité. Quant à son juste milieu, c’est le salut. L’éducateur doit transformer son cœur en sanctuaire musulman (dergah) primant la satisfaction, ne vexant personne et en étant pas vexé.

  1. 8.   L’éducateur doit avertir sans humilier l’interlocuteur

Même si le Prophète (pbsL) connaissait personnellement quelqu’un qui s’était rendu coupable d’une faute, loin de manifester publiquement la personne elle-même, il la préservait plutôt mais mettait en garde la communauté de cette faute. Parfois, il s’accusait lui-même de la faute, disant :

« Qu’est-ce qu’il m’arrive pour que je vous vois ainsi. » (Voir Bukharî, Manâqib, 25; Muslim, Salât, 119)

Quand une parole déplaisante parvenait aux oreilles du Prophète (pbsL), il ne demandait pas : « Pourquoi un tel a dit cela ? » mais plutôt : « Qu’est-ce qui arrive aux hommes pour qu’ils disent cela ? » (Abû Dâwûd, Adab, 5/4788)

  1. 9.   L’éducateur doit utiliser un langage simple

Le langage simple et le sourire doivent être l’habitude fondamentale de l’éducateur parce que la langue est le plus grand capital de l’éducation et de l’enseignement. Lorsque le Très-Haut envoya Moïse auprès de Pharaon, Il lui dit ceci : « Parlez-lui un langage conciliant ! Peut-être sera-t-il amené à réfléchir et à me craindre. » (Ta-Ha, 20/44)

Notre interlocuteur n’est pas plus ignoble que Pharaon ; nous pareillement nous ne sommes pas supérieurs à Moïse (sur lui la paix). Dans ce cas, en ce qui concerne notre comportement général envers les gens, la manière dont nous les traitons et les paroles que nous pouvons leur dire, nous nous devons d’agir de la meilleure manière et nos paroles doivent être emplies de douceur.

Aucun ruisseau ou cours d’eau ne coule de lui-même directement à la montagne. Quiconque est orgueilleux dans sa manière de traiter les gens, nul ne peut l’avoir comme interlocuteur.

Le Très-Haut s’adressa à notre Prophète (pbsL) en ces termes :

« C’est par quelque miséricorde de la part d’Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux ! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d’Allah). Et consulte-les à propos des affaires; puis une fois que tu t’es décidé, confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance. » (Coran, al-Imran, 3/159)

Par conséquent cela signifie que les gens se réunissent autour de l’eau douce. La proximité de l’eau amère devient quant à elle inhabituelle.

10. L’éducateur doit évaluer les occasions et les possibilités

L’éducateur ne peut rester à attendre que les occasions et possibilités lui parviennent. Il est tout le temps sur le chemin de la recherche. Durant vingt-trois années le Prophète (pbsL) fut actif en appelant les gens (à l’islam). Il n’a pas dit : « Qu’ils me rejoignent pour que je leur raconte », mais rejoignait lui-même des féroces idolâtres tels qu’Abû Jahl et Abû Lahab pour les inviter à l’islam. Il appelait les gens dans les foires, les marchés et les lieux publics. Il travaillait à capitaliser toutes les opportunités pour que ceux-ci soient les intermédiaires pour que d’autres embrassent l’islam à leur tour.

Les compagnons parvenus au salut ont su valoriser chaque opportunité afin de comprendre les vérités de l’islam. ‘Omar ibn al-Khattab (que Dieu l’agrée) rapporte à ce propos :

Une fois, un groupe de prisonniers vint auprès du Prophète (pbsL). Parmi ce groupe se trouvait une femme qui avait coutume de serrer et d’embrasser tout enfant à cause de l’admiration qu’elle témoignait pour son propre enfant. S’adressant à son entourage, le Prophète (pbsL) évoqua cette femme :

« La croyez-vous capable de jeter son enfant dans le feu ? » demanda-t-il.

« Non, elle ne ferait pas une chose pareille » lui répondit-on.

 

« Voilà, affirma-t-il, Dieu est plus miséricordieux envers Ses serviteurs que ne l’est cette femme envers son enfant. » (Bukharî, Adab, 18 ; Muslim, Tawba, 22)

  1. 11.  L’éducateur doit prendre soin de la propreté du corps et des vêtements.

L’éducateur ne doit pas oublier que les individus donnent beaucoup d’importance à l’apparence extérieure. Même si les choses que dévoilent l’éducateur sont précieuses, même s’il est apprécié, mais si c’est pour dégoûter les gens jusqu’au point où ils s’éloignent de lui, la valeur de sa parole est aussi automatiquement dévaluée. Habituellement, quand les gens s’invitent les uns les autres, tous portent des tenues correctes, et quand ils se reconduisent, ils le font avec déférence en usant de paroles douces.

Dieu protège les individus de toutes sortes d’infirmités et de maladies qui occasionneraient leur éloignement mutuel. En un mot, l’éducateur doit être quelqu’un qui partage le caractère et l’admiration. L’esprit de celui qui est désordonné  l’est aussi dans sa façon de se vêtir.

L’Envoyé de Dieu (pbsL) s’adressa une fois à un homme qui était mal vêtu et qui s’était présenté à lui :

« Possèdes-tu des biens ? Quelle est ta situation ? » lui demanda-t-il.

Ayant appris que la situation financière de l’homme était satisfaisante, il lui dit :

« Fais en sorte que les effets des bienfaits et de la grâce de Dieu apparaissent sur toi. »

On rapporte ceci dans un autre hadith :

« Dieu aime voir sur Son serviteur la grâce qu’Il lui a accordée. » (Ahmed ibn Hanbal, II, 182)

Sous ces quelques belles paroles, ces vérités mettent en évidence le fait que, en islam, l’esthétique apparente est complémentaire de la purification du cœur.

L’un des éléments auxiliaires qui embellit et renforce la parole, qui accroît son influence, est l’emploi de la gestuelle. Notre Prophète (pbsL), dans le but de rendre ses expressions plus fortes et attirer davantage l’attention, utilisait ses mains et marquait l’expression de son visage tout naturellement. En faisant passer son message, l’éducateur ne doit pas seulement se contenter de s’adresser aux oreilles de son interlocuteur, mais il doit aussi s’adresser à ses yeux à l’aide de gestes de toutes sortes. Ces gestes et mouvements démontrant l’aisance de celui qui parle établit parallèlement une relation active entre celui qui écoute et celui qui parle.

Jabir rapporte en ces termes le discours ô combien influent de notre Prophète (pbsL) :

 

« Quand le Messager de Dieu faisait un discours, ses yeux devenaient rouges, sa voix s’élevait et sa colère devenait grande comme quelqu’un qui annoncerait l’arrivée imminente de l’ennemi, disant : “ L’armée ennemie va nous attaquer ce matin ou ce soir”. »

Il disait en outre : « J’ai été envoyé en même temps que l’Heure à l’image de ces deux doigts (et il réunissait l’index et le majeur). » (Muslim, Juma, 43 ; Ibn Maja, Muqaddima, 7)

 

 Melike Şahin

 

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